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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 06:56

Ca y'est, je suis la seule occidentale du coin. Vue d'avion on doit quand même me voir, je vous rassure, j'ai mis une robe rouge et je depasse mes congénères de 50 cm.

Dernier dîner ensemble, accompagnées de Coco et A qin, rejoints par Peter qui a encore dû payer des glaces à tout le monde pour une raison qui lui échappe et qui - mais on ne lui dira pas - n'existe pas, puis tout le monde rejoint ses pénates. Je déambule avec A qin et Coco dans les rues surbondées de Gaomin - on est saturday night fever ou on ne l'est pas - en essayant de ne pas rigoler quand A qin me demande quelle coupe de cheveux je préfère entre cette fille qui a un oursin mort sur la tête et cette autre qui a du se faire coiffer dans un Lavauto  Elephant Bleu avec des rasoirs rotatifs en guise de balais. Puis, ramenée vers Longjian dans le pot de yaourt vert pomme, je joue à Qui Veut Gagner des Millions de Décibels en chantant à tue tête dans le taxi avec mon chauffeur unilingue, sur le CD chinois que je me tape depuis le début du séjour. L'avantage, c'est que j'ai l'impression de pouvoir les chanter - en fait je chante en miaourt, c'est à dire comme quand sur un tube anglophone tu t'égosilles sur des "I will mmnnnnneeemmmeyyyy , mmmmlowey toooo ", ce qui ne veut en soi rien dire mais va bien aussi sur la chanson. Ca marche bien sur du Mariah Carey, par exemple.

Le lendemain, c'est dimanche, qui dit dimanche dit off, qui dit off dit : encore plus de monde sur l'autoroute à côté de ma chambre. ouais! Donc Jakadi a dit : pas de grasse mat pour toi Malie. Je fais connaissance qq heures après avec le très maigre boyfriend d'Ellen. En allant à la cuisine, il me gratifie d'un " hello good morning" (j'attendais le: "Vietnam"), donc je me lance de fort bonne humeur dans un tirade de mon plus bel anglais shakespearien, quand ses yeux écarquillés et tout à fait paniqués me stoppent net : c'est Ellen qui a du lui apprendre ça, mais le pauvre ne parle pas un mot de plus d'anglais. Je pouvais toujours attendre mon Vietnam.

Je rejoins Toni à l'hotel, où il finit son rendez vous avec Shirley dite la veuve de Mao, et on monte au Ming Can Tchang chez les filles, qui d'après mon évaluation personnelle, doivent être en train de boucler leur valis, et d'après la leur, sont effectivement en train de faire leur valise, mais dans leur sommeil. Bref, le déjeuner est repoussé d'une bonne heure, c'est pas grave, j'ai quand même mangé des farcis vapeur au boeuf au petit déjeuner, j'ai des réserves. J'avais entr'aperçu les beignets de saindoux de la veille dans le frigo, mais je sais pas, je le sentais pas. Puis c'est l'heure des adieux déchirants dans le soleil couchant sur une musique titanesque. En vrai, c'est la ruée vers le ferry pour passer à la douane avant les mille personnes de la salle d'attente, donc point d'adieux déchirants, de toute façon je suis attendue au même moment pour un badminton avec A qin, Coco et son frère. Nous passons l'après midi entre salle de sport (moite), petite terrasse et jus de pastèque/frites, et visite enorgueillie du supermarché du coin (2 employées par rayons, qui scrutent les étagères des fois qu'un bidon d'huile voudrait vivre sa propre vie. Le plein emploi je vous dis). Je rejoins le Ming can Tchan pour la soirée.

