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23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 04:18

Quand j’attends en Chine – verbe intransitif ici, pas besoin de complément type « le bus », « à la caisse », « Ellen », on attend tout le temps et partout – une colonie de questions existentielles me passe paresseusement dans la tête. Dernière en date : Pourquoi les chinois ont-ils les yeux bridés ? C’est en voyant passer un occidental sur une mototaxi (hein ?? un occidental ? Ca fait… TROIS ! depuis mi juillet c’est un peu l’invasion), la face écrabouillée par le vent, les yeux ex-orbiti tout asséchés par la vitesse et la pollution, crispé en une attitude de j’ai-l’air-ridicule-et-j’assume-pas, que j’ai compris que c’était plus une adaptation pour la survie de l’espèce qu’une simple question d’esthétique – un mec qui se serait dit un jour de solitude et d’ennui : tiens et si j’essayais de me coudre le coin des paupières. Un œil bridé, donc aux trois-quarts fermé ; évite ce genre de scène d’horreur visuelle que constitue un occidental qui tente par tous les moyens de fermer des paupières alors que celles-ci, mues par une force centrifuge, rejoignent qui son cuir chevelu, qui son menton. Atroce. Perso, j’ai adopté les Ray-Ban.

 

Hier nous sommes allés en commando punitif  secouer les pupuces au webmaster, qui ne parle pas anglais mais qui n’a pas l’air de parler chinois non plus. Rappelons anecdotiquement que Gaomin – Canton = 1h15, c’est important pour la suite de l’histoire. Donc à 9h30 passés, tout le monde est arrimé à son siège, prêt à s’en mettre plein les mirettes sur l’autoroute type le Grand Splatch version asphalte. Profitons-en pour exposer la technique de conduite novatrice de notre as de la route, Hua Siji : se maintenir à tout prix sur la file de gauche. Peu importe que sur toute la longueur des 20 bornes entre Gaomin et Longjian 8000 camions utilisent de raison cette file pour tourner à gauche (alors que nous on va tout droit): même s’il est bloqué toutes les 2 minutes, Hua se bute sur ses décisions de pilote, ce sera la file de gauche ou le hara-kiri, déshonneur de n’avoir pas tenu sa décision. De toute façon à chaque fois qu’il sort timidement son nez à droite pour doubler la voiture qui veut tourner, il se prend une rafale de klaxons de la file de droite, se fait tailler un bermuda en feuille de riz, donc on fait la tortue et on reste à gauche. Il est également persuadé qu’il n’y a qu’une place principale à Canton. Le webmaster nous ayant donné rdv sur UNE place de Canton, Hua nous assure qu’il la connaît, nous sommes plus… dubitatifs.C’est qu’on commence à bien le connaître – j’ai pas dit le comprendre. Résultat, on a fait Canton Est, Canton Ouest, Canton Sud, Canton Sud Est ; pas de bol c’était au Nord. 3h après, on arrive légèrement exaspérés chez le webmaster. Réunion au cours de laquelle il nous annonce que : non, on ne peut pas redimensionner les photos, non, on ne peut pas changer la police, non on ne peut pas ajouter un onglet.(Et pour le foutage de gueule* euh…. ça se passe comment ? On peut payer tout de suite ?). On finit par trouver un terrain d’entente, et le webmaster nous invite à déjeuner. Toni, Ellen et moi nous précipitons dans sa voiture, magnifique Odyssée silencieuse et climatisée, en abandonnant le pauvre Hua tout seul dans son cagette verte. Le restaurant est à 3 rues, attention, c’est super loin (ahaha). Ne rigolez pas trop vite, ce n’est pas évident pour tout le monde : en arrivant, je me fais la réflexion qu’il manque quelque chose à mon univers : où est la pétrolette verte ? Et bien oui, vous l’aurez deviné, il s’est encore perdu, le temps d’une rue. Il nous rejoindra une bonne demie heure après, j’ai eu le temps de m’étrangler de rire et, il faut l’avouer, d’effarement. Un cousin caché de Celine et Laura  (rhoo non ca c'est facile. Les filles, speciales cassdédi:-))

Toutes mes confuses, j’ai oublié d’aborder ma vie quotidienne : sinon, on meurt de chaud, Ellen a perdu son talon sur le trottoir donc elle est encore plus basse que d’habitude, j’ai remangé des piments ça s’est bien passé, merci, j’ai même tenté les boulettes gluantes de riz noires fourrées au sucre au petit déjeuner, le moon cake, souvent c’est vraiment digoulasse, et dans la série du soir Johnny a enfin largué Season. Drame au brillant cabinet d’avocat de Hong Kong.

 

Bon, il est temps d'aller me mettre les gambettes en position haute, histoire de redistribuer le sang dans le bon sens et d'essayer de retrouver mes chevilles ou un semblant de forme.

 

 

* oulalala elle est vulgââaaaire…

 

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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 06:14

Les photos de mon anniversaire / apocalypse sonore de Gaomin sont en ligne.

