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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 07:05

La télé chinoise est vraiment pleine de surprises. Prenez la Starac version bridée : l’essentiel du Prime Time est centrée sur l’élimination du candidat et ses adieux à la scène. Le générique de début, le rappel de qui reste, et l’élimination, prennent 10 minutes. Pendant les 40 min suivantes, on a droit à « dommage pour toi », «  va embrasser ta maman dans le public, elle vient de te renier », « oui tu peux dire au revoir à tes camarades», « merci à tous, à mon agent qui vient de perdre son avenir professionnel, à mon nounours qui a recueilli mes impressions, à Nixos Aliaxas, au public qui a voté contre moi regardez je vais chanter une dernière fois pour vous non  bon c pas grave ok je sors ». Un PEU cynique, mais tellement marrant. Moins marrant ceci dit que l’émission cuculinaire du dimanche soir, appelée  Cooking beauty : sur le plateau, trois plans de travail de cuisine impeccablement équipés façon « Cuisinella, la cuisine qui ne veut que toi », et trois nénettes choisies, soyons honnêtes, pour leur physique. Au top, elles se précipitent pour découvrir l’ingrédient mystère – dimanche, un énorme poulpe glaireux qui s’agrippe à leur bras dès qu’elle veulent le tronçonner – choisissent sur un étal de marché de quoi réaliser leur recettes et 10 min plus tard, au top, doivent lâcher leur truelle – ici , cuiller en bois. Un jury et un vrai chef cuisinier goûtent alors les merveilles, et notent. Notons au passage le gros usage qui est fait de la poubelle derrière les sièges. J’ai adoré le poulpe qui s’est mis à bouger au moment ou le mec du jury l’a saisi avec ses baguettes. J’en pleure encore.

 

Mais si la télé devient soir après soir le dernier coloc’ de l’appart  - je pense que le jour où le poste tombe en panne, deux chinoises meurent d’ennui subit à Longjiang – il y a une raison pour laquelle je n’accepterai jamais sa candidature : les chinois condensent à l'envi et sans aucun respect logique les saisons des meilleures séries américaines. Exemple, l’excellent Prison Break  - que j’ai déjà vu 3 fois mais c’est pas une raison pour le bouder en chinois  – est diffusé tous les mardis pendant 40 min, sur 2 mois. La série fait 24 épisodes de 40 min, soit normalement 6 mois de diffusion au bas mot. Le « mais comment font ils, quel est votre secret? » est mourrû sur mes lèvres quand j’ai regardé le (soit-disant) premier épisode, qui a concentré les 5 premiers en un amas de péripéties incohérentes  et simplifiées à l'extrême, dont A Qing ahurie n’a rien suivi, et pour cause : l’histoire aurait pu être la retransmission des réflexions d'un schizophrène en manque d'acide.  Sacrilège immoral, foudre, cendres sur ma tête, CCTV9 je te hais. Le truc épuisant aussi c’est la session de 10 min de pub tous les 1/4h, qui coupe impitoyablement n'importequel programme : journal TV, série, générique, émission, météo. La même séquence de pub, parfois répétée pour deux fois plus de plaisir, 12, 15 fois par soirée, c’est urticant. Mais bon, le jour où j’ai proposé un jeu de cartes, ca a été comme si j’avais peint un Mao beatnik en sauce soja sur le mur du salon : inepte.

 

 

Pour que ce soit un peu Noêl ce bête et méchant 4 septembre, j’ai décidé de faire la fameuse recette gateau-au chocolat-au-micro-onde-avec-huile-de cacahuète-en-guise-de-matière-grasse. Le tout petit sample que j’ai cuit en premier pour test a failli coûter la vie aux 1000 innocents de mon immeuble : le ding (micro onde chinois, ainsi baptisé pour son sympathique message « c’est cûiiit ») s’est mis à mousser, puis à fumer, puis à puer. J’ai sorti du MO une brique ISO 9001 qui sentait le vautour, et les baguettes utilisées pour désincarcérer l’ovni du bol ont fini au Paradis des Baguettes. Le 2e essai : bien mieux réussi. Même si perso je l’ai trouvé infect (vive le vieux goût de cachuète rance), les filles ont tellement aimé qu’elles m’ont demandé d’en refaire un dès le lendemain. Je décline toute responsabilité dans un hypothétique futur dysfonctionnement de leur système nerveux.

