Dimanche 30 septembre 2007

Le Studio Vénérable et les Editions "Cool, il neige!" vous présentent: Comment je n'écris plus, puissance 12.

Tout est dit.

En fait si, j'avais un super article. D'une spiritualité qui aurait renvoyé Mlle Yourcenar au dernier rang du bibliobus de St Tuc sur Bouin (un rapide tour d'horizon des noms les plus cons du territoire français permet de réaliser qu'à défaut de Monopoly, les seigneurs poilus du XIe siècle devaient bien s’esbaudir à nommer leurs terres: «  Tiens si on appelait celui là La Peyro? (rire gras, claquage de cuissot, perte de molaire pourrie) ». A ce sujet y'en a un qui m'a toujours fait poiler - c'est Marseille mais je ne sais plus trop où c'est :) ). Bref, j'avais un super sujet, de la veine de ceux qui me naissent lorsque, dans ce haut lieu de convivialité qu'est la rame du M1, un ado pré pubère desquame à en faire pâlir le sommet du Kilimandjaro parce qu'il secoue trop la tête sur Nirvana, quand bien même le panneau Decaux qui lui fait face est sponsorisé par Eau Précieuse. Oui, le cynisme de situation me stimule, je suis pour la langue de vipère comme langue obligatoire au bac ‘option langue2pioute’. Ca aiderait probablement les stagiaires en entreprise à cesser de baisser la tête au self quand la grosse moustachue du stand viande en sauce inonde deux lardons d'une louche de gras en assénant un "j'ai plus de légume je vous remets de la sauce chasseur??".  Dire non reviendrait à lui ôter le titre envié de "Employée de l'année à qui on n’a jamais demandé de rab" - titre remis en jeu 34 ans d'affilée sans victoire de canard, qui permet à l'entreprise de faire des économies substantielles et garantit à sa détentrice un intouchable statut de cuisinière du Roy. Et puis c'est vrai, traquer la faiblesse dans l'oeil de mon voisin permet de me tailler une machine Pilate dans la poutre sise dans mon oeil - location géographique donnée par la Bible , mais Leroy Merlin a jamais accepté de venir y apposer un traitement anti termites la dernière fois que j'ai téléphoné. A vérifier, donc.

 Voila donc pourquoi j'avais un super article, d'un burlesque avéré et qui n'aurait manqué de te poiler toi aussi, unique pèlerin venu ici par bonté d'âme déposer un coquelicot ( merci, ça pue comme fleur) sur ce blog agonisant. Mais le souci c'est qu'à trop se balader, il a atteint le coté vide de ma boîte crânienne – je sous loue cette  partie à SOS greluche, et actuellement les bénévoles de l’association sont au Groenland pour voir si un vison ça se porte encore en période de réchauffement de la planète). Normalement je rattrape les idées avant qu'elles ne choissent (ça existe pas mais c'est bien pratique )dans le vide, mais là il a rejoint mon brouillon de lettre destinée à Chimène Badi pour qu'elle s'autorise à respirer sans gaine abdominale et qu’elle oriente son coiffeur vers la tonte des buis nains, ma recette de coquillettes à l'oxygène pour Kevain, et les "paroles de Eve Leve Toi" en créole. Vous voyez tout ce à quoi vous avez échappé?

 

 ** Par contre si tu relis le titre (trop tard, tu l'as relu), je te donne la journée pour te débarasser l'esprit des pupilles larmoyantes de Marie Laforêt sur fond de sucre glace.

par La Mouette publié dans : wizlamouette
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Mercredi 15 août 2007

Puisque je n’ai pas de fulgurance littéraire en ce grand brun ténébreux sinistre et moche mois d’août - oui, je l’ai personnifié en Jafar, ça m’aide à exorciser – je vais utiliser cette tribune mondialement lue (on remercie la famille à l’étranger, qui me permet d’utiliser cet adjectif qui claque sa mémé) pour élaborer un kit de survie en milieu social. 

 J’avoue, je suis à court d’idées pour répondre intelligemment à des situations complexes. 

