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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:37

Je suis devenue pour la deuxième fois en un an incollable sur la densité du canapé asiatique et le rembourrage des chaises en macramé, et éligible pour le Master en Lancer de Catalogue dans Sac Publicitaire et Chourrage de Bonbon Mou goût « Matelas du Sichuan ». Cette évolution fulgurante de mes compétences est le fruit d’un cauchemar auquel je croyais avoir échappé à tout jamais : se lever à la bourre, partir en trombe d’un appart sans eau, ne pas trouver l’habituel vendeur de ballotins de riz sur le chemin du boulot et donc dire adieu à son petit-déjeuner, et enfin (dans l’échelle du pire, ça se situe à 23 sur l’échelle de Richter ) : s’apercevoir qu’il n’y a pas d’électricité à l’usine. Après 1h30 de lecture du Nouvel Obs daté d’il y a 2 semaines, et contemplé la sieste de mes deux collègues, mon cerveau prend la décision de se petit-suissider  par ingestion massive de coton hydrophile. Mais Lao Tseu soit béni, Ellen finit par rentrer en mouvement, et décide que puisque l’on ne peut rien faire ce matin, on va aller visiter l’exposition de Home Furniture de Longjiang. Dont acte.

 Je vous passe les détails sur la flatterie permanente dont je fais l’objet lorsque je rentre tâter de l’appui tête technologique de canapé sur les stands, sur le ballet incessant des cartes de visites échangées avec un sourire gonflé d’espoir que je vais repartir avec un canapé sous le bras (c’est là que le bras de douze kilos, reportage plébiscité de l’émission « Incroyable mais Vrai » 2005, aurait enfin trouvé une utilité), sur les chinois affalés sur les divers canapés d’exposition, aussi à l’aise que s’ils étaient chez eux alors que bon, 2000 personnes autour. On croise un africain en robe d’apparat et patelot verts, les filles en avalent leur bonbon goût « Porte-manteau  en poil d’astrakan » piqué sur un stand juste avant, se poussent du coude, rigolent et me demandent pourquoi le monsieur est déguisé. Elles hésitent aussi à penser qu’il s’est maquillé en noir exprès. Leur naïveté me désarme, parfois. 

 Mr Hua Siji partage avec Mr Paul ( le frère d’Ellen a été eurobaptisé Paul, et comme c’est notre chauffeur, on l’appelle Mr Paul. De toute façon je ne crains rien, les ponts ici sont plus larges que le pont de l’Alma) la croyance venue d’on ne sait où comme quoi si, dans une montée, tu peines à rouler en 3e, tu passes la 4e. Peut être pensent ils que la 4e, c’est un turbomoteur qui va faire faire un bond à la voiture. Toujours est il qu’après avoir fait 400M à reculons en prenant de la vitesse, on a continué en seconde. Précaution oblige.

 

 

 

 

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 06:30

Happy time, me voilà de nouveau catapultée sur cette planète étrange qu’est la Chine. « Catapultée » ne rend pas forcément hommage à la smooth attitude d’Air France et aux délices de la classe affaire, mais l’atterrissage en milieu cantonais est toujours aussi percutant.

 

 

Juste histoire de rappeler qu’ici c’est le gouvernement seul qui statue du moment où tu as le droit de te gratter l’omoplate, les douanes nous laissent mariner quelques minutes, coincés à l’intérieur de l’avion, avant qu’on ait l’autorisation de sortir. J’évalue encore assez mal ce qu’un message type : « Ici le commandant. Les douanes ont décidé qu’aujourd’hui on ne débarque pas. Pas envie ils ont dit. PNC préparez vous au redécollage » pourrait déclencher chez un mec de la cabine éco qui a passé 12h15 à se sucer les genoux entouré d’un bébé qui fait ses dents et d’un hublot qui ne ferme pas : Cannibalisme douanier prbablement . A l’arrivée, on se relaie avec les instances paternelles (qui m’accompagnent aimablement en ce début de séjour J) pour tenir notre position du côté du tapis bagage. C'est dur, si le chinois n’a pas les dents sur le tapis, il meurt, visiblement. Et comme il vient d’arriver dans sa patrie, il a envie de vivre un peu, donc il te pousse sans ménagement pour se coller au tapis et guetter son sac plastique scellé au scotch. Vu sa petite taille, on passera par-dessus.