 

 

Petite note sur le concept de « couple tapi dans le noir » : si tu te promènes la nuit dans les rues ou les parcs, en bus ou à pied, tu verras partout des petits tas informes souvent au plus profond de l’ombre noire de la nuit déjà elle-même bien noire, dans un recoin de porte, derrière un escalier. Ne prends pas peur, c’est un « couple tapi dans le noir ». Il ne parle pas, ne se parle pas, parfois ne se regarde même pas. En fait parfois je suis même pas sûre qu’ils se connaissent uhuhu. Mais bon ça a l’air bien :  y’en a partout ...

 

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 03:46

J’ai toujours dit que j’avais ici proportionnellement plus de chances de périr dans un accident de bus que de croiser le crâne d’un occidental. Et bien la proportion se précise : j’ai 12 000 fois plus de chances de mourir dans un bus, c’est dit.

 

Hier, c’était la sortie la plus attendue et la plus redoutée de l’année : Shopping Day in Guangzhou. Redoutée par moi pour le trajet – Gaomin-Guangzhou, j’ai déjà pas mal donné, xiexie - et le monde - la Chinoise la plus squelettique du monde m’a prévenu que les magasins étaient bondés, et je suis shoppingfoulophobe. Redoutée par A Qin, parce qu’elle se jure de rester dormir dans les rues commerçantes si elle ne trouve rien – ce qui, en général, lui met bien la pression, et elle ne trouve rien. Donc, hier, parées pour le grand saut (ombrelle ? j’ai ! Portefeuille ? J’ai ! Patience… on verra !), on prend deux bus pour rejoindre la Cité des Merveilles. Premier bus, je suis debout entre deux déménagements dans l’allée, le nez à hauteur d’aisselle de la communauté ; deuxième, je suis assise mais un sale gosse fait un morpion avec des morceaux de prune sur mes cheveux fraîchement lavés. Au bout de 30 min où il perd systématiquement contre lui même, je craque. Je me retourne avec mon plus beau et carnassier sourire, et annonce un souriant mais ferme « Pu iao » (Stop). Le gamin me montre ses molaires du fond, je me rassois, rebelote, une demie-prune – il se trimballe avec son prunier ou quoi -  entre en contact direct avec ma tempe. Une fois, deux fois. Là y’en a un peu super marre, la mère dort avec la gougoutte au coin du bec, je me retourne pour être bien comme il faut en face du monstre, et je lui assène un sonore «  Mais va te faire baptiser chez les Mormons !! ». J’ai pas souri, j’ai bien froncé les sourcils dans le bon sens. Et ben, les Mormons, ça marche. Par contre j’ai eu du mal à traduire à A qin écroulée – parce qu’épargnée par l’odieuse attaque de la moussaka géante.

 

 

Les courses en elles mêmes, c’était, comment dire, spécial. Je fais en général les miennes seule, ça épargne aux gens mes états d’âme et l’attente aux cabines, et je vais où je veux. A Qin a un magasin fétiche, dont elle connaît la liste des succursales par cœur, dans toutes les villes du Guangdong. Et hors de ce magasin fashieun, Ebase, point de salut, c’est la honte, trop ringard. Donc après avoir fait les 3 premiers de Guangzhou sur 5, et n’avoir pas trouvé les vêtements de ses rêves (elle a un goût très …spécial, additionné d’une impossibilité de prendre une décision et d’un besoin d’être confirmée avec enthousiasme dans ses choix. Quand le choix s’avère être un sweat-shirt oversize moutarde avec une collerette rembourrée et un motif vert – je n’invente rien – j’ai du mal à être enthousiaste), j’ai fini par, sacrilège, rentrer dans un autre magasin ; elle m’a tiré en arrière et fait « no, pas là, c’est nul ». Bouin, cça avait l’air bien. La séance Shopping Day s’est finalement avérée être «  visite de tous les Ebase du coin », de fond en comble,  ponctuée de lamentations « je trouve rien, je vais mourir, je vous préviens je reste là ce soir ». Ceci dit j’admire sa constance, parce que les demies heures de métro entre chaque Ebase, elle se les farcit tous les mois, et moi rien qu’une fois dans mon séjour, ça m’a tapé sur le haricot.