Situation tendue du tanga n° 1 : Un courtier dont le costume-gris-qui-craque-aux-coudes suffit à me déprimer, intègre quotidiennement et en même temps que moi la cage à poule estampillée Otis du hall d’entrée, et immuablement s’enquiert de savoir « si je monte ».Ahaha. mais quid mon brave (il n’y a pas de sous sol à ma connoissance). Donc, 1er jour, ton poli, « oui, je monte ». Deuxième jour, ton toujours poli, « oui, je vais au 5e ». Troisième jour, ton goguenard (on tente le comique de situation) : « Oui je monte, ai-je le choix ? ». Là, silence, froncement de sourcil gnééééééééééé je buggue, Raie-on-left m’assène un : « Ben oui, moi je vais au 7e ». Ok, donc Le Courtier n’a pas d’humour,  à noter dans le Survival Manouel. Fin de la semaine : « vous montez ? ». Réplique motivée par le désespoir : « Non, je descends ». Et là, le mec sort de l’ascenceur. Le MEC SORT, quoi !!! Hallucinée, je laisse mon doigt errer jusqu'à l’étage RH, pour fourguer ma démission de cette boite de fous. Et puis non, en fait, a posteriori… y’aura vraiment moyen de se marrer ici huhuhu. Mais demain, je lui réponds quoi ? « oui, mais que les Shetlands parce que les chevaux ça me fait peur ? »

 Situation tendue du string n°2 : Survivre en août sur la ligne 1 quand la masse touristique à Birkenstock craquelée et poussiéreuse investit les lieux de son humeur vadrouillarde . Je me lève un matin, fraîche comme un bulot Lidl en hyperthermie sur son rayon mal réfrigéré (Lidl oblige), optant pour le déplacement dit mécanique censé me conduire en un temps étudié de mon lit à mon siège de bureau, sans aucun geste volontariste de ma part. Pilote automatique, en langage booléen. Jusqu’ à la rame du métro 1, c’est finger in da nose. Mais là, le processus huilé se heurte au sport national du touriste à Paris : le lever tôtif et guilleret pour aller s’immortaliser le steak devant l’Arc de Triomphe – on sait jamais, quelquefois qu’il disparaisse avant 10h, Closer a indiqué que Copperfield passait ses vacances dans le Marais. Tu ne peux PAS prétendre survoler ton enveloppe corporelle lorsqu’un after-shave dégoulinant de senteurs marines t’agrippe de toutes ses petites phéromones vicelardes. Collée à la porte, j’ouvre néanmoins un œil prudent sur la famille guatémaltèque qui pourrit mon espace vital. Un radieux sourire m’accueille : l’espace d’un instant, je crois que par un mauvais aiguillage du dieu SNCF je me suis réincarnée dans la mauvaise enveloppe corporelle : celle de l’Arc de Triomphe. Un flash m’aveugle, puis 2 : sur l’album de vacances des Poncho Kuzco, je vais me retrouver entre l’Arc, un plat d’escargots et la baraque à frites du château de Chambord. Un coup d’œil circulaire confirme mes craintes : je suis le seul spécimen vivant d’ « autochtone français qui part au travail » de la rame. Une belle prise pour la famille de lamas, car cette espèce est difficile à traquer aux alentours du 15 août. Donc, ami lecteur, aide moi à trouver une Birkenstock craquelée pour compléter mon tailleur et passer inaperçue. Au moins des pieds . s’il te plaît. Je t’enverrai une carte postale de mon local à photocopieuse.

 Demande de conseil 3 : le soleil, c’est par où ?

 

 

par La Mouette publié dans : wizlamouette
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Lundi 9 juillet 2007

Une race en voie de disparition : « les américains concernés par la nature », nous suggère un geste écologique de taille, par le biais du délicat physique de Sheryl Crow (bon, moins délicat depuis qu’elle prend de la muscu au petit déj.). Forcément « Pour le bien de la planète, veillez à n’utiliser qu’un carré de papier Q » passe plus avantageusement à la fin d’un concert de la bouche d’une blonde typée rock que dans celle d’un binoclard politique fraîchement émoulu de son DESS environnement.  Les principes écologiques vont décidément se nicher où ils veulent, mais je m’interroge d’un point de vue juste curieux : qui a le temps de faire son autocritique proustienne à la fin ? Ne me demandez pas à la fin de quoi, on n’est plus en maternelle. Et pourquoi les instances bullschistes ont-elles demandé à une chanteuse d’endosser ce rôle de porte parole d’une mission hautement impactante sur le Groenland ? Peut être parce qu’en demandant à un politique type Dick Cheney ils couraient le risque que l’andouille susnommée ponde une thèse dessus. Alors que bon, en y réfléchissant, celui-ci n’aurait comporté que trois chapitres recensant grosso modo  les comportements les plus répandus :