 

 

Le comité d’accueil est composé d’AQin et de ... AQin, qui nous attend en mini jupe et tee shirt, l’air dégagé pour faire oublier qu’en fait dehors il fait 10 et qu’il pleut, mais ça ne prend pas :j’ai déjà les poils au garde à vous. Et nous voilà embarqués dans une …hem… une quoi, tiens ? A première vue je dirais benne à roulettes marron, à deuxième vue skoda bordeaux, qui a le mérite de renouer tout d’un coup avec les frayeurs oubliées de l’autoroute : paf le camion, braaam le nid de poule et le tout nouveau « sploutch la flaque ». Et lorsqu’à l’arrivée à l’usine la Skoda tombe en panne - le volant ne tourne plus, teeeeellement classique - la pétrolette verte a trouvé son maître. Que dire de plus sur cette journée qui s’achèvera bien des heures après : les retrouvailles avec toute l’équipe, dont Kevin qui me met directement à contribution pour aller négocier un canapé à prix « occidental » dans la ville à côté, un temps très très humidement glacial et bretonnant (crachin et vent), une balade de nuit dans la boue de Gaomin pour dénicher un tailleur pour confectionner les uniformes de l’expo, un dîner fidèle à l’excellente gastronomie locale, et un COUCHER 48h après mon dernier lever.

 

 

Le réveil est moins difficile que prévu, d’autant qu’un « Chifaaaaaaaaaaan » tonitruant m’amène devant un bol de liquide rempli de gros morceaux mous, jaunes et gluglus et de bouts d’omelette. Je mastique avec précaution, j’ai peur que le mou ne soit contagieux et que ma molaire décide de rallier les belliqueux rangs du bol, mais non, c’est plutôt goûtu. Les vitres grandes ouvertes sur le temps radieusement pourri m’ordonnent de toute façon de manger le plus possible pour survivre à la passion des fenêtres ouvertes par -15  - en voiture, au resto, dans les immeubles, le chauffage n’existe pas, et les fenêtres sont béantes, donc la température est strictement la même quelle que soit la position géographique d’un être lambd. La journée est occupée à la visite d’un domaine qui abrite un bouddha monstrueusement grand, des vestiges de la dynastie Ming, des curiosités géographiques et des panoramas qui sont sûrement magnifiques. Quand on les voit. Sans cette brume légumineuse qui recouvre tout. La pétrolette verte de Hua Siji a été appelée à la rescousse, pour trimballer tout ce beau monde occidental (Toni, Papa, Terence, Yannick, Ellen et moi) ; il en profite pour tourner un film d’1h20 sur son portable, ce qui lui vaut désormais le surnom de Spielberg. Mode d’emploi du bonhomme : Lorsque tout le monde photographie le bouddha, lui filme Yannick, lorsqu’on s’extasie sur une cascade, il filme Toni. Sortie DVD prévue en août.

 

 

Enfin, terminons par ces nouveautés qui changent la vie de l’usine : le trou qui sert de WC est désormais muni d’un verrou, mais bon, tjs pas de chasse, une cuisinière a été embauchée qui prépare le riz sur place – le déjeuner passe donc désormais de 8 minutes à 5. Je ne m’en remets pas.

 

 

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 19:44

Comme toute la greluche tribe, mon calendrier interne s’organise autour d’une session biannuelle de stress appelée : semaines de soldes. Bien sûr, envers le public extérieur je montre une humeur détachée de toutes ces contingences consuméristes (comme promis, le diplôme supdeco m’autorise à manier les mots de plus de 2 syllabes), je suis la free spirit qui se fout de la mode et déniche aux puces de Reims des blouses vintage trop trendy. Là où le bas (chair) blesse, c’est que trouver un magasin pas de chaîne à Reims, c’est une bataille que Jeanne d’Arc elle-même a abandonné il y a quelques siècles. Donc les puces, tu oublies.  Donc, envers le public intérieur (on appelle ça organes en biologie), je suis plus excitée. Les semaines qui précèdent la date fatidique, je m’auto-morigène pour ne pas lorgner les vitrines en me disant que c’est bien ballot de dépenser à ce moment là alors que cinq jours après, c’est plaisir des sens.

 Sauf que. Ladite date arrive, et mentalement déjà je baisse le bras. Pas moyen que j’arpente des allées bourrées d’hormones féminines en ébullition dans un espace clos qui ressemble à Neuilly vers 9h, Iwo Jima vers 9h30, Tchernobyl vers 10h. Avant même de le tenter, tu te retrouves virtuellemnt collé à un portant de jeans kaki taille 44, alors que par la droite te double une paire de siamoises du bras, qui se jette vitalement sur les étagères bien rangées comme si elles allaient se racheter un rein (pourquoi les filles font elles toujours les soldes par deux en se tenant par le coude en poussant des cris de loutre affolée…va savoir). Donc, les premiers jours, moi je ne me risque pas. Mais après, souci, faille du système. On est bien d’accord que le seul truc potable du magasin en taille normale, c’est la vendeuse. Exit les tentatives de trouver un vêtement sobrédebongou, tapis rouge pour les tops mauve léopard, les échecs de la saison, les jupes ras la moule en macramé. En plus la New Collection c’est toujours vachement mieux, ça te saute au beignet dès la 2e semaine, c’est joli et… plus cher oui. C’est le principe, Marie.