 

J’ai quand même remporté une minivictoire (youhouu) en entrant dans un magasin qui jouxtait un E base – paye ta ruse de Sioux – et miracle j’ai trouvé un truc dans lequel investir. Même si j’ai failli énucléer la vendeuse qui me suivait collée à mon ombre entre tous les portants, j’ai fini par acheter. Et là, Festival des Mille Flowers, c’est comme si j’avais gagné au Loto. Je n’ai pas acheté le plus cher du magasin, mais arrivée à la caisse la fille me dit d’un air désolé «  on ne fait pas de discount sur celui là, alors choisissez ce qui vous plaît dans les accessoires du comptoir ». Uéééééé. J’ai filé un parfum à Aqin, j’ai pris une ceinture, et je m’éloigne quand elle me dit « Vous avez aussi le droit à un bouquet gratuit dans le salon VIP là haut ». Là un doute s’insinue en moi, je ressors discrètement mon ticket de caisse en priant très fort de ne pas m’être gourée d’un ou deux  zéros dans la conversion, mais non, c’est bien ça. Et nous voilà en train de composer un bouquet avec des lis et des orchidées dans un boudoir feutré.Pour avoir acheté un article je ressors avec 10 sacs et les larmes émues de la vendeuse. Avis : Je cherche encore le magasin qui offrirait des pâtisseries pour tout montant supérieur à 20 euros.

 

Dans le bus du retour, sous un paysage lunaire, A Qin et moi  chantant à tue tête du Jack Johnson et du Jenifer (elle adore), essayons de couvrir les aventures de Jackie Chan contre le méchant allemand, doublé en chinois, terrible. Y’a vraiment des choses qui vont me manquer à mon retour.

 

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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 04:41

                  Hier à la télé : campagne de pub ‘achement sérieuse pour “Five Day  Week for Government". La pub, débitée par une voix off transie de gravitude dure une demie douzaine de minutes, et explique que bon, le gouvernement va prendre congé 5 jours, que les bureaux vont être fermés, mais ne vous inquiétez pas, ils assureront les urgences (si mémé m’envoie une carte postale, c’est une urgence ?). Là où c’est un peu abusé, c’est que ce même gouvernement ne travaille déjà pas le samedi après midi, et en plus se permet de prendre 5 jours de vacances !! (Je vois des fonctionnaires français qui rigolent… non les 35h c’est pas pour bientôt ici. Refusez votre mutation en Chine si vous avez demandé des charentaises pour Noël). Bref, les fonctionnaires partent en vacances, ne perdez pas votre passeport.

 

 

                    J’ai failli finir à l’hôpital ce matin, le feu rouge a duré un peu longtemps. Feu rouge qui dure = odeur de mûre, ça n’est vrai que dans les coins où Yves Rocher a implanté sa franchise. Ici,  foule compacte  = deep impact. L’asphyxie. L’empoisonnement par les airs. Le déo n’est pas encore un achat cosmétique jugé utile par les consommateurs chinois. Ceci dit c’est un créneau à saisir, avec une bonne campagne de pub entre la dernière scène et la générique de la série de 20h00 - créneau idéal mais profondément irritant - on peut sensibiliser un max de chinois. Bon, je n’ai pas dit des pubs ridicules comme le déo Nivéa aux extraits de perles, LE déo magique qui promet me rendre bonne des dessous de bras. Les chinois sont abrutis par la pub, mais de là à gober cette ineptie, il n’y a guère que les français sur qui ça marche ;). La peau de poulet, c'est irréversible.

 