Je vous ai manqué hein? Je ne veux pas de réponses, c’était purement rhétorique. Au fait, les photos de Shanghai sont en ligne depuis hier, vous pourrez voir que j’ai les cheveux longs quand je boude l’appareil – en fait j’attendais Ellen disparue dans les limbes du Mc Do, vertuchou, ça fait quand même 23 min… j’appelle FBI portée disparue – que les buildings vus du Bund ont la cuisse avantageuse, et que la pluie ça mouille.

 

 

 

 

Oula, mon calendrier m’indique déjà deux jours depuis cette mémorable soirée du 18 septembre Serait-ce possible que mon neurone de l’éveil, qui vieillit à vue de noeil comme un bulot qui se pyrolyse sous la canicule, ait dormi DEUX JOURS ? J'ai encore la rengaine du général qui me chante la Cucarraça version opéra sur les hauteurs de la Grande Muraille en tête,  j'ai une blatte de plus sous mon oreiller MAIS j'ai avancé dans mon calendrier : on est le 20. Ca passe vite quand même.

 Les festivités commencent le 18 quand les associés m’apportent en procession un énorme paquet, et que je faillu tomber de ma chaise de surprise. Il faut dire que le matin même je ne souvenais plus qu’on était le 18, donc bon, qu’un chinois qui n’habite pas dans ma tête (selon le dernier recensement, mais 300 millions de chinois ne sont pas recensés d’après mes cours d’histoire) s’en souvienne à ma place alors que je ne l’avais pas dit, ça m’a scié le tournesol.  Les hourras des blattes en prosternation sous mon lit auraient du me rappeler que le jour était particulier - sauf que bon, elles faisaient un micron d’épaisseur, une tong indélicate ayant écourté leur destin cette nuit-là  (Une bonne blatte est une blatte collée au parquet)  DONC me voilà agrémentée d’un buste de « Parisienne », une statue européenne façon bois coiffée d’un grand chapeau, style « moi j’ai la classe, j’arriverais même à manger du serpent en tronçon au poivre maléfique sans utiliser les doigts ». Je me confonds en remerciements, j’ai toujours l’impression de ne pas en faire assez dans ces cas-là – et pourtant les chinois ne sont pas les champions du contentement extatique quand ils ouvrent leurs cadeaux. On s’entasse dans les voitures vers Gaomin pour le dîner, aux portes de laquelle nos chemins se séparent momentanément : les coloc et moi-même allons choisir mon gâteau d’anniversaire, tandis que les autres s’en vont commander le menu au resto « le Ravioli qui Rigole » - là où j’emmène mes visiteurs européens, dont le ravioli rigole moins une fois dans leur estomac, chinois depuis quelques heures seulement. Seulement voilà, c’est bon, donc j’y retourne à chaque fois. Choisir son gâteau d’anniversaire en Chine c’est un bonheur régressif : tu jettes ton dévolu sur l’un des 50 montages pâtissiers plus alambiqués que le chapeau de Queen Mum, répertoriés sur une carte genre glacier, et deux heures après, tu l’as, frais et fait sur mesure. Tu as juste peur que l’employée de la pâtisserie en masque antichykungunya, chaussons et charlotte en tissu immaculée qui se saisit de ta commande la traite comme une expérience de laboratoire. Ellen découvre le Bailey’s au restaurant, grâce à l’heureuse initiative de Steeve, à qui on a demandé d’acheter une bouteille d’alcool, qui s’est vu conseiller cet alcool plutôt inhabituel par le vendeur, et si l’œsophage de Peter a crié au meurtre après ingestion du petit verre à shot, celui d’Ellen a crié Hallelujah. « Best taste of alcohol in all my life » : verdict d’une chinoise qui a une descente de Tyrolien à la Fête de la bière. On retiendra de ce repas très animé le visage bigoût de Bernard la Banane qui a l’imprudence de manger du bœuf au piment alors qu’il converse  (vigilance endormie), l’appétit sans limite de Hua notre chauffeur de bolide, Kevin qui lave son bœuf dans son thé pour éviter de se pyrolyser la luette à chaque bouchée. Ave Ellen, restée une fois encore Prêtresse Invaincue du Piment.

 Et des chansons de lover au karaoké, aussi. Et ce n’est pas Peter, déchiré à la bière et aux portes de la mort pour cause d’hilarité incoercible – ses commissures fusionnant avec ses mini paupières - qui va la battre sur ce terrain. L’ambiance était telle que le client qui a eu le malheur de vouloir joindre Toni au moment où je soufflais mes bougies a cru tomber au milieu des Solidays. Le problème du coup de fil au KTV, c’est qu’il n’y a pas trop moyen de s’isoler : dans le salon privé ça s’égosille « MOI  je dis tu BLUFFES, alors tu bois ton verre cul sec et tu fais le tour de l’assiette de cacahuètes ! » - pas très professionnel - et dans le couloir tu entends comme si il était installé dans ton oreille le chinois de la salle à côté, qui pleure son amour perdu dans des envolées vocales à déprimer un buffle – pas très marketing.

