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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 14:55
Rendez vous sur ma rubrique Pages!!
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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:57

 

Les vacances, ça me manque pour une chose : la pratique intensive et hautement gratifiante des tests débiles des magazines dits légers(légers légers légers) faits à la va-vite  avec la concentration de 50cent devant une vitrine de Rolex, afin de déterminer si finalement la réponse à la question « votre voisin, mâle ténébreux, vous regarde de cette manière insistante »  (NdlG : ténébreux,l’adjectif masculin par excellence– ténébreux pour une fille ça évoque juste poilue comme un kiwi, mais pour un mec c’est le summum du viril - La parité a des cheveux à se faire)» est plutôt :

a- car vous êtes particulièrement bonne dans ce mini short en fourrure de yack

b -parce que vous avez du Mc Flurry Oreo sur le monosourcil

c - parce que c’est une affiche publicitaire . Oui, Pierce a le regard plutôt fixe.

Le test de plage ne porte jamais sur le dernier courant de littérature déstructuraliste, et c’est heureux. A fumer du cuissot sous le soleil aoûtien, on évite de trop se toaster le neurone, histoire de garder du frais pour la discussion apéritive du pot d’accueil des nouveaux arrivants.

Passons sur le fait que toute fille un peu sensée cochera le a) d’un air détaché en jurant ses grands dieux que ce petit écart n’influera en rien sur le compte final (cadeau de moi à moi). Toujours est-il que quoiqu’il arrive, on n’est jamais d’accord avec la synthèse finale, résumée en deux paragraphes clichés par un pseudo psychiatre chauve et aigri vers 17h un vendredi à la rédaction Cosmo (l'image d'Epinal tenace comme quoi les redactrices de Cosmo sont toutes des Kirsten Dunst qui s'ignorent est ... vraie: ils ont juste engagé Jean-Mi pour le test psycho, en cas d'audit surprise de la boîte par le Haut Comité de la Crédibilité) Si il tenait à être exhaustif, ce test prendrait en compte qu’on peut être bonne avec moins de 15% de tissu sur le corps ET manger des Mc Flurry Oreo. Ou se croire. Enfin c’est une question de point de vue.

Bref, l’insatisfaction guette l'aoûtien. Rendez vous chez le coiffeur pré-escapade de congés – tu demandes qu’on te coupe les pointes, jusqu’ici ta foi en le genre humain t’aveugle intensément, tu penses encore que tout le monde a Wikipedia, et sait ipso facto qu’une pointe a souvent un rapport avec le BOUT du cheveu. NON. Pour l’apprenti capillaire, la pointe c’est le cœur de la meule, même l’Emmental Président n’a pas réussi à le localiser d’aussi près. Bref, de ta représentation picaresque coupe d’été  ne subsiste que le croisement plutôt bizarre de « Sharon Stone dans ses mauvais jours » et d’un bolet. Compatissons en direct, c’est irrattrapable, souvent, et oui, moche. A soigner avec un cocktail Mort à Venise version La Grande Motte : plus de ketchup que de tabasco. Au moins on rate toute sa journée, bien à fond, et le lendemain, on reboot (sauf la coupe, reboot du mois suivant).

La source intarissable des déconvenues rend le français irascible et peu amène : l’été il pue, il a chaud (Météo France n’avait pas prévu la canicule !!), il n’est pas assez bronzé (Météo France n'avait pas prévu non plus qu’on aurait du soleil tous les St Tancrède), son bungalow jouxte de trop près les néerlandais dont le sabir hermétique l’empêche de demander s’il leur reste des herbes de Provence pour faire son barbecue (St Graal du vacancier : le premier barbecue), il est allé à Tenerife parce que loin= désert mais la plage dorée et déserte du prospectus se trouve sous tous les nudistes rendus siamois par la surpopulation de ladite plage, le 15 août tombe un dimanche alors qu’il avait habilement calculé ses vacances du 31 au 14 pour beneficier d’un jour de plus au frais de Dame Hiérarchie. La loose.
Le Français est insatisfait chronique, et c’est peut être pour ça que Mère Nature lui a envoyé Sarko : l’autosatisfaction est un sport de haut niveau, suivez le guide !