 Cela dit, Armaggeddon attend en général au tournant des magasins de chaussures. Les chausseurs créent une collection spécialement moche et importable qu’ils ressortent aux soldes pour garnir les portants et empêcher les articles normaux de partir trop rapidement. Soyez sans crainte, on reconnaît assez rapidement ce genre de stratagème : cherchez les seuls portants à rester bien rangés, à arborer toute la gamme du 34 au 42, et surtout, à avoir un intérieur sec. Car oui, la chaussure soldée est humide et chaude. Elle a contenu toute ce qui peut passer comme aventurier de la solde : le pied de sa taille qui bon, ne l’a pas élue, le pied trop grand qui a quand même voulu essayer d’en faire rentrer un max avant de décoller la couture du coté – et a d’ailleurs déposé un peu de peau sur le renfort - le pied trop menu qui a laissé un mouchoir-semelle au fond en souvenir - Souvent, ledit mouchoir de fortune est une serviette de La Brioche Dorée. Bref, l’escarpin moite tue le feeling de la solde. En plus comme te l’a seriné monmon, tu veux – et dois ! - essayer les deux de la paire; tu quittes donc tes ballerines pour faire quelques pas en crabe vers un miroir et quand tu reviens, tu passes ta vie à tenter de retrouver la fille qui a cru que tes chaussures à toi, abandonnées dans l’allée, étaient soldées.

Un conseil : en général tu la retrouves à la caisse, en train de demander si « ces ballerines existent en 40 », et « c’est une honte les prix sont pas affichés partout rhoo quel esprit peu commerçant ».

 Donc les soldes, c’est bon pour se réjouir, rarement pour investir.

 

 

 En tous cas à Reims. Villeu de lumièèèèreuuu.

 

 

 

 

 

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 14:18

Alors là il est 11h et la vie vient de s'arreter dans les couloirs du campus. La condition d'étudiant , difficile, pénible, vient de se cristalliser dans les 3 propos 1/4 d'une brunette qui a une Delsey sous chaque paupière. J’ai pas compris les ¾ restants de la phrase, la faute en incombe au sandwich-caféteria qui a remporté le budget 2007 du Colloque : « Plastique Industriel Comestible : sous quelle forme le commercialiser ». Notons ici le conseil avisé de ne pas trop courir les soirees de liste, pour les raisons évidentes suivantes : 1 - non, tu n'auras pas plus d'open bar si tu cries « RED IMPACT », la gratitude n'étouffe pas le listeux élu (tu le sais, mais tu le nies) , 2 - tu te retrouves avant même d'avoir validé un demi crédit, avec un tee-shirt violine à manches ocres barré d'un nom de liste ridicule (pourquoi ocre, parce que c'est la seule couleur pour laquelle aucune asso n'a jamais opté - et pour cause). Et 3 - les valises sous les yeux, on a vu mieux au Mondial du Glamour.

 

Donc, d'un oeil barré d'une mèche plus occupée à exhiber son balayage parfait qu'à laisser le champ libre pour la fonction visuelle, la nénette s'exclame : "... (bla bla bla sujet people ) ..nan et puis tu vois, la ça me gave TROP, je dois me laver les cheveux et tout, ca saoouûle. Je crois que ça va attendre la fin des partiels." iiiiiiiggghhhhh. Je calcule en quatrième vitesse que, vu qu'on rentre de vacances, que les partiels étaient AVANT Noel, et que les prochains sont dans une belle paire de mois, ça laisse champ libre au sébum capillaire de graisser tous les gratins étudiants du mois de janvier. Eurk. Pauvre monde.

 

Sinon, virgule, hier, virgule, gala d’hiver. Définition: Caravensérail bon esprit d'étudiants qui a sorti sa tenue de réveillon pour assurer la DAP de celle-ci. On retiendra le noeud papillon blanc sur chemise bleu nuit - un sex-appeal rarement vu depuis Balladur (c) - un total look papier cadeau pour une demoiselle qui avait oublié que le papier kraft, ça se plie mal, un banc de veuves corses en noir de la tête au pied - la mode est peu clémente pour les robes bleu ciel, et pourtant le look première de la classe peut faire son petit effet. Mais ma préférence va à la greluche sur stilettos qui, étouffant dans ses atours trop justes tel un saumon sous cellophane, essaye de compenser l'action de la petite robe qui remonte avec le déhanché Martin Solveig qui tue sa mémé. Pour le résultat, on hésite entre la danse de l'émeu et une loutre parkinsonienne. L'administration RMS était là, aussi, à peu près aussi à l'aise qu'une congrégation de jésuites en visite au Lido, l'esprit Colgate collé à la mâchoire. Certains avaient convié leur femme "allez tu vas voir, c'est sympa, c'est plein de jeunes"; Grosse erreur,  à l'heure où je vous parle, on m'apprend que le juge des divorces a été appelé pour procédure exceptionnelle.  

 

Bref, oui, on a bien rigolé, et non, les 1A ne savent pas boire

 

 

 

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 10:58

Bonne annéeeee les gennnssss!!