 Le lendemain a été difficile, d’ailleurs mon cerveau a dormi

 

 

 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 03:20

Bon, Lénou, ca va pas du tout, notre horoscope de septembre dans ISA (lecture passionnante s’il en est, mais c’est ça ou le Spiegel sur le 11-septembre) m’offre un entrefilet prometteur pour le signe Vierge : « Problèmes veineux, de transpiration, plaques rouges, picotements et fourmillements dans les mains : vivez le plus souvent à l’ombre ! Jours fastes : le 17 et le 19 septembre ». Bref, on a  tout faux, c’est la fête. Je demande au mec, probablement du signe Vierge, qui a plaqué la chroniqueuse d’ISA un 18 septembre de lui faire ses excuses, sinon la rubrique va bientôt annoncer une calvitie soudaine et l’Apocalypse pour les Vierges.Mais bon, pas besoin d’oiseaux de malheurs pour souhaiter à mon cabillaud préféré un

                                                                  Excellent Anniversaire J

 et encore plein d’années à vivre des trucs fendards à trois avec notre troisième arsouille, à qui on peut aussi souhaiter un bon anniversaire de triplés tellement elle nous ressemble maintenant…

 

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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 16:59

J’écoute la radio, une Française appelle pour se plaindre qu’aujourd’hui Jean-Pierre Pernaud articule son édition du JT autour des bas de contention, l’évolution de leur texture dans le temps et leur répartition par couches de population active.  Encore une bonne raison de se fendre le pamplemousse hors de France en ce dimanche 13h. J’enverrai cependant à la rédaction du JT cette info de très haute répercussion qu’ici Mr Hua, détenteur et habile pilote d’une cage à poule vert pomme sans suspensions, a recouvert ses sièges d’une housse rubis et jaune canari thème Winnie the Pooh. Choisies en bonne intelligence avec le vert pomme. Merci de me prendre rendez vous avec l’ophtalmo, j’ai les yeux qui papillotent.

 

 

Samedi Ellen passe devant mon bureau en boitillant, bon je dis rien peut être se muscle t’elle le mollet, c’est pas poli de demander. Je tourne mes yeux 40 secondes vers mon écran, et quand je me retourne un pied dodu me fait coucou sur mon bureau (Ellen, 1m23, table 1m… Notez l’effort). Ellen me montre incrédule une ampoule nichée à l’extrême Cap Horn de son orteil, récoltée après avoir arpenté Shanghai à bord de nouvelles chaussures en damassé vert.. Je n’arrive pas à croire qu’elle n’en ait jamais eu. Mais bon, à la réflexion, son rythme quotidien de marche ne les favorise guère. Pernicieusement je commence à chauffer à blanc une aiguille, mais ses yeux épouvantés m’indiquent que celle-ci ne s’approchera pas moins d’un mètre de son orteil sans qu’elle ne défaille. J’abandonne. Je voulais juste me venger du délicat masseur de Shanghai qui m’a fait des bleus gros comme un billet d’un yuan sur le mollet, mais je vais choisir un défouloir autrement moins sympa. Comme c’est samedi, fin de la journée off. Petit crochet par Mc Dono pour aller chercher des glaces que Bernard s’est trouvé dans l’obligation de nous offrir après s’être vu affublé du surnom de Banana, bien plus facile à retenir pour notre ami Chinois du Quotidien. Oui, c’est un peu la fête de Bernard, effectivement. Ellen se charge de prendre les commandes, pour pouvoir être aux premières loges à la réception des glaces et choisir celle dont le topping est le plus abondant – elle m’a prévenu – effectivement, sa confiture me déborde sur le jean. Il faut dire qu’elle est assise sur mes genoux, eux mêmes encastrés dans A Qin qui est couchée sur Bernard. Nous sommes 6 dans une pétrolette de capacité ternaire. Puis le rendez vous est pris pour le dîner, 1heure après. Ellen doit nous y rejoindre avec son boyfriend en scooter, pour des présentations officielles. Ellen sur la moto, c’est une toile de Dali : une apparition surréaliste dans un décor ordinaire. Le scooter couvert de boue (la méthode du lavage à la brosse à dents maintes fois usitée sur ses chaussures n’a pas encore fait des émules du coté de son chéri) est chevauché à l’avant par un cure-dents aux yeux plus bridés ça s’appelle du cousu main, auquel se cramponne un petit bout de bonne femme mort de rire sous un casque de la Grande Vadrouille. C’est la Ellenmobile, c’est fendard. On finit tous la soirée au New Face, en mode film muet sur une techno poussée à son maximum pour encourager des drags queens bon enfant se déhanchent mal à l’aise sur le bar. Les 12 escaliers pour rejoindre  tardivement ma chambre-suite dans les hauteurs de l’hôtel Ming Yuan me paraissent moins longs, mue comme de juste par la Dragon Beer. Rien de bien grave, j’ai juste croisé un warrior de la dynastie Ming sur le palier du second, et un rhinocéros à lunettes au 5e. Bernard vous dites ? Ah oui, possible.