                    Et sinon, je suis hyper vexée. Hier Ellen allait conduire by herself, A Qin allait prendre un pot (de nouilles) avec ses amis à LeCong , bref, ma première soirée tranquillou à l’appart se profilait sur fonds de grands projets comme « je vais en profiter pour laver mes draps, me laver les cheveux, ranger le salon, danser sur la table on the vibe of mes tubes américano-capitalistes  », bref, une soirée tranquille quoi. Sur ce, je bataille tout l’aprem pour convaincre Ellen que je n’ai pas besoin d’aller chez sa sœur pour m’alimenter ce soir, je peux me débrouiller toute seule, je ne vais pas mourir de faim. C’est vrai quoi, j’ai du fromage, du riz, de la brioche, du nutella et du chocolat, ok ce n’est ni du poisson FMort (fort ET mort) ni du concombre harissé, mais si si ça nourrit bien quand même. Ellen part, et une heure après c’est A Qin qui prend le relais : «  wait for me tonight I will come back at 8, I will cook your dinner » là, j’ai vraiment l’impression d’être une assistée, c’est horrible. Je lui assure que je ne vais pas me pendre de solitude, et que, poil de gnou ! je suis capable de me faire à manger ! (Ma réputation en prend un sale coup là, je vous assure je sais cuisiner), C’est alors qu’elle me sort « Nan mais j’ai peur que tu fasse tout exploser ». Ok, c’est donc avéré, aux yeux des chinois,  je suis débile. Je suis HYPER vexée ! Je lui intime l’ordre de profiter de ses amis et que si elle revient trop tôt je bloque la porte. Bilan : j’ai passé une bonne petite soirée, mais j’ai pas échappé au « je vais te cuisiner qqchose » quand AQin est rentrée à 21h, et au « tiens je t’aifait du riz » à 23h par Ellen. Gavée je vous dis.

 

 

Je sais pas mais là j’irais bien bouder.

 

 

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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 04:04

 Il est 15h37, l’heure légitime de la léthargie cérébrale la plus profonde ; le soleil darde insidieusement ses petits rayons UVA sur la peau de Ellen qui dort – c’est sournois.  J’ai eu beau lui expliquer à l’aide de mes principes de physique qu’a travers une vitre, elle pouvait pas noircir, il n’ y a guère que quand elle dort qu’elle ne défaille pas au moindre rayon de lumière sur sa divine peau (pas blanche). Soudain coup de fil, Ellen saute comme une flèche, descend et me remonte…. un colis de 6 kilos (j’ai essayé de calculer par rapport à sa vitesse de montée des marches, sa taille, son poids, tout ça). C’est l’effervescence, déjà moi je suis trop contente, Emeric m’avait dit qu’il arriverait dans ces eaux-là, mais bon je me rappelais plus (mémoire de bulot s’aggravant avec la chaleur), mais alors le staff entier veut être là au moment de l’explosion du colis piégé. Au final, rien de tel, mais mes carambars ne font pas long feu l’apres midi, et ma tablette de chocolat non plus ;) En revanche pas MOYEN que j’ouvre mon Nutella, je veux le manger religieusement.

 Je pense , contrairement à ce que j’ai dit, que mon colis a été « visité » par mesure de sécurité sans doute ? Disons que certes, il était scotché plus-serré-ca-s’appelle-une-momie, mais allez expliquez pourquoi des bouteilles et conserves en bocaux théoriquement hermétiquement fermées fuient…. Même la farine a été ouverte, ca doit ressembler un-peu-trop-j’aime-très-pas-beaucoup-ça à de la drogue pour bison.

 Le soir, hop, petit crochet vers la « boulangerie » pour acheter une brioche – fourrée à la pâte de haricot rouge, bon, ça va, je ne l’ai vu qu’après !! – et pouvoir initier a Qin au tartinage généreux de la brioche fraîche avec du Nutella fondu. Elle a aimé mais elle a embrayé sur le poisson de l’avant-veille, et ça, ce n’est pas bien. On respecte le Nutella. Moi j’ai fini la brioche, le poisson merci j’ai déjà donné dans le coup de cœur sacrificiel. Pas de nut pour Ellen, elle avait qu’a pas aller conduire ( je suis un tyran).

  Humm mais qu’est ce que c’est ??

 

   Vais-je reconnaître le gûûtt ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ouiiiiiiiiiiii c’est du Nuuuuutt (mais Marie c marqué dessus…)

 

 

 

 

 

  Merci Emeric!!!!!!!

 

PS : les photos du WE sont en ligne. Et j'ai lutté.

 

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 04:33

Je commencerais juste par une aparté «  Gra-no-la, président !! » . Voilà, c'était juste pour dire ça.