La Mouette is back, reviendue de ses pérégrinations fin 2006esques, forcément francofrançaise, et donc nettement moins tordues qu'au sein du vaste empire du Milieu-pas-très-au-milieu-vu-de-France. Mais bon, la fin de l'année a eu son lot de surprises du chef : un poste de perdage de doigt sous zéro absolu dans le Picard de mon coin, surnommé: le Surgelé de la Mauvaise Humeur, une tonne de billets de 200 et 500 euros pour payer trois haricots (jaunes, pas verts, c'est d'un commun le haricot vert...), du vol à l'arrache de myrtilles de Mauritanie (ils ne savent plus quoi inventer pour faire vendre des produits de base... le premier qui voit une myrtille en Mauritanie l'envoie au Musee des Arts Decoratifs, ca relève de la prouesse artistique), du ronchonnage de manteau en rat misqué - ci di rat misquéééé ? - parce que son Picard quotidien ferme le 1er janvier "alors comment je vais faire pour nourrir Zezette mon bichon maltaisde brocolis Weight Watchers"?

Donc, en fait , vive 2007. vive 2007 parce que je retourne à Canton-les-zoies en mars si mon administration daigne revenir à l'école AVANT mars, parce que ma PRO (petite réserve d'organes - Ln, en fait) investit HK vers avril mai, donc ca fait encore plus d'occasions de revenir ingurgiter ma dose de bacteries macrobiotiques, et distribuer de la charlotte de douche à tout va.

Pour bien faire, faisons nos voeux et résolutions: 

- Des cheveux qui se lavent et se coiffent tous seuls au son du réveil, genre c'est 6h, ça zouk, tu poses la droite a terre en pumping up the volume, à peine t'es devant la glace que t'es la fille capillaro-spirituelle de John Frieda et de Fabio Salsa. La classe absolue, et gain de temps non négligeable. Merci la Vilaine.

- Retenir autre chose que "Bon anniversaire" en chinois. Je vous jure, c'est la seule que j'ai retenue, et ca fait euh... un peu cheap. et c'est surtout moyen recasable à la Foire Internationale du Cuir Repoussé de Canton." On peut en mettre combien dans un container? Ah, bien, 280. C'est très bon anniversaire tout ça." Voyez vous mêmes.

- Arrêter d'être grande. Si. Je peux.

Et puis bon, ca suffit, déjà avec ça je sens que je vais pas perdre une gougoutte de sueur dans l'effort. si c'est pas beau la vie, on peut s'autopromettre des choses et pas les tenir sans crainte d'être foudroyée en barbecue géant par une instance omnipotente.uhuhuh.

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 00:03

Je n'avais jamais employé le verbe clore à l'impératif avant, mais bon, c'est comme l'oeil de poisson, il faut bien une première fois. La Mouette a fini de décrire des cercles concentriques autour de Longjiang, maintenant elle va essayer de délimiter les limites de son cerveau; après avoir défini les tentaculaires limites de gaomin, ca devrait le faire.

Afin de passer la barre des 12 000 pages visualisées, je vais m'adonner à la technique ancestrale du Remerciement . (ahah oui, public, tu as bien lu, 12000 pages lues, il paraît même qu'ils vont rebaptiser le rond point des Champs Elysees à mon nom, la classe) 

Merci à Toni pour avoir eu un jour la bonne idée de se dire que le siège sur lequel il était assis pourrait avoir les yeux bridés, ca n'enleverait rien à son charme. Et pour m'avoir fourni un stage expérimental et extraordinaire, au delà de mes attentes et de mon imagination (et pourtant Dieu sait si cette greluche est debridée).

Merci à Ellen et A Qin pour avoir été simultanément mon cerveau à l'heure chinoise, mon bouclier devant le soleil pernicieux de la Chine, mes gardes du corps sur les passages cloutés, mes traductrices des Feux de l'Amûr à la Banque d'Assurances entre 20h et 22h chaque soir, mes initiatrices de gelee de tortue et de piments sous riz (avatar  culinaire de baleine sous gravillon), bref, mes portes d'entrées indispensables et inestimables vers cet Empire du Milieu de Nulle Part si bizarre mais si attractif. Speciale Dedicasse à la terrifiante reprise chinoise d'Hotel California par  tous les KTV, qui a marqué mon passage du statut d'occidentale muette à "elle est des nooootreu, elle a gagné son micro comme les auutreuu".

Xie xie au chauffeur qui jusqu'au bout aura tenté de me refiler les classiques romantiques de Paris en 2CD. Pas folle la guêpe, je lui ai refourré dans sa boîte à gants à l'occasion d'un péage. Sa maitrise du bitume et sa sollicitude obsessionnelle envers ma ceinture de securité et ma vitre méritent la palme d'or du mec qui survit le mieux aux situations mortelles.