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 23:35
From now on, je suis
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 11:36

J’entends de vagues rumeurs comme quoi mon blog serait mort. Excuse moi, mais si il était vraiment mort, y’aurait pas une belle rousse qui suinte la santé à travers ses lunettes de pikine tout en haut ;  j’aurais mis, je sais pas moi, Carlos. C’est plus dans le ton comme illustration . Non ce blog n’est pas mort, il sommeille telle la  murène matant les écailles d’Ariel en mode « j’me ferais bien Polochon pour mon  quatre heures » : aware. On rappelle aux enfants à ce stade introductif de l’article que Polochon n’est pas comestible – lâche cette peluche petit)

.

J’écrirais bien mais j’peux point, clame haut et fort l’Auvergnate qui sommeille en moi – même esprit obtus, mais sans les lentilles du Puy. Quand tu promènes ton nez à droite à gauche, tu peux rigoler de ce que tu découvres, mais vissée à ma chaise comme l’inénarrable homme tronc du RER D à sa caisse Ikéa, je ne vois que mon bureau en chantier et des chiffres grimaçants qui crient ASSURANCE !!! Quelquefois, vers midi, un croque monsieur sauce défaillances des entreprises. Pas matière à conter la lune, avouons. Parfois même j’ai envie de fabriquer du fromage de chèvre, c’est dire mon besoin d’air frais.

DONC je recentre mes efforts vers ce blog doublement mené qu’est la tribune de Who Cares, et c’est pour cela que je poste ce mot sur les deux sites. Au moins ca fera la transition entre Who Cares et ici, et je ne serai pas obligée de me balader entre les deux avec une casquette ventilateur et un parapluie levé pour rameuter les brebis égarées. En plus Who Cares c’est double dose de vacheries avec une co-éditrice inspirée, surtout les soirs « Marianne Jean Baptiste ».

 

Aujourd’hui que pouvons nous glaner comme information croustichoc dans notre recueil de platitudes orientées préféré Le Figaro ? Eh bien un article d’importance propre à faire trembler le cheveu de Giscard: « Le cricket «so british» en voie de disparition  De notre correspondant à Londres Cyrille Vanlerberghe » (on notera que le journaliste audacieux a préféré s’affubler d’un pseudo belge plutôt que d’assumer l’écriture de cet article, qui signe son entrée définitive dans la rubrique «  Faits divers mais désopilants», rubrique qui fait qu’on te tape dans le dos dans la queue de la cantine de la rédaction en te demandant d’animer le pot de départ de Germain, compta. Intéressante lâcheté éditoriale. Ou alors c'est son vrai nom mais ses ancêtres ont du merder quelque part).Poursuivons: "Cette année, les joueurs de l'équipe d'Angleterre ne porteront plus leur distinctif pull-over blanc en laine, mais un maillot synthétique". DAMNED. Depuis les amours de la reine Anne, jamais il n’y avait eu autant de remous au pays du sandwich au concombre. Un raccourci saisissant continue l’article «La gloire du cricket, avec son intelligence et sa complexité de jeu, est en train de disparaître», ce qui enduit tout plein d’erreur le lecteur matinal, qui en déduit que l’intelligence du joueur de criquet vient de son pull en laine. Merci de perdre le lecteur dès le réveil, et on demande encor e pourquoi les gens sniffent de la coca. Plus loin, on apprend que « Le danger vient d’Inde ». Et ben je me suis toujours demandé pourquoi il était de notoriété internationale que les Indiens sont super mauvais perdants au criquet, maintenant je comprends: c’est chaudière sous moumoute un match de criquet en Inde ! Il fait 40°, 98% d’humidité et les mecs ils jouent en pull de laine, faut pas s’étonner que la mauvaise humeur les gagne en fin de sprint (raté). La sueur aussi.

Bref, Le Figaro a encore déterré l’information essentielle du jour, faut pas s’étonner que les gens n’achètent plus le journal.

 

J’ai bien l’honneur.