Pour rejoindre A qin le lendemain matin, je réunis toutes mes forces GPS. Me souviens plus où elle habite, zut. Au dernier moment, le flash, ça me revient, je suis sauvée. La vie est une lutte perpétuelle. Elle doit passer à la banque pour régler l'électricité, c'est pareil pour tout le monde, chaque mois. Ils sortent un petit carnet genre livret rouge, où est consigné le montant de chaque mois, et chaque mois il faut faire le déplacement pour payer en cash et faire tamponner son livret. Easy. Après avoir acheté le meilleur petit déjeuner de mon séjour (il en a l'air, en tous cas, on n'y touchera qu'arrivées au bureau 1 h après), on prend le bus pour longjian. Il faut savoir que le bus ne suit pas d'arrêts, il s'arrête quand quelqu'un fait signe au bord de la route, quand le chauffeur veut acheter une bière à ses potes, quand il veut faire une pause... mais le pire du voyage reste la moto de Longjian à la factory, j'ai cru que j'allais simultanément perdre une dent avec les nids de poule, mes cheveux avec la vitesse et ma raison avec l'obéissance plus qu'aléatoire à la sécurité routière. Mais je suis là, rassurez vous je ne vous écris pas avec ma dernière dent et en plus, le petit déjeuner est divin.

 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 08:09

Je vois bien arriver le 12:00 fatidique de mon horloge digitale, mais j'espére pouvoir le prendre de vitesse, et je tape de plus en plus vite les mesures des fiches techniques, mais bientôt, c'est le drame : 12h sonne dans l'estomac d'Ellen alors qu'il me reste encore 2 catégories. Je lève des yeux implorants, je vois que c'est peine perdue.  Que voulez vous. Ventre affamé n'a point de zyeux.

 

La belle soeur d'Ellen nous a invité Ellen et moi à venir partager son repas avec son mari, qui est donc, si je suis bien, son frère. Celui d'Ellen. Elle, travaille au bureau à côté de nous et son frère est un ouvrier de la factory. Ils habitent  l'immeuble à coté de leur lieu de travail, c'est très commun ici (ceci dit si ils marchent aussi vite qu'Ellen, ils  peuvent mettre 20 min à venir le matin). On pénètre dans une ruelle sombre, boueuse dans laquelle fument les antres des cuisines des restos avoisinants.Des poules me fixent d'un air stupides, elles ont 8 pattes. 8 pattes....8....paaaaaaaattes ....(j'essaye de retranscrire ma réflexion).8 pattes???!? le SRAS a fait des ravages dites-moi. Bon en fait, elles sont juste à 10 dans 90 cm², ceci explique pourquoi ma poule avait deux pattes qui lui poussaient sous le menton.Vu la puanteur, je ne m'attarde pas et je suis Ellen qui franchit l'entrée de l'immeuble. On monte 3 , 4 étages, et on arrive dans une pièce de, allez , 11m², qui est donc l'appartement de sa belle soeur et de son frère. En fait il s'agit d'une cellule, avec trou pour les toilettes turques, surmonté d'un pommeau de douche, qui lui même empiète sur le plan de travail où est posée une plaque chauffante (qui sert de lit. Non, là je plaisante). Le reste de la pièce est envahie par un lit superposé et une mini table, le tout recouvert de papier journal. Promis, je ne me plaindrai plus JAMAIS de ma chambre d'étudiante ou de ma location de ski. Ceci dit, on mange très bien, comme d'habitude, un gros bol de riz comme base, et plusieurs plats de légumes et viandes pour accompagner. On me fourre d'office une espèce de beignet, un peu farineux visuellement, croustillant en fait, et à l'intérieur, c'est mou et un peu translucide. Le temps d'analyser et de comprendre, je viens donc de m'enfiler allègrement 3 beignets de gras de porc frit (le gras de porc ne sert pas de friture, mais de garniture, oui de garniture appelez le SAMU je suis victime d'une crise de cholestérol galopante). Et 3, parce que au début j'ai trouvé ça bon, mais maintenant je crois que je vais me concentrer sur mon riz, d'accord? non, merci madame, déclinons poliment par geste un 4e beignet, sinon en plus de leurs effets personnels, de leur mobilier et de leur lit dans leur 11m, ils vont avoir mon corps en phase de lipidisation dans un coin; et franchement, ya pas la place. Je précise que pendant qu'Ellen et moi mangeons assises, eux sont debout. Pas de place.