Merci à Maman, Rita, la petite Marie, et surtout mon inénarrable famille qui, outre le support d'une cellule psychologique à distance, ont prêté une oreille attentive à mon incessante activité de déblatération cynique, à laquelle je n'ai pu renoncer même en l'absence de mon meilleur tandem du genre (Drin,au hasard. lol). Merci de tous vos petits mots. Je n'oublie pas le pôle "commentaire qui sert à rien, mais qui fait bien", incarné par son secretaire général  Tibo.

Et puis tous les autres. Il fallait bien en oublier qquns, sinon ca fait pas professionnel.

A bientôt ..en Bolivie (Ah Maman je t'avais pas dit?)...

 

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 07:46

La mode à Longjiang, en ce moment, c’est chaleur chaleur . Un peu le tue-l'amour des catwalks. Si vous êtes un homme, on se refroidit le nombril en coinçant le bas de son T-shirt sous les aisselles, et on déambule en canard les bras le long du corps, bedaine en avant – le Chinois n’est certes pas gros, mais victime de la Tsing Tao. Si vous êtes une femme : petit pull en crochet émaillé de perlouzes qui ne couvre que les épaules et s’arrête aux aisselles. (Le nombril, cela vient d’être prouvé, constitue la centrale de refroidissement de nos amis les Chinois).

Bon les enfants on passe aux choses sérieuses : je m’en vais après demain matin. Je ne pense pas que l’inspiration ira me soulever le coude cette nuit, vu que ledit coude est calé contre la télécommande de la clim, quelquefois qu’on prendrait des dizaines de degrés en une nuit sur Longjiang – c’est Monsieur Al Gore qui m’a dit – donc je ne lâche pas la télécommande. Donc ceci est mon dernier post uhuhuh. Bon ceci dit, on ne s’emballe pas. Tant que je n’ai pas passé l’épreuve décoiffante de l’autoroute tôt-le-matin, dans une pétrolette verte qui joue à saute-mouton avec un du 15t hurlant  entre deux files, puis celle du comptoir de l’aéroport qui pratique le plein emploi mais pas la politique de l’efficacité, puis celle de ma valise qui, à vue de noeil, doit contenir un chargement tentaculaire pesant un buffle (DOIT c’est une obligation). J’ai déjà pensé à ce que j’allais offrir aux gens de l’aéroport si d’aventure ma valise dépassait 30 kilos : mes dix bouquins de greluche ; mon shampooing reflets cuivrés – sur un chinois ébène coiffé des ailettes de Mao, ca va taper sa mère-grand ; mon paquet de gelée aux algues, tant pis, je pourrai pas faire de blague dans le café de maman le matin ; mon panier en osier autocuiseur de Ban Bao – nan papa là je déconne, promis l’escale ne sera pas obligée de me débarquer comme une réfugiée Tibétaine. Bref, j’ai de la ressource. Enfin, si je mets autant de temps à passer les formalités que dimanche dernier, mon visa va être périmé. Donc, c’est pas gagné, mon prochain post pourra très bien être rédigé de la geôle de l’aéroport de Canton, entourée d’un sac de riz gluglu et d’un congénère d’Ellen qui se sera fait avoir en achetant un billet d’avion en papier toilette imprimé .

 

 En guise de bilan, une ou deux découvertes qui ont ensoleillé ma fin de séjour :

  §          L’appartement de Gaoming donnait en fait sur la salle de bains d’un client assidu du karaoké du 2e etage. D’où vomissements dès 21h, rendage d’œsophage dès 6h, répercutés sur toute la hauteur des 19 étages du Ming Can Tchang.  Je suis rassurée, je me demandais pourquoi chaque dimanche un ragondin grimpait sur la façade extérieure de l’immeuble pour venir fredonner du Joey Starr avant de mourir juste sous ma fenêtre d’une combustion subite de la tête (attention délicate, mais difficilement appréciable)  

 §          Le chinois est rétroactif. Lorsque tu croises un chinois, tu peux compter un, dos, tres, chanter un cantique maoïste, refaire ton lacet et enfin, faire coucou au même chinois qui vient d’imprimer que tu n’étais pas bridé, et de se retourner, 20 mètres plus loin, sur ton passage. Ceci explique l’absence de platanes sur la route, trop de collisions. Ca marche aussi pour le hello, qui arrive 1min34 en moyenne après impact.

 §          Je viens de réaliser que la musique militaire du lycée en face, qui rythme matins et soirs les moulinets du bras des étudiants en survêt mou, est en fait la MEME que l’hymne accueillant le régiment de l’adjudant Pernouille, détaché de Trifouillis les Moules au jour du 14 juillet, sous les commentaires avisés du sémillant Jean-Claude Narcy. Larmichette d’émotion : c’est aussi insupportable, mais c’est tous les jours

 Voilà, à samedi J

 

 Ah oui, pour finir, une nouvelle mode pour éviter que mon chat conceptuel, Belle Nouille, se gèle la gougoutte à l'heure des premiers frimas

 

 

  

 

 

 

 PS : ah si, je ferai un poste remerciements. Il le faut uhuhuh. Du style "Merci à ma Maman qui a beurré mes tartines, pour qu'elles finissent un jour au vide-ordure et moi sur les routes de Chine, merci à mon agent sans qui je ne serais pas ce volatile méchant et pernicieux qui ricane quand un chinois se vautre sur une peau de pastèque au sortir du karaoké, etc".... bref, un post bien de chez nous.