 

 

Le lendemain, départ pour une virée shopping à Canton vers 10h. Etat des lieux  dans le hall: Toni en avance, lesté d’un petit déjeuner Mc Dono, persuadé d’être à l’heure (moi je dis 15 min avant ça s’appelle en avance ;) ), moi, lestée d’un Figolu – ration de survie, merci Mamie – persuadée d’avoir entendu 10h15 par langage des signes hier entre deux verres de bière et Bernard, lesté de rien, persuadé d’avoir été évincé d’un petit déjeuner communautaire au Mc Dono. Mais tous guillerets d’affronter courageusement la mort pendant les 2h qui viennent sur l’autoroute – chicane à gauche, un bus déboîte, looping à droite, un conduit en zinc nous coupe sympathiquement la voie, accélération, deux containers veulent se faire des mamours et on est maladroitement placés au milieu. Au diable les marques d’affection, rétablissez le chaperon pour les véhicules de plus de 3 tonnes (oui,  la greluche est vieux jeu). Alors du coup je me dis : soit tu gardes les yeux ouverts au cas où ce serait poilant de voir les voitures faire touche-touche, parce que bon l’adrénaline c’est un peu excitant quand même les yeux ; Soit tu fermes très fort les nyeux et tu repenses à tous les reportages de Béatrice Schönberg type «  une Twingo prise en sandwich entre deux poids lourds, on déplore un conducteur sans-tête » ou encore «  Too fast too curious sur l’A13, une voiture a été vue en side-car sur un 15 tonnes ». Finalement j’ai préféré me concentrer sur mon envie de rendre mon Figolu.

 Canton est égale à elle-même, bruyante, polluée, chaude, animée. Les Chinois sont champions de la non galanterie. Rien à cirer que mademoiselle veuille sortir dignement du métro, ou qu’une petite maman essaye de descendre, avec bébé les membres dans le bon sens, parce que bon il peut encore servir. La station c’est la station, je te marche dessus si je veux sortir plus vite.  Le marathon des Converse initié par Banana ne fait pas perdre de vue à A qin son but principal : dénicher LE teeshirt spécial qui fera qu’elle ne ressemble à rien d’autre (à rien, en fait). Well, qu’avons-nous en rayon ? Un top en dentelle moiré qui s’avère être une jupe - la honte, un pantalon parme qui, de fatigue, stoppe sa fanfreluche à mi-mollet pour finir sur du tulle, un bombers fendu dans le dos pour laisser apparaître « I love U » en lettres dorées. Vraiment, j’hésite. Ou alors ce jean slim en denim vert ? Rappelons que jean slim = jean qui moule au postérieur, aux mollets, aux genoux, aux chevilles, donc au cerveau féminin. C’est pour ça que  "slim" c'est pas mal, ça a le mérite d'être court comme description. Au menu des achats du jour côté chinois : un haut violet foncé, surimpression noire, et manches rajoutées à rayures grises et noires. Hallelujah la journée est sauvée, A Qin a trouvé un sens à sa semaine. On fuit assez tôt cette bourgade surpeuplée, pour atterir après un délicieux  thé à l'ancienne siroté dans les balancelles du Ming Chang Café dans ce qui ressemble à un restaurant au milieu d’un no man’s land mais qui est en fait un délicieux repaire de fondues chinoise (Merci le chauffeur, j’ai pas vomi t’as vu tu peux me réinviter quand tu veux à jouer à « Mourira - mourira pas »). Même Banana, au début un peu rétif car sans lunettes donc à la merci de la blague du « devine ce qui gigote dans ton asiette- eh mais reviens je t’avais ébouillanté » a apprécié ce dîner à l’aveugle, c'est dire.

 

 

PS : Il est 22h50, Ellen regarde un film d’horreur, surveillez vos poules, il se peut que demain elles aient des dents.

 

 

