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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 03:12

Le plus petit aussi. D'aucuns diraient que c'est le Gérard Jugnot de l'Empire du Milieu, mais ce n'est dû qu'à son début de calvitie, phénomène assez rare ici (cf la densité capillaire de rigueur pour que l'oursin mort se dresse glorieusement sur le sommet du crâne). Grand fournisseur de glaces et autres undays s'il en est.  bref, notre ami PeterAu passage, ne me demandez pas ce qu'il faisait avec ses mains, il ne le sait pas non plus (Tsing Tao et Karaoké obligent)

Et on notera la déco assez subtile du lieu, c'est un lieu de la nite, c'est beau, c'est kitsch, c'est tendance.

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 05:25

Dehors, je ne vois rien, dedans non plus (la fenêtre de mon bureau fuit). Je viens de voir passer l'épave du Titanic en dérive depuis le pôle par ma fenêtre. Adieu

Bon, je ne suis pas qu'un ventre, cette critique est tout à fait hors de propos ici, simplement, vous l'aurez remarqué, l'occupation principale et la préoccupation quotidienne du chinois est de manger, de trouver quelque chose à grignoter, de buter sur des marchands ambulants dont les victuailles baignent à l'heure où je vous parle dans plus d'un mètre d'eau (la tendance Noé revient, c'est officiel), de cracher des cartilages de poulet et de se pyrolyser la luette à coups de piments huileux.

Quelle ne fut donc pas mon horreur quand A Qin me dit hier, après le départ d'Ellen pour sa province pour une bonne semaine:  "hem, Malie, I don't know cook, Ellen is the only one know" (l'anglais approximatif est retranscrit tel quel, ne vous moquez pas, je parlerai aussi aléatoirement l'anglais à mon retour; adieu mon examen de compétence en langues ;)). Sur ces bonnes paroles, un ange passe.Incrédule et vaguement inquiète,je  nie: "Mais A Qin, tu SAIS cuisiner, tu nous a fait quelque chose de très bon l'autre fois". Peu à peu, je sors de mon apathique horreur en comprenant que si elle ne sait pas faire le canard laqué, ma soupe de riz du matin au moins est saine et sauve. A Qin a qd même quelques notions de cuisine, même si ellen s'en charge habituellement. D'ailleurs, hier, A Qin nous a carbonisé pour le dîner deux sardines au micro ondes, puis les a disposées artistiquement (enfin, aussi artistiquement qu'on peut disposer des sardines tordues en spirales sous l'effet de la cuisson brutale et prolongée) sur un lit de je ne sais pas quoi noires et très .. heum... goûtues. Pour ceux qui ont eu la chance de partager les repas des enfants pendant un mois en Roumanie - et ceux qui ont survécu - ce sont les mêmes baies?/champi?/fèves macérées? qui nous ont poussés à la révolte le 23e jour... Ceci dit, comme il y a toujours plus d'un plat, ainsi que le sempiternel bol de riz, le repas a été très apprécié, sutout après la perspective furtive mais heureusement infirmée du néant culinaire de la semaine qui vient.

Le pire, c'est que je sais aussi cuisiner, j'adore ça, et ça me manque beaucoup. J'ai même proposé un premier temps de faire un gateau aux filles, qui ont accueilli la nouvelle comme si j'étais Dalida, mais voyez vous, il n'y a ici ni farine blanche, ni beurre, ni four. Le seul ustensile de cuisson dont je dispose, c'est le microwave-massacreur-de-sardines (au passage j'ai glissé à A Qin que chez nous, on les mangeait au sortir de la boîte de conserve, et que c'était également déicieux. Le message n'est pas passé j'en ai peur). J'ai bien pensé faire des crêpes, mais dans un Wok elle vont avoir la forme d'une parabole TPS avec un cône par dessous,  il est impossible de régler la plaque chauffante puisque ce n'est pas du gaz mais une espèce de plaque en fonte (en gros la cuisson c'est ou froid ou bouillu) et en plus je n'ai pas de farine. Bref, me voilà bien marrie (uhuhuh). Mais je n'abandonnerai pas.