 

L'avantage certain de manger à coté de son lieu de travail, c'est qu'il était 12h13 quand on est parties, et qu'il est 12h40 quand on remonte. Sur le chemin du retour, je vois un cuisinier sortir un canard mort de parmi ses congénères du clapier suscité. Un jeu de cartes qui a mal tourné, sans doute, la loi de la jungle est sans pitié dans les clapiers. Ceci dit, je me demande depuis combien de temps il est mort, parce qu'on a quand même mangé là hier.....

 

De retour, Ellen se pose sur sa chaise et s'endort aussi sec; La sieste post dejeunale est sacrée. Surtout qu'elle doit aussi récupérer d'hier soir, dîner lors duquel nous a été proposé un buffet. Ne proposez jamais un buffet à un chinois, à Ellen, ils deviennent fous. Ayant intégré que le buffet fermait à 21h, elle a fait des allers et retours au pas de course pour ramener l'intégralité du buffet sur notre table. Vous auriez vu son sourire jubilatoire lors des démarrages en côte pour aller recharger, c'était magnifique. Moyennant quoi, on en a mangé la moitié, et on n'a même pas remporté le reste en doggy bags. 

 

Sacrée Ellen, si elle n'existait pas, on ne pourrait même pas l'inventer.

 

 

 

PS : AL, ce que je raconte de mes aventures culinosuicidaires ne reflètent que le neuvième de ce qu'on mange ici; Le reste est vraiment délicieux, donc lâche immédiatement ce sac de nourriture déshydratée pour cosmonautes long-cours que tu allais fourrer ni vu ni connu dans ton sac.

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 16:24

Plus de photos plus de frissons plusssss d'aventûûres (enfin à partir de midi...lol)?

Courez sur http://learacioppi.spaces.msn.com.

 

J'aurais pu faire annonceur à la radio... quel talent.

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 08:30

Avant toute chose, ceci est un hommage au titre de Chacha;)

Attention, il est 12h03, comme je vous l'ai précédemment signalé, les Chinois s'autodigèrent à partir de 12h; tout délai d'attente prolongée avant l'appel libérateur  - "Chifaaaaaaaaaaaannnnnn" - met en jeu leur vie. Tout au moins l'équilibre de leur journée (il en est de même pour le repas du soir : 18h). Donc, à 12h05, nous partons en cortège pour le resto qui jouxte presque la factory. On y mange souvent ces temps-ci, ce n'est pas une raison suffisante pour nous accorder un discount selon la gérante, mais bon, on y mange plutôt bien.

Aujourd'hui, c'est Steevy qui invite, et il a décidé de nous faire goûter du serpent. Comme ça, je n'ai rien contre (je vous rappelle mon état de faiblesse général, pour ceux qui penseraient que la raison me fuit - c'est peut être le cas). Pensez donc, du serpent. Représentez-vous la bête (pas un anaconda, hein, prenez ce que le steak est au T Bone: une pièce normale). Or, prenez un serpent lambda - vous en croisez tous les jours, je sais-: pas plus épais qu'un bic .Je vous l'accorde, ces considérations ne sont d'actualité que lorsque l'on vous met en perspective de MANGER un serpent. Sinon, on n'en à que faire que la population "serpent "comporte Fat Snail ou Sim (l'acteur). Mais quand il s'agit de trouver de la chair sur un bic, ceci est une autre paire de manche.

On nous amène donc un bain bouillonnant aromatisé à je sais pas quoi, qui ressemble assez à du jus de viande, ou même à un roux délayé, et la serveuse y précipite tronçons de bics -serpents pardon - os de veau (très charnu aussi, il faut le reconnaître :/), coriandre, gingembre (euuuaaaark). Ca bouillonne un temps, et après, festival: avec tes petites baguettes, tu te saisis d'un morceau de pneu glissant, bourrés d'os fins comme des arêtes avec rien à grignoter dessus que la peau caoutchouteuse de ladite bête, qui n'a rien perdu de sa superbe  et de sa morgue dans l'humiliant jaccuzzi.