 

 

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 11:13

Ta ta ta taatata ta tutu tu ta ta (un sémillant générique de début déroule son design folichon sur votre écran d’ordi) Allez on commence : si je dis « championne du monde en  titre de la lenteur de traitement d’un dossier tout à la fois adjointe du titre de lauréate du prends toi ca dans la tronche le plus rapide du monde » vous aveeeeezz… vous aveeezzzz… LA CAF !! Bravo, un humecteur de mi-bas vous attend en coulisse, oui, les coulisses, juste là, derrière les seins de Victoria Silvestead.

La stat du jour: On remarque que la CAF ne dit jamais non en période de Noël. C’est tout à fait contraire à l’esprit de fête et de don, et surtout ca évite au répondeur, actif 22h par jour en période de travail, mais 24h / jour en période de Noël, d’imploser dans les locaux de sa région. Elle ne dit pas non non plus le WE (pas ouvert), le mercredi (jour des enfants), le 14 décembre (anniversaire du Duc de Caf, fondateur de la CAF), le lundi (trop dur de dire non après le WE) et le vendredi (ca te pourrit un uikende). Pas le 23 novembre (naissance du Miniduc de Minicaf, fils du Duc de Caf,  et accessoirement fondateur de la CAF pour Schtroumfs). Donc un dossier déposé en juillet a assez peu de chances d’être traité avant janvier de l’année suivante. Ce qui, ne tapons pas sur le gueux, laisse quand même SIX BONS MOIS d’ESPOIR !!!

Mais, cynique et désabusée, du bois dont on fait les plus chiantes, je vous l’accorde, je rebondis sur cette carotte qui éloigne de moi les soldes Vuitton pour faire toute lumière sur cette information qui change ma perception du monde : d’après l’AP de Washington, « les poulets seraient arrivés en Amérique bien avant l'explorateur Christophe Colomb, amenés par les Polynésiens ». Pocahontas aurait donc d’abord eu une petite session Chicken Run avant sa période grands ténébreux sinistres et moches (Jafar a grillé Christophe au poteau à la descente du bateau, c’est ce que ne dit pas la légende). L’AFP n’est pas en reste sur le sujet, Le Monde annonce aujourd’hui que Christophe Colomb aurait lui amené la syphilis aux Americains. Les contributions humaines au façonnage de ce continent porteur de toutes les promesses sont fascinantes. Par contre je suis assez ravie d’apprendre que ce ne sont pas les poulets qui ont apporté la syphilis (une peuplade droite et prude, donc), autrement on aurait été obligés de servir une sauce à la pénicilline avec les nuggets du Mc Do et je pense que ca fait des grumeaux avec la mayonnaise.

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 23:55

Le Studio Vénérable et les Editions "Cool, il neige!" vous présentent: Comment je n'écris plus, puissance 12.

 Tout est dit.

En fait si, j'avais un super article. D'une spiritualité qui aurait renvoyé Mlle Yourcenar au dernier rang du bibliobus de St Tuc sur Bouin (un rapide tour d'horizon des noms les plus cons du territoire français permet de réaliser qu'à défaut de Monopoly, les seigneurs poilus du XIe siècle devaient bien s’esbaudir à nommer leurs terres: «  Tiens si on appelait celui là La Peyro? (rire gras, claquage de cuissot, perte de molaire pourrie) ». A ce sujet y'en a un qui m'a toujours fait poiler - c'est Marseille mais je ne sais plus trop où c'est :) ). Bref, j'avais un super sujet, de la veine de ceux qui me naissent lorsque, dans ce haut lieu de convivialité qu'est la rame du M1, un ado pré pubère desquame à en faire pâlir le sommet du Kilimandjaro parce qu'il secoue trop la tête sur Nirvana, quand bien même le panneau Decaux qui lui fait face est sponsorisé par Eau Précieuse. Oui, le cynisme de situation me stimule, je suis pour la langue de vipère comme langue obligatoire au bac ‘option langue2pioute’. Ca aiderait probablement les stagiaires en entreprise à cesser de baisser la tête au self quand la grosse moustachue du stand viande en sauce inonde deux lardons d'une louche de gras en assénant un "j'ai plus de légume je vous remets de la sauce chasseur??".  Dire non reviendrait à lui ôter le titre envié de "Employée de l'année à qui on n’a jamais demandé de rab" - titre remis en jeu 34 ans d'affilée sans victoire de canard, qui permet à l'entreprise de faire des économies substantielles et garantit à sa détentrice un intouchable statut de cuisinière du Roy. Et puis c'est vrai, traquer la faiblesse dans l'oeil de mon voisin permet de me tailler une machine Pilate dans la poutre sise dans mon oeil - location géographique donnée par la Bible , mais Leroy Merlin a jamais accepté de venir y apposer un traitement anti termites la dernière fois que j'ai téléphoné. A vérifier, donc.