 

Pour vous tenir en haleine, ce soir, je mets en ligne l'ignoble "photo future lauréate du Guiness des records" du beignet fourré à la graisse de porc, chaud  - donc exsudant la graisse liquide par tous les pores de sa peau de beignet.

 

PS : si ce soir la photo n'est pas en ligne, c'est que nous sommes bloqués à l'usine sous 2 mètres d'eau, ou bien que je me suis envolée vers Canton propulsée par la force de la tempête sous mon parapluie. J'en profiterai pour chercher là-bas si il n'y a pas de farine.

PPS : on vient de tirer au sort qui allait chercher le repas dehrs. Ce n'est pas moi. J'ai une chance de survivre .

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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 10:02

Hier, Georgette* ( les noms ont été volontairement modifiés pour respecter l'anonymat - et c'est le premier nom qui m'est venu à l'esprit. Tut tut tut, ça passe tout à fait bien) me fait la remarque que je ne raconte pas assez ma vie au quotidien, que les anecdotes ne lui permettent pas de savoir comment je vis tous les jours etc. Je me lance, peignons à grands traits les croustillantes composantes de ma vie quotidienne :

- la climatisation de ma chambre est sur 29°C.

- Cependant, le soir quand je rentre, je la baisse à 25°C(mmmmh, oui, vous pouvez vous permettre un hochement de tête interessé)

- ma serviette de toilette est blanche (mais ne le restera pas longtemps), striée de bleu

- il y a 15 minutes entre mon immeuble et la factory, et parfois, le feu passe au rouge!!!!!! (wouaaaaah)

Bref, vous voyez déjà mieux comment je vis. Non, mais sans rire, je peux par exemple vous dire que mon appartement comporte un grand salon, 3 chambres, 2 salles de bains, une petite cuisine tout en long et trèèèès peu équipée, un balcon, qu'il est situé dans un des 4 immeubles d'une résidence fermée par une guérite de gardien (14 gardiens au moins fort de la bataille, dans un espace de 4m² - plein emploi), et au bord d'une route qui a l'activité d'une autoroute, puisqu'elle va de Canton à je ne sais où 200km plus loin. Mais sinon, rien de la base de ma vie quotidienne ne saurait vous tenir éveillé plus de 3 lignes, donc je préfère les anecdotes - Ni vu ni connu, je viens de justifier ma ligne éditoriale, je suis prête à faire acte de candidature à l'OFP.

Aujourd'hui on attendait le logo CFE de l'entreprise Creaform (pour laquelle je travaille, pour ceux qui ne suivraient pas, mais là, c'est vraiment de la mauvaise volonté. Toujours bien lire l'énoncé était le leitmotiv paternel de mes vacances d'été). Soudain Ellen explose de rire, je m'approche et je découvre sur l'écran un C bien ormal, un E tout à fait acceptable, mais qui entourent un F qui a , au choix, la forme d'une femme enceinte qui se gratte le coude en l'air, ou d'un danseur de flamenco sans son tutu. Je passerai sur la couleur mauve, qui personnellement me rappelle les twins sets d'Angela dans la série "Arabesque". Je crois que je n'ai pas réussi à calmer les fous rires d'Ellen pendant l'heure qui a suivi, je crois qu'elle ne s'attendait vraiment pas à ce genre de design, surtout quand on sait que ce n'est pa sla fantaisie qui l'étouffe ;) En revanche j'attends avec impatience le nouveau logo, peut être aura t'on droit à un F  version "le Tibet fête Halloween" - quoiqu'on a pas mal freiné l'élan créateur du webmaster en lui demandat de se cantonner au bleu.