Bref, heureusement un peu de riz et de legumes nous apportent un réconfort subtantiel. C'est sur Peter cette fois qu'est tombée la charge d'aller nous chercher des glaces, et comme il n'avait pas du non plus se rassasier ce midi, il nous a ramené des sundays du Mc Do avec deux grandes frites. Mondialisation culinaire, vous disais-je. Deux choses à noter en passant: les frites du Mc Do donnent des boutons aux chinois, d'après Peter (seulement celles là, il faut dire que celles de leur resto sont divines), et ils mettent les sundays dans des grands sacs remplis de glaçons pour les transporter. Ingénieux, ça évite le sunday chocolat supplément salmonelle:).

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 02:54

Par bonté d'âme, ne montrez pas ce poste à Nouille ( notre concept de chat, dépourvu d'attirail caudal), elle se vexerait encore. A qin me demandait si j'avais des animaux; je lui réponds que non, et puis je me souviens que la masse inerte de poils que je retrouve régulièrement sur mon lit, ou en train de croquer négligemment un brin d'herbe pour ignorer mon passage, ou encore en chien de faïence contemplant le mur. Je m'exclame "ahhhhhhh, CA!". Donc, je lui montre quelques particularités picturales de notre chat, et à, c'est le drame, elle me demande :" So cute, What's its name". Ahem. Comment traduire Croquette Poilue, Nouille, Crocus Putréfié, tous les sobriquets dont nous l'avons affublée des années et qui reviennent régulièrement - donc qui méritent d'être cités? De guerre lasse, j'en ai finalement soigneusement choisi un, traduit par "Noodle", et là, j'ai vraiment cru qu 'A Qin syncopait. Ca les a fait autant rire que Mr Bean ds l'avion.

 

Pardon, Nouille.

 

Ceci dit, pour des gens qui comprennent "glace de coco sur lit de pastèque" alors qu'on leur demande juste un café, c'est un peu fort. L'honneur est sauf, Nouille.

 

Autre mémorable expérience d'hier, la tentative de sortie de notre place de parking par le chauffeur de taxi. Je vous pose la scène: une voiture devant à distance raisonnable (traduire en langage féminin par "beuhhhh, ça passe!!"), et, PAS de voiture derrière. Niet. NADA. Bon, même sans permis, je pense que j'aurais pu sortir de la place. (Fausse modestie de fort bon aloi). Mais non, après une série "d'avant accélération arrière calage", Toni a décidé de prendre le volant, de le braquer totalement vers la droite, et là, sous vos yeux zébahis monsieur le chinois: CA PASSE. Quelle témérité, j'en tremble encore. Je pense que le chauffeur ne s'était peut être pas remis du diner auquel il s'est fort habilement invité dont la conversation oscillait entre anglais, français, spagheti et élucubrations amours de Peter.

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 13:29

Ok, ce titre laisse présager que nous avons finalement embouti une vitrine du centre ville en essayant une énième fois d'éviter un cycliste kamikaze. Pas encore, le pire est à venir, je vous dis.

En fait de vitrine, je vous parle de Hong Kong, vers laquelle nous avons pris le ferry hier (3h de trajet porte à porte puisque le ferry nous pick up au bas du Ming Can Tchang, l'appart des filles, et nous dépose au centre de Honk Kong. Ce sont les culs de jatte qui vont être contents ;)) Toni a eu la gentillesse de nous prendre des billets VIP, donc nous nous sommes retrouvés dans un petit compartiment, calés dans des sièges inspiration "Week end cosy à Ascottcottage ", avec la tapisserie anglaise de mauvais goût qui va bien. Ceci dit, très confortables, on a tous récupéré du New Face de la veille, et moi de ma virée à Pékin ou presque avec le chauffeur de taxi perdu.

arrivée à Hong Kong, formalités d'usage. Le choc est rude : il y a plus de 4 occidentaux dans mon champ de vision, cela quadruple la proportion habituelle. Fichter, on ressemble à CA?? mouhahha je rigole, j'ai bien regardé dans ma glace j'ai pas les yeux bridés. Encore. Partant à la recherche d'un hotel pr la nuit, on atterri dans le lobby d'un frigo international, euh, pardon, hote. Les chambres sont étroites, à la mesure de la place de libre qu'il reste sur Hong Kong!!! Ici, le premier symptôme de luxe, c'est la climatisation. Se considérant comme ville du luxe et de la richesse, la clim est sur...12? allez 13 degrés. Bref, je rentre dans un centre commercial, mes poils font la holà et pour ceux qui ont vu "The Day affter Tomorrow"(chef d'oeuvre d'angoisse hahaha), mon bras se transforme en Manhattan dans l'oeil du cyclone.Assez usant pour l'organisme, surtout que toutes les 2 min on ressort dans une atmosphère si chaleureusement moite que j'ai l'impression de nager dans de la salive.