 Voila donc pourquoi j'avais un super article, d'un burlesque avéré et qui n'aurait manqué de te poiler toi aussi, unique pèlerin venu ici par bonté d'âme déposer un coquelicot ( merci, ça pue comme fleur) sur ce blog agonisant. Mais le souci c'est qu'à trop se balader, il a atteint le coté vide de ma boîte crânienne – je sous loue cette  partie à SOS greluche, et actuellement les bénévoles de l’association sont au Groenland pour voir si un vison ça se porte encore en période de réchauffement de la planète). Normalement je rattrape les idées avant qu'elles ne choissent (ça existe pas mais c'est bien pratique )dans le vide, mais là il a rejoint mon brouillon de lettre destinée à Chimène Badi pour qu'elle s'autorise à respirer sans gaine abdominale et qu’elle oriente son coiffeur vers la tonte des buis nains, ma recette de coquillettes à l'oxygène pour Kevain, et les "paroles de Eve Leve Toi" en créole. Vous voyez tout ce à quoi vous avez échappé?

 

 

 ** Par contre si tu relis le titre (trop tard, tu l'as relu), je te donne la journée pour te débarasser l'esprit des pupilles larmoyantes de Marie Laforêt sur fond de sucre glace.

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 19:59

Puisque je n’ai pas de fulgurance littéraire en ce grand brun ténébreux sinistre et moche mois d’août - oui, je l’ai personnifié en Jafar, ça m’aide à exorciser – je vais utiliser cette tribune mondialement lue (on remercie la famille à l’étranger, qui me permet d’utiliser cet adjectif qui claque sa mémé) pour élaborer un kit de survie en milieu social. 

 J’avoue, je suis à court d’idées pour répondre intelligemment à des situations complexes. 

 

Situation tendue du tanga n° 1 : Un courtier dont le costume-gris-qui-craque-aux-coudes suffit à me déprimer, intègre quotidiennement et en même temps que moi la cage à poule estampillée Otis du hall d’entrée, et immuablement s’enquiert de savoir « si je monte ».Ahaha. mais quid mon brave (il n’y a pas de sous sol à ma connoissance). Donc, 1er jour, ton poli, « oui, je monte ». Deuxième jour, ton toujours poli, « oui, je vais au 5e ». Troisième jour, ton goguenard (on tente le comique de situation) : « Oui je monte, ai-je le choix ? ». Là, silence, froncement de sourcil gnééééééééééé je buggue, Raie-on-left m’assène un : « Ben oui, moi je vais au 7e ». Ok, donc Le Courtier n’a pas d’humour,  à noter dans le Survival Manouel. Fin de la semaine : « vous montez ? ». Réplique motivée par le désespoir : « Non, je descends ». Et là, le mec sort de l’ascenceur. Le MEC SORT, quoi !!! Hallucinée, je laisse mon doigt errer jusqu'à l’étage RH, pour fourguer ma démission de cette boite de fous. Et puis non, en fait, a posteriori… y’aura vraiment moyen de se marrer ici huhuhu. Mais demain, je lui réponds quoi ? « oui, mais que les Shetlands parce que les chevaux ça me fait peur ? »