 Chapitre 1 : J’aime le saumon biologique - celui qui n’arrive pas à remonter le courant parce qu’il n’est pas dopé aux OGM - les Fisherman’s  Friends qui  me ramènent aux doux temps où mes parents cuisinaient nus le clafoutis aux écorces de pain, et l’odeur de la lessive faite à la cendre de caribou incinéré (l’hindou n’a pas su répondre aux normes ISO 9001, navrée pour ceux qui pensaient faire feu de tout bois et donc poursuivre l’intéressante réflexion du post précédent). Donc, bien-aimée Sheryl, je n’utilise même pas de papier. En se secouant fort, on arrive à un résultat tout à fait satisfaisant. 

 

 Chapitre 2 : J’ai voté José Bové, ce candidat qui met de la sciure au fond de ses chiottes perdues au fin fond des Alpes que même Cabrel hésite à utiliser tellement elles sont loin. Alors oui, j’utilise un carré, mais c’est pour faire joli (je joue au millefeuille en alternat carré et sciure, et je présenterai le résultat final à la FIAC 2008)

 Chapitre 3 : RAF de Sheryl Crow, 6 carrés sont une bonne moyenne les semaines fastes, de toute façon c’est pas ça qui sauvera les bébés ours polaires.

 Chapitre 4 : J’ai un 4x4 et je suis un cynique déconcerné qui se fait des manches en papier Q pour en utiliser le plus possible (ce dernier profil plonge aussi son couteau à crevettes dans le beurre collectif et tire les pots de géranium sur les places de parking « qu’il pense peut être utiliser mais il est pas sûr » : ça va ensemble, c’est cohérent).

 Quid du geste écologique qui sert vraiment ? Un temps ils ont pensé dans les labos de réflexion que réduire les emballages c’était adopter un comportement  bisounours de la planète, et donc ils ont envisagé de proposer la douzaine de yaourts sous forme d’un seul pot, type j’ai une Renault Espace pour mes rejetons, je suis un ouf j’ai aussi une Danone Espace pour mes yaourts. Le problème c’est que Germain qui n’aime que les yaourts aux fruits rouges se retrouvait avec les « beaux morceaux de pêche » de Gudule – le pack multifruits marche moins bien en barquette de 2L. D’où crise familiale à désamorcer à coups de KitKat , mais là aussi, KitKat géant pour cause d’écologie et de réduction d’emballage, on essaye de le couper en tronçons au taille-haie, et ce n’est plus écologique depuis que les haies doivent être coupées au ciseau à ongle pour respecter les bourgeons. Le panneau solaire sur le toit pour chauffer l’eau du bain a trouvé aussi ses limites quand l’ingénieur chargé de « guetter la première ébullition » est mort fossilisé le 453e jour de veille à la surface de la baignoire. A sa mort, on a relevé la température de l’eau : 23 degrés, une consolation pour les scientifiques qui en ont déduit qu’ils étaient quand même loin du compte et que leur collègue n’était pas mort près du but. Enfin, arrête de râler Alphonse, je répète que l’indien dans le moteur c’était juste pour utiliser moins de bois, ça pollue autant. Par contre leurs essais pour de l’essence écologique pourraient pousser plus loin l’audace, le colza c’est bien gentil mais c’est pas top glamour, surtout quand le VRP de service a de grandes oreilles et un bus de campagne.