  Plus tôt dans la journée ça avait déjà été la lutte pour trouver le nom de domaine, à chaque fois qu'on en choisissait un, le webmaster téléphonait pour dire que non, décidément, celui là non plus n'était pas possible. J'ai bien proposé www.ellensemarre.cn, mais il y avait trop de lettres paraît il. www.pattedepouletbouillie.cn aussi, imprononçable. Ce n'est pas tant l'annulation répétée de nos choix soit disant définitifs qui me fatiguaient, c'est plutôt qu'à chaque coups de fil, Ellen hurle en chinois dans le téléphone comme si elle téléphonait à un tunnel du Hunan, qui, ont le sait, à l'ouïe plutôt difficile. Meme si elle entend bien, elle hurle. C'est comme ça. Ca s'appelle la persuasion par lassitude adverse.

 

 

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 11:44

Comme chaque matin je travaille en écoutant Europe1 - enfin les podcasts d’internet, parce que si d’aventure je veux écouter en live, déjà je me tape le matin  les heures les plus creuses de la nuit où ils repassent Tino Rossi alors que c’est même pas Noël, et en plus il y a des interruptions et des phrases qui sautent  toutes les 2 secondes - J’ai demandé à Ellen si cela ne la perturbait pas dans sa concentration toute chinoise, mais comme de toute façon elle ne me dira jamais non, j’ai quand même mis un écouteur par bonté d’âme. Un seul : si elle veut me parler je ne suis pas une caricature autiste,  et je peux quand même écouter la radio. Donc, ce matin, j’écoutais une émission au hasard quand l’animateur, un peu survolté déjà à la base,  me lance un beau – petite pause : je dis « me » parce qu’à cette heure là je dois être la seule à me repasser l’émission, et de toute façon la seule à repasser l’émission tout court – un beau « le corps apparaît alors dans sa resplendissance ». J’ai failli en avaler mon cartilage de poulet de travers (je reviendrai sur cet épisode malheureux plus tard). Je me dis heureusement qu’ici ils ne comprennent pas le français, j’aurais eu honte de ma langue et de ma radio. Mais par ailleurs y’en a 400 000 autres qui ont écouté ça à l’antenne et qui vont ressortir un « dans sa majestuosité de resplendissance » au bac, pensant que ca rapportera gros. Pauvre France. Et ça ne fait que 20 points au Scrabble (je sais, je connais la valeur des lettres par cœur).

 

 

Donc, je me suis encore fait avoir. LE petit cartilage de poulet subtilement introduit dans le paragraphe ci-dessus, et il n’y en aura pas d’autre vous pouvez me croire, m’a été traîtreusement proposé par Ellen, qui me sort tous les jours de sous son bureau des inepties alimentaires qui vont de mal en pis (de Charybde en Sylla, pour les littéraires qui préparent leur entrée vous savez où en septembre ;) ). Ce matin elle me tend un paquet huileux, je me dis « allez ma fille, on va pas faire sa diva tous les jours, goûte, au moins ». le cartilage déjà dans ma main, entouré de sa peau translucide et grasse me fixe déjà d’un œil narquois quand je m’enquiers « C’est pas épicé au moins ? ». Ellen me fait non de la tête, mais il faut savoir une chose, c’est que Ellen mange les piments par poignées et ça lui pique même pas les yeux. Je l’enfourne pour ne plus l’avoir en perspective, ça y’est je ne sens déjà plus mes lèvres, ça craque, ça brûle, j’ai les dents qui patinent et le sourire qui faiblit. Je me frotte un œil pour faire diversion, et là c’est la cata : j’ai du piment dans l’œil. Pour une fois que je n’étais pas habillée en rouge, mon œil prend le relais (au passage, ça brûle quand même intensément). A midi, elle me repropose du piment sous forme de condiment, et  là je l’assassine en lui disant que je vais aller habiter à Gaomin si elle continue d’attenter à ma vie. Elle rigole. Moi aussi : ceci n’est possible que depuis 20 min, l’heure à laquelle ma langue a enfin dégonflé de l’épisode cartilagineux.

 

 

Je pense que le piment a déjà commencé à m’attaquer le bulbe par le nerf optique, parce que ce matin j’ai vu un banc de vieillards marcher à l’envers en pyjama sur la route. Ce n’était pas une assemblée statique de Tai Chi, nan, mais un vrai marathon, on aurait dit qu’ils se rendaient au marché. Je sais pas si ils ont l’impression de remonter le temps, en tous cas c’est super dangereux quand ils traversent.