 Situation tendue du string n°2 : Survivre en août sur la ligne 1 quand la masse touristique à Birkenstock craquelée et poussiéreuse investit les lieux de son humeur vadrouillarde . Je me lève un matin, fraîche comme un bulot Lidl en hyperthermie sur son rayon mal réfrigéré (Lidl oblige), optant pour le déplacement dit mécanique censé me conduire en un temps étudié de mon lit à mon siège de bureau, sans aucun geste volontariste de ma part. Pilote automatique, en langage booléen. Jusqu’ à la rame du métro 1, c’est finger in da nose. Mais là, le processus huilé se heurte au sport national du touriste à Paris : le lever tôtif et guilleret pour aller s’immortaliser le steak devant l’Arc de Triomphe – on sait jamais, quelquefois qu’il disparaisse avant 10h, Closer a indiqué que Copperfield passait ses vacances dans le Marais. Tu ne peux PAS prétendre survoler ton enveloppe corporelle lorsqu’un after-shave dégoulinant de senteurs marines t’agrippe de toutes ses petites phéromones vicelardes. Collée à la porte, j’ouvre néanmoins un œil prudent sur la famille guatémaltèque qui pourrit mon espace vital. Un radieux sourire m’accueille : l’espace d’un instant, je crois que par un mauvais aiguillage du dieu SNCF je me suis réincarnée dans la mauvaise enveloppe corporelle : celle de l’Arc de Triomphe. Un flash m’aveugle, puis 2 : sur l’album de vacances des Poncho Kuzco, je vais me retrouver entre l’Arc, un plat d’escargots et la baraque à frites du château de Chambord. Un coup d’œil circulaire confirme mes craintes : je suis le seul spécimen vivant d’ « autochtone français qui part au travail » de la rame. Une belle prise pour la famille de lamas, car cette espèce est difficile à traquer aux alentours du 15 août. Donc, ami lecteur, aide moi à trouver une Birkenstock craquelée pour compléter mon tailleur et passer inaperçue. Au moins des pieds . s’il te plaît. Je t’enverrai une carte postale de mon local à photocopieuse.

 Demande de conseil 3 : le soleil, c’est par où ?

 

 

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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 19:04

Une race en voie de disparition : « les américains concernés par la nature », nous suggère un geste écologique de taille, par le biais du délicat physique de Sheryl Crow (bon, moins délicat depuis qu’elle prend de la muscu au petit déj.). Forcément « Pour le bien de la planète, veillez à n’utiliser qu’un carré de papier Q » passe plus avantageusement à la fin d’un concert de la bouche d’une blonde typée rock que dans celle d’un binoclard politique fraîchement émoulu de son DESS environnement.  Les principes écologiques vont décidément se nicher où ils veulent, mais je m’interroge d’un point de vue juste curieux : qui a le temps de faire son autocritique proustienne à la fin ? Ne me demandez pas à la fin de quoi, on n’est plus en maternelle. Et pourquoi les instances bullschistes ont-elles demandé à une chanteuse d’endosser ce rôle de porte parole d’une mission hautement impactante sur le Groenland ? Peut être parce qu’en demandant à un politique type Dick Cheney ils couraient le risque que l’andouille susnommée ponde une thèse dessus. Alors que bon, en y réfléchissant, celui-ci n’aurait comporté que trois chapitres recensant grosso modo  les comportements les plus répandus :

 Chapitre 1 : J’aime le saumon biologique - celui qui n’arrive pas à remonter le courant parce qu’il n’est pas dopé aux OGM - les Fisherman’s  Friends qui  me ramènent aux doux temps où mes parents cuisinaient nus le clafoutis aux écorces de pain, et l’odeur de la lessive faite à la cendre de caribou incinéré (l’hindou n’a pas su répondre aux normes ISO 9001, navrée pour ceux qui pensaient faire feu de tout bois et donc poursuivre l’intéressante réflexion du post précédent). Donc, bien-aimée Sheryl, je n’utilise même pas de papier. En se secouant fort, on arrive à un résultat tout à fait satisfaisant. 

 

 

 Chapitre 2 : J’ai voté José Bové, ce candidat qui met de la sciure au fond de ses chiottes perdues au fin fond des Alpes que même Cabrel hésite à utiliser tellement elles sont loin. Alors oui, j’utilise un carré, mais c’est pour faire joli (je joue au millefeuille en alternat carré et sciure, et je présenterai le résultat final à la FIAC 2008)

 Chapitre 3 : RAF de Sheryl Crow, 6 carrés sont une bonne moyenne les semaines fastes, de toute façon c’est pas ça qui sauvera les bébés ours polaires.