Je mets les photos en ligne, qui résument nos visites de la ville. Elles ne rendent évidemment pas compte de la densité des buildings et de la population, de la frénésie de l'activité qui anime les rues. J'ai vraiment adoré cette fourmilière. En vrac, la rue des expatriés qui serpente vers les sommets de Hong Kongs, où l'on croise Etrangers, Chinois, Superman, Charlie, Indiens, Son Goku (un intrus s'est glissé parmi la liste, sauras-tu le retrouver?), les bars a tapas, les bars irlandais, les bars huppés, le bar du prestigieux Hotel Peninsula (fantastique, décoré par Stark, surplombant HK), le ferry qui relie les deux îles... Peu de choses comparées aux richesses de HK, trop peu à mon goût, mais le temps nous était compté. Journée internationale aussi, avec salades italienne à la feta le midi, tapas espagnols le soir, japonais le lendemain matin/midi. Vive la World Food.Où nous retrouvons avec plaisir notre amie Patte de Poulet Bouillie qu'y s'invite définitivement dans toutes les soupes.

Le lendemain, j'avoue que l'activité "Loque in HK" a pris le dessus, et quand on se réveille vers 11h, Toni a déjà eu le temps de se lever, prendre son petit déj, rencontrer ses avocats, acheter les billets de ferry, faire le check up ds chambres.... Culpabilité? oui un peu... ;) Promis je dormirai pas dans le ferry!!! Le souci, c'est que tous les autres ont dormi. Solitude dans le brouillard de la Rivière des Perles, ponctuée des cris du film décidément dramatique diffusé dans la cabine principale. Je crois que le héros se faisait trahir par son ami de longue date (enfin, d'après les images, car mon vocabulaire ne s'est agrémenté depuis la dernière fois que de " Noooon pas la patte bouillliiieeee" et "C'est quoi ce jus bizarre". Et, euh... "A gauche".Demain ,je retiens "A droite")Ceci dit, cette intrigue est déjà plus compréhensible que celle de ce soir sur CCTV14, où le héros regarde au fond de son verre d'eau et y aperçoit un bébé avec un turban, le tout sur une musique déchirante. Niveau simplicité de l'intrigue, les films de David Lynch passeraient pour "Le miel et les abeilles", à coté.

(bouin, du miel, je veux du miel)

Pour finir, "tranche de vie dans un taxi" animé par Laurence Ferrari à la rentrée sur les chaines chinoises (séquelles du mercato des animateurs TV, vous ne la saviez pas encore celle là hein?). Je me demandais pourquoi mon chauffeur habituel (celui de la voiturepétrolette verte) me regardait à la dérobée en ayant dégainé son portable. Un moment plus tard je tourne la tête (une femme à bicyclette venait de couper perpendiculairement l'axe autoroutier pour ramasser sa poule de l'autre coté. Classique), et il en profite pour me prendre à la sauvette en photo sur son portable. Je pense que "Grande Occidentale sudipare Moite et Perdue" va être le sujet de conversation (de risée?) du jeu de dés à l'heure de thé ce soir.

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 20:02

Boooon. aujourd'hui , grasse mat'. je pensais pas qu'avec les 15 tonnes passant en bas de chez moi paradant comme des racailles sur les Champs à grands renforts de klaxon (le temps de le dire, un cycliste en moins) j'arriverais à prolonger les bras de Morphée de la taille de ceux de l'inspecteur Gadget. et pourtant, si, 11h, le réveil me tire de mon rêve de bombardements nucléaires (séquelles du karaoké).