 

 

 

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 06:56

Ca y'est, je suis la seule occidentale du coin. Vue d'avion on doit quand même me voir, je vous rassure, j'ai mis une robe rouge et je depasse mes congénères de 50 cm.

Dernier dîner ensemble, accompagnées de Coco et A qin, rejoints par Peter qui a encore dû payer des glaces à tout le monde pour une raison qui lui échappe et qui - mais on ne lui dira pas - n'existe pas, puis tout le monde rejoint ses pénates. Je déambule avec A qin et Coco dans les rues surbondées de Gaomin - on est saturday night fever ou on ne l'est pas - en essayant de ne pas rigoler quand A qin me demande quelle coupe de cheveux je préfère entre cette fille qui a un oursin mort sur la tête et cette autre qui a du se faire coiffer dans un Lavauto  Elephant Bleu avec des rasoirs rotatifs en guise de balais. Puis, ramenée vers Longjian dans le pot de yaourt vert pomme, je joue à Qui Veut Gagner des Millions de Décibels en chantant à tue tête dans le taxi avec mon chauffeur unilingue, sur le CD chinois que je me tape depuis le début du séjour. L'avantage, c'est que j'ai l'impression de pouvoir les chanter - en fait je chante en miaourt, c'est à dire comme quand sur un tube anglophone tu t'égosilles sur des "I will mmnnnnneeemmmeyyyy , mmmmlowey toooo ", ce qui ne veut en soi rien dire mais va bien aussi sur la chanson. Ca marche bien sur du Mariah Carey, par exemple.

Le lendemain, c'est dimanche, qui dit dimanche dit off, qui dit off dit : encore plus de monde sur l'autoroute à côté de ma chambre. ouais! Donc Jakadi a dit : pas de grasse mat pour toi Malie. Je fais connaissance qq heures après avec le très maigre boyfriend d'Ellen. En allant à la cuisine, il me gratifie d'un " hello good morning" (j'attendais le: "Vietnam"), donc je me lance de fort bonne humeur dans un tirade de mon plus bel anglais shakespearien, quand ses yeux écarquillés et tout à fait paniqués me stoppent net : c'est Ellen qui a du lui apprendre ça, mais le pauvre ne parle pas un mot de plus d'anglais. Je pouvais toujours attendre mon Vietnam.

Je rejoins Toni à l'hotel, où il finit son rendez vous avec Shirley dite la veuve de Mao, et on monte au Ming Can Tchang chez les filles, qui d'après mon évaluation personnelle, doivent être en train de boucler leur valis, et d'après la leur, sont effectivement en train de faire leur valise, mais dans leur sommeil. Bref, le déjeuner est repoussé d'une bonne heure, c'est pas grave, j'ai quand même mangé des farcis vapeur au boeuf au petit déjeuner, j'ai des réserves. J'avais entr'aperçu les beignets de saindoux de la veille dans le frigo, mais je sais pas, je le sentais pas. Puis c'est l'heure des adieux déchirants dans le soleil couchant sur une musique titanesque. En vrai, c'est la ruée vers le ferry pour passer à la douane avant les mille personnes de la salle d'attente, donc point d'adieux déchirants, de toute façon je suis attendue au même moment pour un badminton avec A qin, Coco et son frère. Nous passons l'après midi entre salle de sport (moite), petite terrasse et jus de pastèque/frites, et visite enorgueillie du supermarché du coin (2 employées par rayons, qui scrutent les étagères des fois qu'un bidon d'huile voudrait vivre sa propre vie. Le plein emploi je vous dis). Je rejoins le Ming can Tchan pour la soirée.