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 05:39

Shanghaï 2e partie

Jeudi matin, il pleut toujours – mais personne n’a séché depuis hier, la moisitude nous guette de son petit coton verdâtre. Kevin et Peter ne nous accompagnent pas à l’expo, leurs badges vont servir à Toni et Bernard. Pas fous les scarabés, ça leur permet de plus de regarder depuis leur lit la télé à travers leurs orteils fraîchement massés de la veille, on ne va pas les plaindre. Nous leur laissons nos bagages, la valise d’Ellen lestée de toutes les commodités de la chambre d’hôtel : brosse à dent, peigne, bath foam, et charlotte de douche, puisque Ellen cuisine avec à la maison, ça lui évite d’avoir les cheveux gras – et moi la vision réjouit mes soirées. Finalement l’expo sera faite en visite-résumé, quatre/cinq visites plus précises ça et là, un coup d’œil rapide aux autres et nous voilà en route pour la gare routière : 11h de trajet ne s’entreprennent pas le soir après bronzette, il faut de la marge. Plates excuses et cendres sur la tête aux deux messieurs qui viennent de nous rejoindre, qu’on a juste pas pensé à prévenir de l’ampleur de la tâche à accomplir. A leur décharge, après avoir fait Paris Shanghaï en 10h, on a du mal à réaliser que faire Shanghaï-Canton, c’est plus long .On déjeune dans un restaurant de la gare, dont l’entrée a été baptisée par les estomacs fragiles des voyageurs juste arrivés d’un long périple en car ; Kevin a commandé à manger pour 12 personnes en grève de la faim depuis 1 semaine… je crains que nous n’ayons pas suffisamment fait honneur à cette gastronomie fine qu’est le ravioli fourre-tout et la soupe d’intestin de porc. A ce stade j’en profite pour rappeler que 1 – JM, je sais garder la culture qui est mienne sans toutefois faire précieuse ridicule, donc je ne laperai pas ma soupe et je ne cracherai pas par terre à mon retour. 2 – les estomacs fragiles qui peuvent regarder Koh Lanta mais pas lire mon blog n’y sont en rien contraints, et mon blog n’a jamais eu pour vocation de mettre en appétit les gens :p .

 

 

Le car s’ébranle pour la énième fois, vers Hangzhou cette fois, pas de film mais toujours cette impression délirante de faire partie d’un convoi de viande en chambre froide, une pluie fine qui se transforme en déluge de Noé, la Chine quoi. Question bêteà l’arrivée : prendre un taxi ? un bus ? On attend la décision de Kevin au son de « parapluie ! 10 yuans ! » scandé indéfiniment de manière lancinante par une cassette voilée ( on peut tuer une cassette ? C’est possible ?); la décision tombe : le minibus !! Un genre Van Woodstock en miniature avec des housses pied de poule et des suspensions en os de rhinocéros. Le genre de voiture que j'ai toujours comtemplé d'un oeil rigolard sur l'autoroute, qui fume à soixante à l'heure et qui a une forme de suppo en zinc va donc nous convoyer à 7 sur une autoroute très fréquentée par temps de déluge. Tout va bien.Comment on  a réussi à se caler à 7 dedans reste de l’ordre du voeu pieux, toujours est-il qu’après une belle poussée d’accélération du mini minibus, le coffre s’ouvre et largue la valise de Toni sur la route trempée. Je bénis le ciel de n’avoir placé aucun cycliste frêle et rêveur derrière nous, il n’aurait pas survécu à 40 kilos de Samsonite en plein élan. Je vous ferai grâce du reste du voyage c’est long, humide et très peu intéressant.

 

 

Notons juste qu’à l’aéroport ça a un peu été la fête de Bernard : Faute d’orthographe sur le nom, de frappe sur le passeport; forcément c’est lui qui sonne sous le portique pire qu’un arbre de Noël, c’est à lui qu’on demande d’ouvrir sa valise, de repasser sous le portique, de trouver une montre imaginaire qui s’avère être un ... décapsuleur ( NB : revoir la définition en pixel des écrans de surveillance des aéroports chinois)… peut être est ce aussi grâce à lui que nous sommes à la rangée 24, la dernière qui jouxte les toilettes et la cuisine de l’appareil (j’ai eu du mal à discerner les odeurs spécifiques à chacune). La dernière heure et demie de voiture est apathique, mais si moi je rêve déjà de mon lit, je sais qu’ellen passera une bonne partie de la nuit à laver ses chaussures neuves souillées par l’immôônde boue de Shanghaï.

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 04:22

Cette remarque triomphante n’a aucun rapport avec mon three-day-trip à Shanghai, mais c’est un peu comme un sourire sur le museau de fouine de Victoria Beckham  c’est suffisamment rare pour être célébré.

 

 

Shanghaï partie 1

 

 