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 08:17

A l'aide d'un ciseau découpe Bip dans le titre et remplace le par "Overblog, mon serveur  de blog" . Rajoute "préféré", ça passera mieux - mon blog ne se retrouvera pas dans la demie seconde dans les cachots sombres-et-humides-qui-sentent-le-soufre de l'Antre Infernalement Pernicieuse du Cimetière des Blogs Bannis. N'hésite pas à demander à ta maman si tu as du mal dans la partie difficile (le découpage).

Donc Goulag, mon nouvel ami, est une entité super sympa qui interdit de mettre plus de 5 albums en ligne. Sur 3 mois, c'est un peu short, surtout que pour mettre une photo en ligne il faut le faire image par image, c'est long, fastidieux, et on ne peut même pas aller se taper une soupe de riz gluglu entre-temps par crainte de s'apercevoir en revenant une heure après que le chargement est bloqué à la PREMIERE photo. Auquel cas, oui, tu craques. Tu as le droit.

Donc les dernières photos de mon séjour, je vous les mets dans les posts. Au menu aujourd'hui, une photo qui résume mon WE à HK avec Papa - rigolage, soif (car crapahutage), et bonne humeur -, et Ellen avec sa charlotte car je ne compte plus les gens qui demandent une photo, je devrais faire monter les enchères - non par humanisme mais par crainte de me faire avoir une enième fois: je refuse.

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 16:38

Prologue : si vous petit déjeunez, merci de prendre connoissance de la note de bas de page, dont le rôle est d'éviter toute réclamation future.

Allo oui ? Comment ça, la SPA des blogs ? Oui je sais, j’ai le blog terne ces jours ci, il croupit un peu dans sa moisitude. MAIS j’ai fait une découverte qui pourrait sans rougir grappiller un 7 sur l’échelle de Richter des blagues du jour (auto évaluée à 8, on se distrait comme on peut dans un ferry). Vous aurez remarqué que dans tous les hôtels du monde les problèmes de douche tournent autour de « j’ai voulu prendre une douche réconfortante et je me suis pris la banquise en hallebardes sur la tronche ; est ce normal que l’eau chaude ne fonctionne pas ? ». Et bien vous serez heureux d’apprendre que dans les hôtels estampillés 5 étoiles de Hong Kong, ce n’est pas l’eau chaude qui fait défaut, mais l’eau froide. Question de standing. Donc, vendredi soir au Harbour Plaza Hôtel, alors que la réception baignée d’un halo plafonnier passe du mauve au violet en donnant l’impression aux clients du hall que la Fête des Loges a élu domicile sur nos têtes, nous commettons l’erreur de débutants de poser cette question d’une banalité renversante: la douche est-elle réparée ? Une demi-heure plus tard, on ne sait toujours pas, mais la chinoise a perdu 12 ans de vie (c’est ça ou se ronger les ongles, mais si c’est pour se pourrir une manucure de griffon qui coûte un bras, l’option don de sa vie est hautement conseillée), regrettable perte due au stress de ne pas connaître la santé de la douche de la suite 4716. Je peux presque entendre son mantra culturel : On ne perd pas la face, on ne dit pas non. Moralité : Ne posez jamais de questions, allez vérifier par vous-même. Pour info, je me suis ébouillantée l’épithélium, mais il aurait fallu me payer pour redescendre à la réception. Sinon, hôtel somptueux, climatisation à 8°C pour confire bonnes manières et ficus du hall. (Petit plan de notre appartement ici). Pour arriver jusqu’à ce havre de luxe, il a fallu que je prenne cet inénarrable ferry qui relie le bas de mon immeuble au centre de HongKong – plus pratique ça s’appelle de la télé transportation – dont l’enregistrement des 300 passagers apathiques mais animés d’une belle HQA (Hargne dans la Queue d’Attente) a débuté 13 minutes avant le départ (frayeur); Que je survive à la congélation Findus de la classe VIP du ferry (lutte à mort); Que je décline poliment une patte de poulet bouillie de la part d’un voisin bienveillant (sourire urbain); Que je retrouve la belle chevelure argentée de mon papa au coin Nord Est du Peninsula à l’heure convenue – Pas dur, vous voyez un sequoia dans une forêt de bonzaïs ? Ma mission de combat a trouvé son apogée dans le meilleur restaurant de sushis de Kow Loon, au son des bonjours et au-revoirs psalmodiés avec un enthousiasme las par l’équipe de cuisiniers à chaque fois qu’un être vivant (chinois, étranger, chien, poulpe frais) passe le seuil de la porte.                  Le lendemain, on opte pour l’activité « ça passe ou ça casse dans le bus à impériale ». Les hauts de HK sont des petites routes sinueuses bordées d’une végétation dense et dotés de bras qui font la holà en  longeant la baie en lacets. Le chauffeur de la ligne 6X se targue de détenir un chrono imbattable sur le tronçon centre ville/Stanley Market, fierté traduite en langage carrosserie par « étoile dans le parebrise de l’impériale ». Il fait, aujourd’hui encore, honneur à sa réputation, et chaque virage est un quitte ou double, formule à laquelle j’ai souscrit pour 3 mois mi-juillet, rappelez-vous. Puis j’ai faillu perdre un membre quand j’ai voulu céder aux sirènes de la fashionitude en achetant un jean slim. Je suis officiellement maintenant dotée de l’accessoire tendance genre je suis un bête de la meûde, et privée de l’usage de mes cuisses, restées en apnée trop longtemps. Trop fashion la greluche. Mais c’est chacun avec deux bras et deux jambes au bon endroit que l’on assiste le soir-même au mirifique feu d’artifice du Mid Autum Day dans la baie de HK. Un sons et lumières inoubliable, secondé par les néons des innombrables buildings qui bordent la baie, sur une orchestration au poil distribuée par des hauts parleurs discrets - Karayan, sors de ce pylone. Je suis fascinée, au point d’oublier que le papi à côté de moi me crache les reliefs de son œsophage sur le coin des sandales (Tudieu, ca colle au palais, l’amidon ! C’est qu’il faut cracher fort* !). Dans la foulée, dîner indo-thaïlandais dans le quartier hyper grouillant d’happy hours peuplés d’expatriés, dîner clos par une glace d’une taille indécente, où se terrent des morceaux de pâte à cookies crue - une tuerie – que l’on déguste sous la pleine lune sur le ferry qui traverse la baie. Hong Kong est bluffante.