 Chapitre 4 : J’ai un 4x4 et je suis un cynique déconcerné qui se fait des manches en papier Q pour en utiliser le plus possible (ce dernier profil plonge aussi son couteau à crevettes dans le beurre collectif et tire les pots de géranium sur les places de parking « qu’il pense peut être utiliser mais il est pas sûr » : ça va ensemble, c’est cohérent).

 Quid du geste écologique qui sert vraiment ? Un temps ils ont pensé dans les labos de réflexion que réduire les emballages c’était adopter un comportement  bisounours de la planète, et donc ils ont envisagé de proposer la douzaine de yaourts sous forme d’un seul pot, type j’ai une Renault Espace pour mes rejetons, je suis un ouf j’ai aussi une Danone Espace pour mes yaourts. Le problème c’est que Germain qui n’aime que les yaourts aux fruits rouges se retrouvait avec les « beaux morceaux de pêche » de Gudule – le pack multifruits marche moins bien en barquette de 2L. D’où crise familiale à désamorcer à coups de KitKat , mais là aussi, KitKat géant pour cause d’écologie et de réduction d’emballage, on essaye de le couper en tronçons au taille-haie, et ce n’est plus écologique depuis que les haies doivent être coupées au ciseau à ongle pour respecter les bourgeons. Le panneau solaire sur le toit pour chauffer l’eau du bain a trouvé aussi ses limites quand l’ingénieur chargé de « guetter la première ébullition » est mort fossilisé le 453e jour de veille à la surface de la baignoire. A sa mort, on a relevé la température de l’eau : 23 degrés, une consolation pour les scientifiques qui en ont déduit qu’ils étaient quand même loin du compte et que leur collègue n’était pas mort près du but. Enfin, arrête de râler Alphonse, je répète que l’indien dans le moteur c’était juste pour utiliser moins de bois, ça pollue autant. Par contre leurs essais pour de l’essence écologique pourraient pousser plus loin l’audace, le colza c’est bien gentil mais c’est pas top glamour, surtout quand le VRP de service a de grandes oreilles et un bus de campagne.


 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 00:53

« Chaque année, environ 8,5 millions d'Indiens se font incinérer, produisant environ 8 millions de tonnes de carbone ». Y’a pas à tortiller, Le Point sait y faire pour nous culturer. Et si ce genre de nouvelle arrivait en premier sur nos ondes au flash de 7h, on vivrait davantage de levers guillerets. Calé entre la statistique stupide du jour « 60% des français ne savent pas si le 41 est une bonne pointure » et la perle politique chiraquienne de bon calibre : bien sûr que je suis de gauche, je mange de la choucroute et je bois de la bière , ce genre de renseignement économique est indispensable pour bien intégrer la dynamique de la globalisation à l’échelle de la planète, et ceci je le répète, dès le lever. Bon, chez moi les premières phrases du radioréveil se perdent dans les dernières bribes de mon rêve, quand la concierge de l’immeuble, nue et peinte en vert, est sur le point de me révéler le secret de la fission nucléaire au pied d’un séquoia du Yosemite. Mais peut être as-tu ami lecteur la chance d’avoir l’œil alerte et le poil luisant dès le réveil – pourrais tu dans ce cas faire oeuvre de bienfaisance et postuler chez Leclerc, ils sont en cruel manque de caissiers vifs d’esprit. Nous disions donc que les indiens forment un combustible naturel et bon marché lorsqu’ils décident de se réincarner en larve parasite du lama. Quand certains se creusent encore la tête pour monter une start-up informatique – bel exemple d’originalité stérile – profite donc du conseil gratuit du volatile le plus arrogant et pernicieux du milieu animal (qui a dit mouette ? il a gagné une boussole autobronzante) : METS UN INDIEN DANS TON MOTEUR. Haro sur le colza, aux chiottes l’electricité, honnis soient les moteurs hybrides et la Prius hors de prix qui va avec, voici venue l’ère du moteur bollywoodien qui chante du Ravii Shankar quand tu passes la cinquième. L’inconvénient majeur reste que le 15 août ton bollymoteur fête l’indépendance de l’Inde, date bien connue également des grévistes de la RATP. Par contre ça ne sent pas le curry quand tu démarres, ça c’est totalement cliché, voire ringard, si ce n’est ethniste.