Pour rejoindre A qin le lendemain matin, je réunis toutes mes forces GPS. Me souviens plus où elle habite, zut. Au dernier moment, le flash, ça me revient, je suis sauvée. La vie est une lutte perpétuelle. Elle doit passer à la banque pour régler l'électricité, c'est pareil pour tout le monde, chaque mois. Ils sortent un petit carnet genre livret rouge, où est consigné le montant de chaque mois, et chaque mois il faut faire le déplacement pour payer en cash et faire tamponner son livret. Easy. Après avoir acheté le meilleur petit déjeuner de mon séjour (il en a l'air, en tous cas, on n'y touchera qu'arrivées au bureau 1 h après), on prend le bus pour longjian. Il faut savoir que le bus ne suit pas d'arrêts, il s'arrête quand quelqu'un fait signe au bord de la route, quand le chauffeur veut acheter une bière à ses potes, quand il veut faire une pause... mais le pire du voyage reste la moto de Longjian à la factory, j'ai cru que j'allais simultanément perdre une dent avec les nids de poule, mes cheveux avec la vitesse et ma raison avec l'obéissance plus qu'aléatoire à la sécurité routière. Mais je suis là, rassurez vous je ne vous écris pas avec ma dernière dent et en plus, le petit déjeuner est divin.

 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 08:09

Je vois bien arriver le 12:00 fatidique de mon horloge digitale, mais j'espére pouvoir le prendre de vitesse, et je tape de plus en plus vite les mesures des fiches techniques, mais bientôt, c'est le drame : 12h sonne dans l'estomac d'Ellen alors qu'il me reste encore 2 catégories. Je lève des yeux implorants, je vois que c'est peine perdue.  Que voulez vous. Ventre affamé n'a point de zyeux.

 

La belle soeur d'Ellen nous a invité Ellen et moi à venir partager son repas avec son mari, qui est donc, si je suis bien, son frère. Celui d'Ellen. Elle, travaille au bureau à côté de nous et son frère est un ouvrier de la factory. Ils habitent  l'immeuble à coté de leur lieu de travail, c'est très commun ici (ceci dit si ils marchent aussi vite qu'Ellen, ils  peuvent mettre 20 min à venir le matin). On pénètre dans une ruelle sombre, boueuse dans laquelle fument les antres des cuisines des restos avoisinants.Des poules me fixent d'un air stupides, elles ont 8 pattes. 8 pattes....8....paaaaaaaattes ....(j'essaye de retranscrire ma réflexion).8 pattes???!? le SRAS a fait des ravages dites-moi. Bon en fait, elles sont juste à 10 dans 90 cm², ceci explique pourquoi ma poule avait deux pattes qui lui poussaient sous le menton.Vu la puanteur, je ne m'attarde pas et je suis Ellen qui franchit l'entrée de l'immeuble. On monte 3 , 4 étages, et on arrive dans une pièce de, allez , 11m², qui est donc l'appartement de sa belle soeur et de son frère. En fait il s'agit d'une cellule, avec trou pour les toilettes turques, surmonté d'un pommeau de douche, qui lui même empiète sur le plan de travail où est posée une plaque chauffante (qui sert de lit. Non, là je plaisante). Le reste de la pièce est envahie par un lit superposé et une mini table, le tout recouvert de papier journal. Promis, je ne me plaindrai plus JAMAIS de ma chambre d'étudiante ou de ma location de ski. Ceci dit, on mange très bien, comme d'habitude, un gros bol de riz comme base, et plusieurs plats de légumes et viandes pour accompagner. On me fourre d'office une espèce de beignet, un peu farineux visuellement, croustillant en fait, et à l'intérieur, c'est mou et un peu translucide. Le temps d'analyser et de comprendre, je viens donc de m'enfiler allègrement 3 beignets de gras de porc frit (le gras de porc ne sert pas de friture, mais de garniture, oui de garniture appelez le SAMU je suis victime d'une crise de cholestérol galopante). Et 3, parce que au début j'ai trouvé ça bon, mais maintenant je crois que je vais me concentrer sur mon riz, d'accord? non, merci madame, déclinons poliment par geste un 4e beignet, sinon en plus de leurs effets personnels, de leur mobilier et de leur lit dans leur 11m, ils vont avoir mon corps en phase de lipidisation dans un coin; et franchement, ya pas la place. Je précise que pendant qu'Ellen et moi mangeons assises, eux sont debout. Pas de place.