Je rejoins la troupe d'"Occidentaux suant sous l'astre" à Gaomin, pr aller manger au Mc Do. Hey, c'est quoi ce regard noir : on a dit DAY OFF. Ca veut dire aussi fini l'intestin de porc grillé au petit déj. L'objectif étant de visiter la région, on se remet en route - vs vs rapplez la pétrolette verte? ben la même, en même. Donc, on visite, on visite, mais à chaque fois descendre de la voiture est un supplice. on doit approcher des 50 degres; du coup on a jutse mi sle pied de hors pour aller contempler la barboteuse du coin, dernier endroit où l'on cause en exhibant sa famille en maillot désuet : la retenue d'eau près de Gaomin.(cf première photo)

Puis, retour a Gaomin, pr prendre boisson et glace, et pizza (oui oui, pizza, Day off... day ...off) en guise de goûter sur des balancelles ds un café chic du coin. Le soir, on y retournera manger un TBone steack (ahh le day offf. bon j'arrête sinon on va encore dire que je n'aime pas la nourriture asiatique alors que c'est faux. On a vite fait de mal interpréter ;) ) Autant prevenir tout de suite les gens qui viendraient nous voir : la langue approximative liée à notre difficulté à nous faire comprendre des serveurs finit toujours par une commande surprise. Exemple : vous commandez avec ravissement une glace à la banane, vous vous retrouvez avec de la pastèque en morceaux surmontée de coco.Contre-ravissement violent.  2e exemple: vous commandez un coca, vous vous retrouvez avec un thé au lait glacé sur lit de je sais pas quoi. Heureusement que j'ai pas commandé une entrecôte au poivre avec ses frites, j'aurais eu un ragoût d'oreilles de chat à la papaye. Alors que j'avais bien dit : Day Off.

La journée off se termine dans une boite tres tres sympa, où nous jouons avec Aqin, la coloc branchée, et Coco, aux dés en écoutant - heureuse surprise - de la MUSIQUE DE BOIIIITE. Oui, de la vraie, du bon son bien mixé et parfois un bellâtre qui chante par dessus. cf deuxième série de photo

Dernier exemple de chinois approximatif. PLutot que de me prendre a GAomin pour m'amener un Longjian, le chauffeur de bus s'est dc levé à 1h du mat, est parti me chercher a Longjian, où, bien sûr, il ne m'a pas trouvée (l'ubiquité, c'est pas ma deuxième langue au bac). Donc finalement j'ai pris un autre taxi qui s'est perdu, et me voilà donc ma nuit de 5h30 amputée de deux bonnes heures.  sur ce... si j'allais la commencer???

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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 19:48

Dieu soit loué, les filles arrivent enfin à 14h(c'est dur la grasse mat' ;) ). On va enfin pouvoir aller manger. Les employés de l'usine, en pleine autodigération d'eux-même, étaient en train de chercher les brins de poutre pour tirer au sort qui manger; je sentais bien que, comme de par hasard, tca allait tomber sur un être de sexe féminin sudipare aux yeux ouverts comme des soucoupes par la faim, et à la taille haute (détail non négligeable quand il s'agit de partager la viande, ca en fait plus si la victime dépasse le m60, ils sont pas bêtes ces chinois). Je suis donc sauvée in extremis.

15h, départ approximatif vers Foshan. je dis approximatif parce que le bus ne s'arrête pas à endroit fixe et en fait on ne savait même pas où le prendre. Toujours est il que nous voilà sur la route de Foshan, ville élue par nos soins responsable de répondre à la légende " En Chine, tu peux aller te rhabiller". Bilan: Certes, tu peux, mais à condition d'aimer les perles, la dentelle, le parme, le style 'D'un Jour ailleurs' et les Télétubbies. Tout ça sur le même t-shirt, cela va sans dire. De plus, mon petit 39 est considéré comme une exception médicale en Chine, donc adieu sandales, ballerines et autres joyeusetés du genre. Autre spécialité de l'endroit pour les adeptes du guide du routard et sa rubrique "A ne pas manquer" : le bowling de piéton par l'équipe municipale de bus, mais au vu de la fréquentation moyenne de ce sport, il va bientôt être érigé en discipline olympique.