Je ne suis pas morte à mon lever à 4h30. C’est dommage pour vous, mais je suis dure à cuire en ce qui concerne les levers tôtifs, et j’ai de l’énergie à revendre dans la voiture – trop silencieuse - vers l’aéroport de Canton : en ce petit matin pas encore tout à fait levé, la radio passe pour une fois autre chose que Nana Mouskouri chante Mao, et j’ai la patate. Qui va, je vous rassure, être écrasée d’un grand coup de massue par les 11h de transport jusqu’à Shanghai. Mais ça, La Mouette ne le sait pas encore, sinon  c’est pas marrant. Première halte en banlieue de Canton pour déposer la voiture chez la fiancée de Kevin, puis car jusqu’à l’aéroport. Si je résume le trajet : Voiture (1h) – taxi – car (30mn) – avion (1h30) – car (1h) – car ( 3h) – taxi (30mn) – hôtel : ça y’est je chante plus. Du tout. Par souci d’économie, on a atterri à Hangzhou, petite bourgade située au bord de Shanghai, et confiante je me dis : allez dans 30 min on est a Shanghai. Ce qui me permettrait de trouver rapidement un magasin où acheter une veste, puisqu’on a royalement perdu 20 degrés depuis Gaomin, et que voir Ellen partir en Tee shirt ne m’a pas trop incitée à prendre plus de 2 sweats – sweat que j’ai du lui filer quand j’ai vu qu’elle se cryogénisait sur son siège à l’aéroport. La mise en route d’une cassette vidéo dans le car pour Shanghaï fait planer un odieux doute dans mon cerveau de légume surgelé Picard (comme le ticket de car ne l’indique pas, on a choisi l’option frigo) : Va-t-on vraiment passer 30 min max dans ce car ? Trois heures plus tard, contemplant la vidéo qui a changé de film d’un œil où la mornitude bataille la mort par hypothermie, je bâille. Arrivés à l’hôtel à 16h, hop une petite virée mouillée d’achat de veste pour se réchauffer le corps, une brochette de poulpe grillé au sésame pour se réchauffer l’esprit, resto et dodo ? Non ! Petit soldat Ellen ressort acheter au bout de la rue un billet d’avion pour Toni et Bernard qui rentrent avec nous jeudi, et 2h après, il faut sauver le soldat Ellen qui n’est pas rentrée et que je ne peux pas contacter. J’imagine le pire - glissade sur une anguille dans le caniveau, kidnapping par une mafia shangaïenne qui me demanderait une rançon en sièges Creaform ; en fait ça va, elle a fini par rentrer – c’était l’heure de la série de CCTV5.

 

 

Ce n’est donc que le lendemain que la vraie fête du siège commence, des millions de sièges parqués comme des bêtes dans 3 halls d’expo, mais que fait la police, c’est traumatisant. Notre mission : récupérer catalogues, infos et prix des différentes sociétés et usines, et chercher des sièges qui potentiellement intéressent nos clients. Un catalogue, c’est lourd, 40 catalogues, c’est du culturisme, surtout quand on entame par la même occasion le marathon du bonbon et de la bouteille d’eau, sport national des chinois. En arpentant les stands, à deux reprises s’élèvent des clameurs énervées, des cris et des bruits de lutte, qui provoquent des attroupements de curieux. Un Chinois a osé prendre une photo d’un stand, d’où empoignade, colère, intervention de la police. Les esprits s’échauffent, les voisins aussi puisque la police sur le stand voisin, c’est pas top pour appâter le chaland. Ellen me quitte instantanément pour être aux premières loges, me laissant papoter avec le monsieur-qui-croit-que-la-France-veut-son-siège. Je m’en sors pas mal vu que depuis le début je suis l’alibi d’Ellen : pour entrer ils m’ont tous poussée vers le guichet VIP pour que j’essaye d’avoir des entrées gratuites, et dans les stands c’est moi qui entame la conversation : les Chinois ne veulent pas parler aux Chinois, ils veulent de l’ETRANGER. J’ai à la fois l’impression d’être un gros mensonge, et de tirer parti d’une position imaginaire et délirante de « l’étranger mieux que le Chinois » et que ça leur fait quand même plaisir. Alors je joue le jeu. En fin d’aprem on visite Shanghai, j’adore la ville, vraiment. Des clients de Kevin nous invitent à manger coréen, puis massage de jambes par des demoiselles pour les 4 messieurs, par des demoiseaux pour nous 2. Ouf ma dernière épilation n’est pas trop loin lol.  Mon délicat masseur ressemble moins à Brutus le Butcher que celui d’Ellen, à qui je n’aurais pas aimé confier mes chevilles, c’est certain. Je m’endors un peu meurtrie, la prochaine fois je demande le massage pour « os en verre » ;)

C'est loin d'être fini pour "Martine à Shanghaï", attendez les aventures de Bernard au pays des gens qui veulent du mal à sa valise...

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 11:49

Demain je pars à Shanghai pour faire risette aux fauteuils et sièges divers de la Foire Internationale. Si le lever à 4h30 ne me tue pas dans l'oeuf, je succomberai peut être aux spécialités de la région *(enfin pas avant d'avoir eu l'occasion de profiter de la douche de mon hotel, j'espère bien)

 

               *EXEMPLE: attention  ca brûûûle c'est de la Soupe de Fiente d'Oie Bienheureuse

DONC pas de post durant les prochains jours, maman, sois gentille, ne déclenche pas le plan Orsec (On Recherche Sans Espoir CalamityJane) :)

 

 

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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 05:55