 

L'avantage certain de manger à coté de son lieu de travail, c'est qu'il était 12h13 quand on est parties, et qu'il est 12h40 quand on remonte. Sur le chemin du retour, je vois un cuisinier sortir un canard mort de parmi ses congénères du clapier suscité. Un jeu de cartes qui a mal tourné, sans doute, la loi de la jungle est sans pitié dans les clapiers. Ceci dit, je me demande depuis combien de temps il est mort, parce qu'on a quand même mangé là hier.....

 

De retour, Ellen se pose sur sa chaise et s'endort aussi sec; La sieste post dejeunale est sacrée. Surtout qu'elle doit aussi récupérer d'hier soir, dîner lors duquel nous a été proposé un buffet. Ne proposez jamais un buffet à un chinois, à Ellen, ils deviennent fous. Ayant intégré que le buffet fermait à 21h, elle a fait des allers et retours au pas de course pour ramener l'intégralité du buffet sur notre table. Vous auriez vu son sourire jubilatoire lors des démarrages en côte pour aller recharger, c'était magnifique. Moyennant quoi, on en a mangé la moitié, et on n'a même pas remporté le reste en doggy bags. 

 

Sacrée Ellen, si elle n'existait pas, on ne pourrait même pas l'inventer.

 

 

 

PS : AL, ce que je raconte de mes aventures culinosuicidaires ne reflètent que le neuvième de ce qu'on mange ici; Le reste est vraiment délicieux, donc lâche immédiatement ce sac de nourriture déshydratée pour cosmonautes long-cours que tu allais fourrer ni vu ni connu dans ton sac.

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 16:24

Plus de photos plus de frissons plusssss d'aventûûres (enfin à partir de midi...lol)?

Courez sur http://learacioppi.spaces.msn.com.

 

J'aurais pu faire annonceur à la radio... quel talent.

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 08:30

Avant toute chose, ceci est un hommage au titre de Chacha;)

Attention, il est 12h03, comme je vous l'ai précédemment signalé, les Chinois s'autodigèrent à partir de 12h; tout délai d'attente prolongée avant l'appel libérateur  - "Chifaaaaaaaaaaaannnnnn" - met en jeu leur vie. Tout au moins l'équilibre de leur journée (il en est de même pour le repas du soir : 18h). Donc, à 12h05, nous partons en cortège pour le resto qui jouxte presque la factory. On y mange souvent ces temps-ci, ce n'est pas une raison suffisante pour nous accorder un discount selon la gérante, mais bon, on y mange plutôt bien.

Aujourd'hui, c'est Steevy qui invite, et il a décidé de nous faire goûter du serpent. Comme ça, je n'ai rien contre (je vous rappelle mon état de faiblesse général, pour ceux qui penseraient que la raison me fuit - c'est peut être le cas). Pensez donc, du serpent. Représentez-vous la bête (pas un anaconda, hein, prenez ce que le steak est au T Bone: une pièce normale). Or, prenez un serpent lambda - vous en croisez tous les jours, je sais-: pas plus épais qu'un bic .Je vous l'accorde, ces considérations ne sont d'actualité que lorsque l'on vous met en perspective de MANGER un serpent. Sinon, on n'en à que faire que la population "serpent "comporte Fat Snail ou Sim (l'acteur). Mais quand il s'agit de trouver de la chair sur un bic, ceci est une autre paire de manche.

On nous amène donc un bain bouillonnant aromatisé à je sais pas quoi, qui ressemble assez à du jus de viande, ou même à un roux délayé, et la serveuse y précipite tronçons de bics -serpents pardon - os de veau (très charnu aussi, il faut le reconnaître :/), coriandre, gingembre (euuuaaaark). Ca bouillonne un temps, et après, festival: avec tes petites baguettes, tu te saisis d'un morceau de pneu glissant, bourrés d'os fins comme des arêtes avec rien à grignoter dessus que la peau caoutchouteuse de ladite bête, qui n'a rien perdu de sa superbe  et de sa morgue dans l'humiliant jaccuzzi.