On rentre à temps pour aller direct au resto à Gaomin ,où nous faiblissons de concert pour un steack de Nouvelle Zélande (non ce n'est pas un animal, mais bien une région) et des frites savoureuses, plus par leur distance par rapport à notre orgie asiatique gastronomique de la semaine que par leur facture. Mais délicieuses quand même. Puis, c'est festival: Karaoké. J'aurais dû faire un testament (en fait je veux être enterrée à proximité d'une créperie, voilà, c'est dit, parce que réduites en poussières, mes jambes ne me porteront pas très loin)

Le Karaoké se pratique donc en groupe, dans des salons privatifs, avec une télé géante des micros et de la bière à flot. Du thé, ausii, moins marrant pour les jeux à boire.On notera dans le désordre le faible de Peter pour les généraux moustachus de l'Armée qui chantent leur retour au pays ou leur amour de la Muraille, l'attraction d'Ellen pour les chansons langûresuement sloooves  (qu'elle maîtrise à merveille,il faut le lui rendre) et en règle générale, pour la guimauve Décibel 500. Les Cinois ont décidément dû être élévés avec une banane dans l'oreille.

Perso, je vais bien dormir, je ne sais pas s'il en sera de même pour nos amis joueurs de dés qui ont fêté la fin de semaine avec brio. Et Budweiser. ahahah. euh. Dodo

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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 06:05

 9h, aéroport de Guanghzou: il est l'heure de se rappeler qu'un passeport comporte aussi les seconds prénoms gracieusement fournis par un parrain ou une marraine d'une génération antérieure. On a tendance à les oublier trop souvent.... voilà un rappel en bonne et dûe forme. Nicole, c'est Aurélie, vous pouvez désormais l'appeler ainsi.

Je me pose quand même une question: Quand Maman prendra l'avion ici, vont ils la reconduire à la frontière en voyant son deuxième prénom? 

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 16:33

En prenant la route a 6h du matin pour la cité du tombeau des warriors, Xi An (prononcer Chi An, meme si c'est pas joli), j'étais coincée dans la voiture de la taille d'une pétrolette en plus petit, en vert pomme - ca donne mauvaise mine la matin - entre Ellen, Lili et Léa. Oui, ça fait quatre à l'arrière, non, je ne suis pas paraplégique depuis, merci. Me revint alors à l'esprit la réplique cinglante du grand, sinistre et moche sorcier dans Aladdin, l'infâme Jaffar : " La Môôôrrtttt. Par décapitation....""". Non, la soupe de riz du matin n'avait pas été cuite au saké, c'est juste que, au choix, on peut mourir de mille façons très ludiques sur la route. Pêle mêle ; sous un sac de riz, sous un tube en zinc, sous une bâche plastique, écrasé entre deux bus qui veulent se faire des bisous alors que vous êtes au milieu,  sous un rouleau de fil en plomb, enfin bref, sous tout un tas de composants divers et variés qui sont éjectés des fardeaux mal attachés des camions de la file-de-droitequi-double. Angoisse. Nervosité. Ellen qui dort.

Nous arrivons, sains et saufs pourtant, à l'aéroport de Canton, magnifique édifice, et sortons nos billets d'avion. Par "billets d'avion", j'entends "feuille archi mince de papier imprimante, qui pourrait être fabriqué sur l' EasyPrint de votre voisin". On se dirige vers le comptoir, un peu étonnés parce que tout le monde semble avoir un billet un peu plus officiel, mais bon, confiance confiance. Après moultes parlementations au comptoir qui durent des heures, Ellen nous apprend que nos billets sont des "fakes" . Hallucination totale-  d'abord d'elle même - puis elle nous explique que l'employé de l'entreprise qui a été a l'agence l'a trouvée fermée, et a acheté les billets à un vendeur sur le trottoir, en payant cash quelques 6 mois de son salair. Si nos bulbes avaient pu éclater d'ébahissement, ca aurait été 14 juillet au comptoir de South China. Eux qui ont tellement la valeur de l'argent qu'ils pourraient escamoter le duvet du nombril de Mao si l'opération était finacièrement rentable, c'est étonnant. Pesamment, nous nous dirigeons vers un café, seul moyen vraiment salutaire de noyer notre incrédulité. Finalement, nous partirons 3h plus tard par l'avion suivant.