Coté Gaoming, la vie suit son cours. Les Chinois ont des occupations ...uhm ...intéressantes. Dans le ferry du retour, j’ai droit à un compagnon de salon privé parlant anglais – glop – décidé à me convaincre des bienfaits de la bigamie dans la société chinoise - moins glop: visiblement il a trouvé la première, et part en quête de la 2. Volontairement, je m’isole ostensiblement dans mes activités de greluche futile qui lit Cosmo, m'excluant par là de la liste officielle des concubines en lice. Puis je croise sur les routes poussiéreuses un garçon qui porte des légumes verts dans un sac en plastique - mon cerveau bugue comme si j’avais croisé la duchesse d’York en goguette sur un mototaxi. Garçon de 20 ans + légumes verts = équation inconnue lorsque la variable X prend la valeur d’un occidental moyen. Il va falloir que j’explore plus avant la génétique asiatique, et peut être un jour « beuah, un cordon bleu c’est un plat complet, le fromage c’est du légume » disparaîtra de la conception masculine de la nutrition. Le gardien de ma porte d’immeuble s’ennuie, il exploite à fond son gène humour quand je me pointe à la caméra les bras chargés de paquets et qu’il feinte par deux fois l’ouverture de la porte. Je ne lui en veux (presque) pas (à mort), je n’ai aucune légitimité question humour depuis que j’ai du tenter d’expliquer à A Qin sa blague Carambar. Pour faire court, voici ce que nous proposait Guillaume 44 ans : « c’est quoi le pire : avoir du chewing-gum entre les doigts de pied ou de la mayonnaise entre les fesses ». Je me suis sentue pathétiquement short of words pour éluder la traduction et sauver la réputation du savoir-penser français.

 

 

Bien, il est l’heure d’aller avancer de quelques chapitres le marque-page du livre intelligent (i.e. The Devil wears Prada). L’incurable greluche vous salue bien bas.

 

 

 

 

PS : je promets d’ouvrir un vrai livre intelligent si d’ici là mes deux hémisphères cérébraux ne s’auto-attaquent pas d’exaspération d’avoir une barque de pécheur dotée d’un moteur de Soyouz qui fait des A/R depuis plus de 2h, sous mes fenêtres, sur le fleuve. Je vous jure j’ai envie de lutter avec un ours tant ça me porte sur les nerfs. Des propositions?