 Autre nouvelle entendue dans les limbes de mon cortex cérébral, l’insultologie refait surface depuis que notre ami Robert Baines a pondu un ouvrage intitulé « « Ta mère suce des Schtroumpfs : le rapport entre acte menaçant et relations de solidarité dans le cadre de l’insulte rituelle du type “ta mère, etc” chez les adolescents français. ». Nécessité de la polémique verbale et impromptue dans les relations sociales ou bonne poilade du mec qui avait envie de publier mais il savait pas trop sur quoi? en tous cas, le sujet peut sauver l'ambiance morose d'un repas de famille où oncle Helmut, un peu gris, aurait le mauvais goût de lancer qu'il n'a jamais aimé le saumon à l'unilatéral de mémé. Mais hormis le fait que cette expression fleurie n’est pas représentative de la sémantique argotique puisque le Schtroumph a bien 30 ans d’âge, tu vas voir qu’on va légitimer le Jacky qui t’agonit de noms de pandas quand tu caches les néons de sa Twingo tunée avec ton pare choc : il ne t’insulte pas, il com-mu-nique. La vieille bique permanentée qui te grille dans la queue de la Poste serait également baignée d’ondes réparatrices quand elle te susurre « petit con de jeune, j’ai peut être un poireau sur le nez mais je sais comment t’emm… » : C’est bon pour sa santé, son moral, et la vélocité des globules dans ses varices. Par contre elle ne rentre pas dans le champ de l'étude, n'ayant d'adolescent que le goût pour les séries débiles et les caleçons longs. En tous cas si j’avais pu faire mon mémoire en insultologie, je l’aurais même produit en alexandrins. Ou alors je tente la Wii-ologie, science certes peu exacte mais qui pourrait révéler bien des vérités anthropo-économiques quand on voit que des gugusses sont prêts à acheter des Wiimitaines pour ne pas se faire des Wiiampoules sur leurs Wiidoigts.

 

Sinon, il pleut, et ca fait pourrir mon cactus. Je lance un cactusthon.

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 15:13

Hong Kong reste Hong Kong, et c’est plutôt cool de la part de l’oncle Tcheng, j’ai pu réutiliser mes vieilles bribes de chinois industriel et mon plan de métro MTR. Ce post est donc un update de mes précédentes visites dans la schyzoville. Plus ou moins fraîchement débarquée, munie d’une valise à roulettes «  je mène une vie d’ascète, un peu comme le père de Foucault mais sans les lépreux », c'est-à-dire presque légère pour une valise de fille, je me plonge dans la moiteur hongkongaise pour un WE subtilement marathon de la night. Précisons que ce WE se plaçait sous le haut patronage du consulat français. Ce qu’il y a de marrant dans le milieu des ambassades, consulats et autres univers interlopes  - oui interlope, car introduire du fromage et du Piaf dans cette ville qui sent déjà le soufre et la marée se révèle d’une morale douteuse – c’est que tout événement multiculturel se sous-tend d’un second degré improbablement délicieux. Morceau choisi pour la démonstration: le refrain de joyeux anniversaire programmé pour l’arrivée des desserts à la soirée du French May - soirée courue du tout HongKong avec ses milliardaires chinois et autres représentations VIP locales -  qui éclate, dans le silence appliqué de l’assemblée, sous la forme d’un dynamique«  300 millions de chinois, et moi et moi et moi ». Dieu nous garde, peu de chinois maîtrisent la langue de Molière, et c’est heureux. Bonne barre de rire pour les expatriés. Cela dit, les instances chinoises avaient quand même dégusté leur plat principal sous les gémissements de Jane Birkin chantée par Gainsbourg. Je t’aime moi non plus en ambiance de diner, c'est un peu le je vais zet je viens de la fourchette, il fallait le faire. Je propose que le programmateur musical de génie du French May nous organise un concert du  sirupeux Massimo Gargia pour la prochaine fête de l’Huma, un people chez les coco sac à dos c’est super hype.