En ce radieux dimanche de septembre, je me réveille au rocailleux son d’un raclement épais et poussé de gorge masculine, expectoré avec une bruyante satisfaction – sur ma vitre ? Précisons que la fenêtre de la salle de bain de ma chambre donne sur la fenêtre de celle d’un voisin, heureux de vivre dans son corps dès le matin. Visiblement ça ne vient pas, il doit s’y reprendre à trois fois. J’ai moyennement envie de me rendormir, j’ai peur de rêver qu’ en 2058, des huîtres d’Oléron géantes se rebellent et prennent le pouvoir. Mon imagination onirique est très perméable au contexte du réveil. Rapidement je m’aperçois aussi que le temps n’est pas radieux, suite logique de cette nuit où les 23 étages de mon immeuble ont été secoués par des pluies battantes et un vent à décorner la vachette d’Interville – même si tout le monde sait que c’est Philippe Risoli, dans la vachette. La rivière disparaît sous un houmous jaunâtre et les cieux sont déchaînés. Il fait presque frais, c’est un comble. Etouffant et frais, je m’habille comment ?

 

 

 

L’assaut sonore du voisin m’oblige à aborder le thème de l’hygiène en Chine. De plus la jolie Romaine du fond de la classe – oui Mélanie, je suis sûre que tout comme à l’âge d’or de Cuculière, tu tiens encore la jambe au radiateur – me questionne sur les cosmétiques pour homme dans les pays relais de croissance – mmmmmmmmh ca sent le sujet choisi sous la pression des « 5 minutes restantes pour choisir son sujet de mémoire avant de remettre à l’administration ».  ;)  .Voici donc un petit lexique à l’usage de ceux qui ont déjà pris leur petit déjeuner ou/et qui ont l’estomac solide.

 

 §         Ongles : Ce qu’on en sait : fierté nationale. L’individu masculin se laisse parfois pousser jusqu’à une machette au bout du petit doigt. On me dit que c’est « pratique ». Là je m’interroge : ils arrivent à décapoter un pousse-pousse en de deux temps trois mouvements? à trancher une pastèque en 24 pour toute la famille au mariage du neveu ? A crocheter la serrure du musée de Mao? Pas sûr, d'autant que ledit ongle ne se nourrit pas de ginseng pour fortifier son petit corps. Par contre, à noter, on peut atteindre le vrai fond de l’oreille - que le commun des mortels peut à peine rêver toucher une fois dans sa vie. Peut-être que c’est là que se niche la Voie dont Lao Tseu nous parle dans Tintin. Action L’Oréal : commercialiser un vernis deux embouts, un normal - au poulet - pour les 8 doigts restants, et un spécial, déperlant et antiseptique, qui assainirait et parfumerait les surfaces atteintes par cet ongle bionique. Les femmes se contenteront d’un vernis normal, il faut simplement penser à un réservoir plus grand, parce que les manucures d’ici vous font des serres recourbées dont la taille suffirait à faire fantasmer Edward aux mains d’Argent.

 

 §         Déodorant : Ce qu’on en sait  Notion plus impalpable encore que la notion du Vent divin. Vu les cas d’école sur les déo que j’ai eus dans mes cours marketing, je ne peux pas penser que l’artillerie lourde déployée par les marques de cosmétiques pour envahir jusqu’aux minivillages du Botswana n’ait pas tenté par tous les moyens de se glisser jusque sous les aisselles asiatiques. Peut être la sudation est elle sacrée, et qu’un homme qui puissament « émane » a un sex appeal ravageur dans le coin. Action L’Oréal : Démocratiser dans la province du Guangdong l’usage d’un déodorant de transition à odeur « familière », type pâte de haricot rouge, soja fermenté, ou poulet boucané – euh, non, mauvaise idée le poulet boucané, c’est pestilentiel - pour une transition en douceur jusqu’au déodorant classique aux perles qui te rend bonne des dessous de bras – je ne m’en lasse pas. NB : le soja c’est pas une bonne idée non plus, sachant qu’ assez fade à la base, il prend l’arôme de ce avec quoi on le cuisine (ou les bons arômes du frigo, au choix). Donc risque élevé de se retrouver avec du tofu sous les aisselles, attention.

 

 §         Mouchoir : Ce qu’on en sait : Inexistants dans l’usage bien que distribués dans tous les restos pour pouvoir cracher sur une surface propre les cartilages des pattes de poulet à vocation apéritive.  Il faut quand même prendre le coup de main du mouchage « à vide » pour s’en passer. Exemple : tu te balades, hétéroclite, sur un trottoir écrasé de chaleur, quand un mec se plante face la rue, se pince la narine gauche et essaye de se retourner de l’intérieur pour éjecter son petit peuple nasal sur ce même trottoir par le canal droit. 1, 2, 3 essais, et on change de narine. Après, on se secoue les mains, et on repart vers de nouvelles aventures. Et toi, tu cherches un taxi pour rentrer très vite te mettre la tête sous la couette. Action L’Oréal : Un mouchoir en forme de main ? Je ne vois que ça.