* Je ne veux plus de commentaires sur le caractère ragoûtant ou nom de cette coutume qu’est le crachat ici. On le sait, c’est dégueu, on n’y peut rien, je ne vais pas lui fourrer sa langue au fond de sa gorge pour que ça suinte par les zoreilles :))

 

 

 

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 09:05

Vous vous êtes sûrement déjà retrouvés dans cette situation bizarre: vous SENTEZ qu’il y a quelque chose qui cloche, mais comme ça, d’office, vous ne voyez pas quoi. Ca peut durer longtemps, c’est peu gênant quand vous avez un caillou dans la Converse, ça l’est bien plus quand vous arborez un grain de maïs collé entre vos sourcils fraîchement épilés en réunion de direction. Mais je m’égare. Donc hier, je suis en train de pianoter sur internet pour trouver des éléments de réponse sur le fourrage immonde des mooncakes, quand j’entends trèèèès très loin (dans les limbes de mon cerveau ?) un appel insistant. Maaaarie. Maaaaaaaaaaaaaaarie. Marie !! Je ne savais pas que Jeanne D’Arc cherchait des émules parmi les étudiants ?!?? Je m’apprête donc à me tondre la tête en soucoupe capillaire et à me tailler une robe de bure dans mon dessus de lit, lorsque la topographie  de mon appartement me sauve la vie : pour atteindre la salle de bain, je dois passer devant le balcon, et là j’aperçois au sommet du building d’en face 4 ou 5 têtes d’épingles qui agitent leurs petits bras en criant Marie. Sacrebleu, Dieu me laisse un répit pour bouter les Allemands hors de Majorque, c’est fort urbain, j’ai un stage à finir. Passé un sursaut de surprise – je vous rappelle que je ne connais PERSONNE dans ce building, ni dans cette ville - et après avoir constaté que mon ouiiiiiiiii ? n’était pas capté par les oreilles de mes fans (lol), je décide de quitter le balcon et que l’option robe de bure peut être une activité sympa de lundi après-midi. Un coup frappé à ma porte interrompt ma créativité. Simone, la Chinoise la plus cure-dent de Chine, est porteuse d’une invitation à aller prendre le café chez un Français qui habite dans cet immeuble depuis 10 ans – la stature du Géant Vert avec la tête de Robert Hue, vous visualisez ? Bon, let’s go Simone (elle a les joues bien rouges, le déjeuner a dû être bien arrosé uhuh. D’ailleurs on s’est trompés deux fois d’étage). On entre chez Jacques pour y trouver 6 ou 7 expatriés, espagnol, italien, anglais, indien du Chiapas et un petit français en stage dans l’usine de Jacques. Le café est très sympa – oui, un café peut être buvable ET sympa - ça parle dans toutes les langues, même celle du baby teckel que j’avais pris pour une saucisse échappée du plat. Jacques est un personnage hors du commun, en tant que premier occidental à avoir pénétré la région, il connaît le district de Gaoming comme sa poche – district qui couvre une superficie de la taille de la région parisienne jusqu’en Seine et Marne – et d’ailleurs cherche à convaincre les autorités du coin de sauvegarder le patrimoine notamment par la construction d’un musée de la vie quotidienne du siècle dernier. Petit cours pratique : on se balade tout l’aprem entre expo de photos de Gaoming, atelier de peintre calligraphe, fouilles archéologiques découvertes sur le tracé d’une autoroute hors de la ville. J’apprends également des choses surprenantes, au hasard : il y a un village dans le centre de la Chine dont les villageois sont persuadés d’être les descendants de guerriers gallo- romains. Certains enfants naissent encore blonds, ils n’ont pas le faciès chinois, c’est vrai que ça prête à confusion dans un pays où pour devenir blond, il faut rester 12 semaines dans de l’eau oxygénée. (Après analyse de l’ADN, il se trouve que ce sont plutôt des gènes turcs qui coulent dans les veines de ces villageois – un turc en visite dans les anciens temps a certainement voulu poursuivre plus avant ses études anthropologiques et se .. hum.. développer localement. Bouh le turc qui a fauté !) Sinon, il y aurait 200 à 250 prostituées dans mon immeuble. Autrement folklorique comme nouvelle, mais ceci explique pourquoi quand je sors après 19h30, j’ai l’impression d’évoluer dans une boîte à StripTease des bas-fonds de Shanghai. Bref, une journée riche en enseignement.

 Je crois qu'A Qin est persuadée que je parle aux animaux; c’est gênant. Dans le bus qui nous amène à Longjiang, j’avise une poule qui me regarde d’un œil torve. Ladite poule se trouve la tête à l’envers, portée dans un sac plastique à anses dont on troué le fond pour laisser passer la tête. En fait elle se mange les pavés à chaque fois que sa propriétaire fait un pas – la chinoise n’est pas grande. D’où, aigritude de la poule.  Donc je lui fais coucou pour la dérider, et je dis à A Qin d’un air pénétré «  ca fait 5h qu’elle est dans se sac, elle dit que ça lui pompe le sot-l’y-laisse de voyager la tête en bas ». « Ah parce que tu parles aux poules toi ? » ; Moi, bêtement, je continue à plaisanter «  yes, j’ai même réussi à faire comprendre aux blattes de mon armoire que je préférais qu’elles colonisent l’étagère des chaussures que celle des T-shirts. » Et là elle me regarde bizarrement et elle fait « wow ». Puis elle regarde la poule, et lui demande si « ca va ». Là, j’ai eu une goutte de sueur dans le dos.

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