Côté anthropologie, je te rassure, le chinois te marche toujours dessus pour atteindre son but, que ce dernier revête la forme d’un ATM, d’un guichet de gare, d’un comptoir de bouffe ou d’un simple passage clouté. On note même une recrudescence du nombre de méthodes de bousculage, les JO ne sont pas loin. La politesse est un pur concept, la galanterie n’en parlons pas ; Rien ne te permet d’échapper à la mamie d’1m04 qui te piétine quand les portes du ferry s’ouvrent pour être sûre d’arriver la première, ni ta stature, ni ton statut. Peut être les chinois respectent ils la célébrité française dépoussiérée, la prochaine fois j’essaye de glisser un Polnapack dans ma valise (ne haussez pas le sourcil, le kit perruque nouille blonde et lunettes blanches est en vente sur la tournée Polnareff). Ils vénèrent Mireille Mathieu aussi, mais la coupe au bol façon vinyle, j’assume moins, et je suis jamais arrivée à chanter « donnez nû milleu colombes pour les cccent mille ans qui vienneu » sans que les pigeons du périmètre ne meurent subitement. Mais bon, peu me chaut de ne pas atteindre le ferry en pole position, en revanche quand ladite tête blanche me passe devant au guichet et là reste les bras ballants parce que le message « acheter un ticket » s’est perdu entre le cerveau et la main, j’ai moins d’indulgence. Le chinois d’âge vénérable est un brin léthargique. A vrai dire moins rapide ça s’appelle un élan. Mort. 

Pour combattre l’esprit Tsunami qui nous baptisait depuis le vendredi, nous avons tenté le diable en la personne du ferry Aberdeen-Lamma, lequel nous aurait fait pernicieusement couler s’il avait été vraiment en colère. Petit bras, il nous a juste secoué le ban bao. Lamma est une île sans voiture, avec un mini centre ville aux ruelles tortueuses, de mini echoppes, des mini sentiers ; Alors aucun étonnement de notre part quand on a entendu une sirène de pompiers, puis vu passer un .. euh… tricycle? de pompier à toute berzingue dans la ruelle.  Je vous jure, une vraie motocrotte.  En fait le  revers de la médaille c’est qu’il doit y avoir l’équivalent d’un verre d’eau dans le réservoir, du coup on en a vu passer…. Huit. Oui, il faut huit camions et deux ambulances pour sauver un mérou de l'infarctus à Lamma; c’est moche.

 Le WE est passé trop vite, de jour, de nuit, sous la pluie et le soleil, et déjà mardi j’étais de retour devant mon comptoir préféré d’Air France. Florilège de mes derniers fou rires intérieurs : les japonais tous estampillés de l’étiquette  ronde JAL (Japan Airlines) sur la veste, en file rangée à la douane. Le papi tout devant qui appelle sa mamie tout derrière, elle arrive le sourire triomphant pensant griller toute la queue, son mari lui prend le billet qu’elle a à la main et la renvoie fissa à la fin de la queue - la prochaine fois la piteuse prendra des billets séparés. L’employé de l’aéroport qui fait son jogging sur le tarmac le long du taxiway fréquenté comme le périph à 18h, comme quoi le jogging est un sport de l’extrême. L'improbable canette  de Bloody Mary partagée avec le steward de veille en business, un prémix indéfinissable qui nous a bien attaqué le cerveau ; très happy mood par la suite, j’ai été gratifiée de la médaille de la « meilleure endurance en cabine pressurisée sur vol de plus de 12h ». La classe internationale.

 Enfin, un petit sondage de bon aloi. D’aucuns diraient idoine, mais je trouve ce mot laid, ses parents devaient pas l'aimer. Atterrissage, vous écrivez ça comment ? Moi comme ça ß Mais tout le vol j’ai eu devant les yeux  tous les objets doivent être placés sous le siège lors du décollage et de l’attérissage. Depuis, je suis inscrite dans un groupe de parole «  Assumer son côté Bescherelle et être quand même épanoui». Et si c’est moi qui ai raison, c’est quand même la grosse honte pour Air France.

 

 

 

 

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Published by La Mouette - dans wizlamouette
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