 

 §         Flacons de shampooing : Ce qu’on en sait : Marketeux n’est pas chinois. Certains produits se commercialisent sous forme de 8 flacons énormes, type communistes, de couleur unie pastel mais différente selon que c’est le 100, le 200, le 300… esthétique suicidaire. On est loin du flacon orgasmique d’Herbal Essence, qui sert aussi de vase à orchidées une fois fini. Action L’Oréal : S’inspirer des flacons de sauce soja, qui se dénombrent par centaines suivant que le poisson que tu cuisines a des poils, une robe rose ou des dents saveur cacahuète. Noter que les Chinois adorent les couleurs pastel, et l’odeur du graillon. On devrait pouvoir s’entendre sur une formule produit sympa.

 

 En fait, j’ai un peu faim, donc je vais arrêter là pour cuisiner mon riz. Vous m’excuserez de ne pas relire le début de ce post, j’ai envie de garder mon appétit.

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 05:47

Ce matin mon trajet  « lit – lieu de travail » s’est résumé à  six pas, et encore j’ai fait un détour par la salle de bain. Enfin salle d’eau carrelée. Ou piscine, quand A Qin a fait sa lessive, ou pris sa douche avant moi - ah bon tu t’es juste lavé les dents ? Ou encore terrain de thèque pour les blattes aquaphiles. (Je sens que je suis pas claire… bon je vais mettre une photo, ne cherchez pas la bac de douche. Il n’y en a pas. L’architecte pensait benoîtement que par la seule force de Saint Mao - Père de tous les peuples, donc par extension du peuple des douches - le jet émanant du tuyau de plastique allait contourner le meuble, créer un canal le long du mur, et se jeter glorieusement dans le mini trou d’évacuation. Un visionnaire de génie, cet architecte). Bref, un vrai lieu de vie. Je me suis perdue. Ah non, oui, donc, aujourd’hui on travaille à l’appart parce qu’à la factory on attend incessamment sous pneu (les blagues de Papa me manquent) la visite de Caïus Pupus, le contrôleur fiscal de la taxe professionnelle. Et d’après ce que j’ai compris, ils ne sont que deux à être déclarés at the office, donc nous, travailleurs de l’ombre, on a le choix soit de se déguiser en siège Creaform et prendre la pose dans le Showroom, soit de disparaître de la circulation quelques jours. L’option choisie a été celle de disparaître, parce qu’on ne trouvait pas de déguisement de siège assez ressemblant pour Ellen, et l'appuie-tete cuir ne voulait pas tenir sur ma nuque. 

 

 

Là je me dis, mortecouille mais c’est trop top ! aujourd’hui, on va échapper au courant une minute sur 2 qui m’oblige habituellement à respirer en deux temps, 1 : j’inspire quand le ventilateur marche, 2 : j’expire quand le courant saute. Donc on embarque le modem, les câbles, une table, les piments à l’huile, et hop, on transforme l’appart en centre de commandement de la CTU. Mon seul regret, c’est de ne plus avoir en face de mon bureau vue sur la revue des troupes du lycée local, en rang d’oignon, à 8h30. Le prof qui éructe le dicton du jour à des ados plus apathiques qu’exaltés finit toujours par un hululement qui marque le début d’une petite course piétinée le long des bâtiments pour rejoindre les classes. Ce petit cross bon esprit et marqué, il faut le dire, par un enthousiasme débordant de la part du Chinois Ado, me fait un peu penser au CIIBB - Cross des Ingénieurs Informaticiens au Bois de Boulogne , vaste fête annuelle au cours de laquelle des ingénieurs informaticiens qui se sentent un peu déprimés par un travail routinier et autiste, et déçus par une offre trop peu étendue de la part d’Afflelou en matière de montures fantaisie en PVC, se retrouvent pour chasser le mal-être par la semelle de leur Nike. Enfin si le concept te tente, chausse tes Reebook à bulles et viens fêter le sport avec les ingénieurs. Tu seras chaleureusement accueilli - mais faut pas avoir peur de la solitude pour venir.

 

 

 

J’ai vérifié ce matin que les billets d’avion pour Shanghai mardi n’étaient pas en crépon, ça a l’air d’aller. Je me prépare psychologiquement à expliquer au mec de la sécurité que « ceci n’est pas une arme biologique mais une bombe de déo ». En fait, je vais AUSSI être obligée d’expliquer ce qu’est du déodorant. Pas sûre d’y arriver.

 

 

 

 

(pff, cherche pas le bac à douche sur la photo de gauche, eh greluche)

 

 

 

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 02:58

Et BIENVENUE à tous ceux qui ont cliqué sur le lien de Fix « Marie, ma cousine en Chine »,  qui pensent que je suis effectivement bridée mais blanchie à la soude, avec ombrelle et protège-bras,  et qui espéraient par là-même m’extorquer la recette du canard laqué. Passe ton chemin, maraud, je ne mange pas de ce pain là!!!

 

 

 

 

 

(Bienvenue à Las Chinas Parano, le pays qui te bouffe le cerveau avec de l’acide de poulpe)

 

 

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