Etre dans un avion avec 200 chinois, c'est à vivre. Déjà, le réservoir de silence est si peu profond qu'on pourrait y noyer un rat. Ca hurle, ca crie, ca parle quoi. Les rires causés par VidéoGag ont manqué de faire capoter l'avion. Mr Bean a de l'avenir sur les chaînes chinoises. Tout le paysage digne d'être vu devait être par notre hublot, parce que ts les rangs se tordiaent le cou pr regarder au travers. Je n'ai même pas tenté le "c'est la même Chine par votre hublot, vous savez" ou bien " vous voyez vos ancêtres dehors?Parce que moi je vois rien", parce que mes notions de chinois se cantonnent actuellement à "manger" et merci". Très utile, mais peu efficace ici. C'était le premier vol d'Ellen, qui s'est bien passé, je vous rassure pour ceux qui s'y interessent, moi oui (j'allais dormir avec elle le soir, je n'avais pas envie que cela suscite trop de cauchemars.)

Nous avons été reçus comme des rois par les clients de Creaform, vraiment. Un accueil très prévenant, au point de nous acheter 1 parapluie chacune devant la tornade qui s'est abattue sur la visite de Xi An et des warriors. Site magnifique, mais fait au pas de course car menace de noyade. Un peu violente, cette vitesse, car sur la route, les voitures sont conduites avec l'énergie d'une ampoule de 10 watts. (Au vu de l'espérance de vie sur ces axes, je ne m'en plaindrais pas). Le site est donc immense, mais encore, ce n'est qu'une parcelle de découverte. Des milliers d'années, précédées par des milliers d'yeux bridés, nous y ont contemplés (Napoléon n'avait pas du aller en Chine).

Le soir, nous avons diné avec magnificence dans un restaurant traditionnel. Notre table fut couverte d'intestins de porc, d'estomac de marcassins, et, pour les petits-bras comme moi (ahahah) de nourriture plus parlante comme les beignets vapeur, ou le poisson. Les piments conjugués à la bière fine et ambrée nous rend très enjouées, j'avoue sans honte m'être étouffée de rire quand aurelie a croqué dans un oeil de poisson;).Après la soupe à la vraie patte de poulet entière au fond, c'était encore une belle découverte culinaire.Puis visite de la ville de nuit: Xi An est une prefecture, donc c une ville immense, pleine de vie, pleine de monuments anciens et c tt simplement magique de nuit. A faire absolument, surtout avec un chauffeur chef d'entreprise, Mr Ziroui, avec qui la discussion sur les 35 heures francaises a eu bcp de saveur, meme en anglais limité de part et d'autres.

Nuit salutaire a l'hotel, car le matelas y est delicieusement mou comparé a mon lit a Longjian. Le lendemain, visite de l'usine de MrZiroui, puis autre restaurant completement dément, où parmi les aquariums ("kesssskeusssé? un ver marin?")et les vegetations, on deguste le fruit de notre "marché" sur les stands de nourriture. Après ce que l'on a ingurgité la veille, ils sont étonnés de notre mondre appétit. Peut être sont ce les oeufs noirs et pourris en gelée qui nous modèrent? Toni s'improvise notre goûteur, puis, un sourire vaillammant accroché aux lèvres pour faire bonne figue, nous glisse entre ses dents serrées " ah non, ca c pas la peine les filles". Merci. Sincèrement. L'honneur est sauf.

Le voyage du retour fut marqué par les diverses photos d'Aurelie que vs pouvez admirer sur le site (magnifique n'est ce pas). Un gros boum dans mon dos a l'arrivee n'a fait que confirmer qu'elle etait assez distraite pour ne pas remarquer la fin du trottoir roulant. Quelle famille.

Aurelie je t'adore, tu me fais vmt trop marrer ;)

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Published by La Mouette - dans wizlamouette
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