Bref, heureusement un peu de riz et de legumes nous apportent un réconfort subtantiel. C'est sur Peter cette fois qu'est tombée la charge d'aller nous chercher des glaces, et comme il n'avait pas du non plus se rassasier ce midi, il nous a ramené des sundays du Mc Do avec deux grandes frites. Mondialisation culinaire, vous disais-je. Deux choses à noter en passant: les frites du Mc Do donnent des boutons aux chinois, d'après Peter (seulement celles là, il faut dire que celles de leur resto sont divines), et ils mettent les sundays dans des grands sacs remplis de glaçons pour les transporter. Ingénieux, ça évite le sunday chocolat supplément salmonelle:).

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 02:54

Par bonté d'âme, ne montrez pas ce poste à Nouille ( notre concept de chat, dépourvu d'attirail caudal), elle se vexerait encore. A qin me demandait si j'avais des animaux; je lui réponds que non, et puis je me souviens que la masse inerte de poils que je retrouve régulièrement sur mon lit, ou en train de croquer négligemment un brin d'herbe pour ignorer mon passage, ou encore en chien de faïence contemplant le mur. Je m'exclame "ahhhhhhh, CA!". Donc, je lui montre quelques particularités picturales de notre chat, et à, c'est le drame, elle me demande :" So cute, What's its name". Ahem. Comment traduire Croquette Poilue, Nouille, Crocus Putréfié, tous les sobriquets dont nous l'avons affublée des années et qui reviennent régulièrement - donc qui méritent d'être cités? De guerre lasse, j'en ai finalement soigneusement choisi un, traduit par "Noodle", et là, j'ai vraiment cru qu 'A Qin syncopait. Ca les a fait autant rire que Mr Bean ds l'avion.

 

Pardon, Nouille.

 

Ceci dit, pour des gens qui comprennent "glace de coco sur lit de pastèque" alors qu'on leur demande juste un café, c'est un peu fort. L'honneur est sauf, Nouille.

 

Autre mémorable expérience d'hier, la tentative de sortie de notre place de parking par le chauffeur de taxi. Je vous pose la scène: une voiture devant à distance raisonnable (traduire en langage féminin par "beuhhhh, ça passe!!"), et, PAS de voiture derrière. Niet. NADA. Bon, même sans permis, je pense que j'aurais pu sortir de la place. (Fausse modestie de fort bon aloi). Mais non, après une série "d'avant accélération arrière calage", Toni a décidé de prendre le volant, de le braquer totalement vers la droite, et là, sous vos yeux zébahis monsieur le chinois: CA PASSE. Quelle témérité, j'en tremble encore. Je pense que le chauffeur ne s'était peut être pas remis du diner auquel il s'est fort habilement invité dont la conversation oscillait entre anglais, français, spagheti et élucubrations amours de Peter.

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 13:29

Ok, ce titre laisse présager que nous avons finalement embouti une vitrine du centre ville en essayant une énième fois d'éviter un cycliste kamikaze. Pas encore, le pire est à venir, je vous dis.

En fait de vitrine, je vous parle de Hong Kong, vers laquelle nous avons pris le ferry hier (3h de trajet porte à porte puisque le ferry nous pick up au bas du Ming Can Tchang, l'appart des filles, et nous dépose au centre de Honk Kong. Ce sont les culs de jatte qui vont être contents ;)) Toni a eu la gentillesse de nous prendre des billets VIP, donc nous nous sommes retrouvés dans un petit compartiment, calés dans des sièges inspiration "Week end cosy à Ascottcottage ", avec la tapisserie anglaise de mauvais goût qui va bien. Ceci dit, très confortables, on a tous récupéré du New Face de la veille, et moi de ma virée à Pékin ou presque avec le chauffeur de taxi perdu.