 

 

 

 

 

par La Mouette publié dans : wizlamouette
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Vendredi 6 juillet 2007

« Chaque année, environ 8,5 millions d'Indiens se font incinérer, produisant environ 8 millions de tonnes de carbone ». Y’a pas à tortiller, Le Point sait y faire pour nous culturer. Et si ce genre de nouvelle arrivait en premier sur nos ondes au flash de 7h, on vivrait davantage de levers guillerets. Calé entre la statistique stupide du jour « 60% des français ne savent pas si le 41 est une bonne pointure » et la perle politique chiraquienne de bon calibre : bien sûr que je suis de gauche, je mange de la choucroute et je bois de la bière , ce genre de renseignement économique est indispensable pour bien intégrer la dynamique de la globalisation à l’échelle de la planète, et ceci je le répète, dès le lever. Bon, chez moi les premières phrases du radioréveil se perdent dans les dernières bribes de mon rêve, quand la concierge de l’immeuble, nue et peinte en vert, est sur le point de me révéler le secret de la fission nucléaire au pied d’un séquoia du Yosemite. Mais peut être as-tu ami lecteur la chance d’avoir l’œil alerte et le poil luisant dès le réveil – pourrais tu dans ce cas faire oeuvre de bienfaisance et postuler chez Leclerc, ils sont en cruel manque de caissiers vifs d’esprit. Nous disions donc que les indiens forment un combustible naturel et bon marché lorsqu’ils décident de se réincarner en larve parasite du lama. Quand certains se creusent encore la tête pour monter une start-up informatique – bel exemple d’originalité stérile – profite donc du conseil gratuit du volatile le plus arrogant et pernicieux du milieu animal (qui a dit mouette ? il a gagné une boussole autobronzante) : METS UN INDIEN DANS TON MOTEUR. Haro sur le colza, aux chiottes l’electricité, honnis soient les moteurs hybrides et la Prius hors de prix qui va avec, voici venue l’ère du moteur bollywoodien qui chante du Ravii Shankar quand tu passes la cinquième. L’inconvénient majeur reste que le 15 août ton bollymoteur fête l’indépendance de l’Inde, date bien connue également des grévistes de la RATP. Par contre ça ne sent pas le curry quand tu démarres, ça c’est totalement cliché, voire ringard, si ce n’est ethniste.

 Autre nouvelle entendue dans les limbes de mon cortex cérébral, l’insultologie refait surface depuis que notre ami Robert Baines a pondu un ouvrage intitulé « « Ta mère suce des Schtroumpfs : le rapport entre acte menaçant et relations de solidarité dans le cadre de l’insulte rituelle du type “ta mère, etc” chez les adolescents français. ». Nécessité de la polémique verbale et impromptue dans les relations sociales ou bonne poilade du mec qui avait envie de publier mais il savait pas trop sur quoi? en tous cas, le sujet peut sauver l'ambiance morose d'un repas de famille où oncle Helmut, un peu gris, aurait le mauvais goût de lancer qu'il n'a jamais aimé le saumon à l'unilatéral de mémé. Mais hormis le fait que cette expression fleurie n’est pas représentative de la sémantique argotique puisque le Schtroumph a bien 30 ans d’âge, tu vas voir qu’on va légitimer le Jacky qui t’agonit de noms de pandas quand tu caches les néons de sa Twingo tunée avec ton pare choc : il ne t’insulte pas, il com-mu-nique. La vieille bique permanentée qui te grille dans la queue de la Poste serait également baignée d’ondes réparatrices quand elle te susurre « petit con de jeune, j’ai peut être un poireau sur le nez mais je sais comment t’emm… » : C’est bon pour sa santé, son moral, et la vélocité des globules dans ses varices. Par contre elle ne rentre pas dans le champ de l'étude, n'ayant d'adolescent que le goût pour les séries débiles et les caleçons longs. En tous cas si j’avais pu faire mon mémoire en insultologie, je l’aurais même produit en alexandrins. Ou alors je tente la Wii-ologie, science certes peu exacte mais qui pourrait révéler bien des vérités anthropo-économiques quand on voit que des gugusses sont prêts à acheter des Wiimitaines pour ne pas se faire des Wiiampoules sur leurs Wiidoigts.

 

Sinon, il pleut, et ca fait pourrir mon cactus. Je lance un cactusthon.

par La Mouette publié dans : wizlamouette
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