arrivée à Hong Kong, formalités d'usage. Le choc est rude : il y a plus de 4 occidentaux dans mon champ de vision, cela quadruple la proportion habituelle. Fichter, on ressemble à CA?? mouhahha je rigole, j'ai bien regardé dans ma glace j'ai pas les yeux bridés. Encore. Partant à la recherche d'un hotel pr la nuit, on atterri dans le lobby d'un frigo international, euh, pardon, hote. Les chambres sont étroites, à la mesure de la place de libre qu'il reste sur Hong Kong!!! Ici, le premier symptôme de luxe, c'est la climatisation. Se considérant comme ville du luxe et de la richesse, la clim est sur...12? allez 13 degrés. Bref, je rentre dans un centre commercial, mes poils font la holà et pour ceux qui ont vu "The Day affter Tomorrow"(chef d'oeuvre d'angoisse hahaha), mon bras se transforme en Manhattan dans l'oeil du cyclone.Assez usant pour l'organisme, surtout que toutes les 2 min on ressort dans une atmosphère si chaleureusement moite que j'ai l'impression de nager dans de la salive.

Je mets les photos en ligne, qui résument nos visites de la ville. Elles ne rendent évidemment pas compte de la densité des buildings et de la population, de la frénésie de l'activité qui anime les rues. J'ai vraiment adoré cette fourmilière. En vrac, la rue des expatriés qui serpente vers les sommets de Hong Kongs, où l'on croise Etrangers, Chinois, Superman, Charlie, Indiens, Son Goku (un intrus s'est glissé parmi la liste, sauras-tu le retrouver?), les bars a tapas, les bars irlandais, les bars huppés, le bar du prestigieux Hotel Peninsula (fantastique, décoré par Stark, surplombant HK), le ferry qui relie les deux îles... Peu de choses comparées aux richesses de HK, trop peu à mon goût, mais le temps nous était compté. Journée internationale aussi, avec salades italienne à la feta le midi, tapas espagnols le soir, japonais le lendemain matin/midi. Vive la World Food.Où nous retrouvons avec plaisir notre amie Patte de Poulet Bouillie qu'y s'invite définitivement dans toutes les soupes.

Le lendemain, j'avoue que l'activité "Loque in HK" a pris le dessus, et quand on se réveille vers 11h, Toni a déjà eu le temps de se lever, prendre son petit déj, rencontrer ses avocats, acheter les billets de ferry, faire le check up ds chambres.... Culpabilité? oui un peu... ;) Promis je dormirai pas dans le ferry!!! Le souci, c'est que tous les autres ont dormi. Solitude dans le brouillard de la Rivière des Perles, ponctuée des cris du film décidément dramatique diffusé dans la cabine principale. Je crois que le héros se faisait trahir par son ami de longue date (enfin, d'après les images, car mon vocabulaire ne s'est agrémenté depuis la dernière fois que de " Noooon pas la patte bouillliiieeee" et "C'est quoi ce jus bizarre". Et, euh... "A gauche".Demain ,je retiens "A droite")Ceci dit, cette intrigue est déjà plus compréhensible que celle de ce soir sur CCTV14, où le héros regarde au fond de son verre d'eau et y aperçoit un bébé avec un turban, le tout sur une musique déchirante. Niveau simplicité de l'intrigue, les films de David Lynch passeraient pour "Le miel et les abeilles", à coté.

(bouin, du miel, je veux du miel)

Pour finir, "tranche de vie dans un taxi" animé par Laurence Ferrari à la rentrée sur les chaines chinoises (séquelles du mercato des animateurs TV, vous ne la saviez pas encore celle là hein?). Je me demandais pourquoi mon chauffeur habituel (celui de la voiturepétrolette verte) me regardait à la dérobée en ayant dégainé son portable. Un moment plus tard je tourne la tête (une femme à bicyclette venait de couper perpendiculairement l'axe autoroutier pour ramasser sa poule de l'autre coté. Classique), et il en profite pour me prendre à la sauvette en photo sur son portable. Je pense que "Grande Occidentale sudipare Moite et Perdue" va être le sujet de conversation (de risée?) du jeu de dés à l'heure de thé ce soir.

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Published by La Mouette - dans wizlamouette
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