 

 

« Tadam tadammm » La sono à fond entrecoupée de baragouinage qui ressemble à du chinois, le Larsen en plus, rythme ma journée depuis 2 jours. Les joueurs olympiques s’entraînent en face de mon usine, sur le stade d’un grand bâtiment, avec des fanions rouges de bienvenue et de les choeurs de l’armée Jaune, exhortés par le flot oral ininterrompu du Tiewi Woland de Longjiang. A la fois ça ressemble à une compète, avec des sportifs habillés en rouge sautant par petits groupes en petite foulées comme si leur vie dépendait de l’uniformité de leurs sauts de cabri, et à la fois on dirait des étudiants ... en fait je crois que c’est juste la rentrée. Buahahahaha.  Ma foi si j’avais eu des rentrées comme ça sur trame de fête nationale maoïste, avec défilés, sport et musique, peut être que j’aurais oublié moins souvent  ma liste de fourniture le premier jour. Les chinois savent comment motiver les foules c’est certain... ils peuvent pas donner des cours de motivation à Ellen ? lol non c pas gentil.

  

 

 

 

Ellen prend des cours de conduite tous les soirs, 2h à arpenter un circuit sur une jeep toute seule. Pas assez de profs, donc c’est son frère qui vient lui apprendre parfois (il était chauffeur de camion l’année dernière. Bientôt dans vos kiosques,  « Ellen chez les Routiers »). Elle paye donc vachement cher un permis qu’elle pourrait passer toute seule, c’est bien, ya pas que l’ECF qui entube ses élèves. Du coup A Qin est une nouvelle fois promue cuisinière du soir ; elle apporte toujours les repas avec un sourire d’excuse genre «  si tu meurs j’ai pas fait exprès ». Ceci dit, je lui ai dit que c’était pas la peine qu’elle fasse des repas de restaurant, il suffit qu’elle prépare un plat avec tout ce qu’elle a acheté et qui lui tombe sous la main, (à l'exception d'un poulet vert ou d'un poulpe cru non nettoyé, réfléchissez un peu tout de même...) , et c’est toujours très bon.

 

Je préfère ça aux surprises d’Ellen. Hier , elle m’amène avec empressement au bureau un sac plastique humide contenant une masse grise et odorante, qu’elle pose sur mon clavier l’air gourmand. Bonne nouvelle, le chauffeur de taxi en a ras la pastèque que son grand père passe ses journées à pécher et nous refile l’air de rien la production du jour (euh, de la veille, vu le poisson.) Elle me dit « Yeah, I like it !!! I will share with my brother » Nous voilà en train de trier les poissons (que j’ai décalés de mon clavier, le E menaçant d’être noyé sous le jus de mer - mais trop tard la touch   st  d c d  , hum, mort . ) .Les sacs triés,un pour sa belle soeur, un pour nous,  on les pose sur le bureau, et pendant les 6h du travail de l’après midi, ils sèchent, doucement sous la chaleur estivale.  Les remugles de marée me transportent sur les marchés de poisson, à ceci près qu'il fait 20 degres de plus. Je me dis, euh, peut être ce soir moi je vais finir le concombre d’hier, hein ? J’ai pas tant besoin de protéines que ca finalement…. Quand tout d’un coup Ellen me balance « ce soir on mange chez ma belle sœur, tu viens ? » - vous vous souvenez celle qui habite un 2m² sans frigo avec le frère d’Ellen. Oh ben oui, je viens, je prends mon petit Smecta d’abord hein ?

 

J’apprécie quand même les invitations de son frère et de sa belle sœur, qui me témoignent une grande gentillesse. A 18h donc, on se dirige vers le 2m², forcément on attend ds le couloir pendant qu’elle prépare à manger (pas de place). Le logement est vraiment d’une indigence rare, j’ai beau savoir que c’est temporaire ca me sert un peu le cœur de voir que les tabourets sont des bobines usagées de fil de fer clouées les unes aux autres et recouvertes de papier journal, et qu’ils n’ont même pas l’eau courante… Mais trêve de réflexions, le poisson est prêt... J’ai un peu de mal a trouver le poisson sous les piments, mais au moins le goût est puissamment dissimulé sous la brûlure du piment et l’étranglage des arrêtes (ici on fait cuire le poisson non vidé avec la tête et les nageoires, en fait ils tronçonnent juste le pauvre animal avant de lui faire danser la Cucarraça dans le Wok. Et puis ils viennent tous les 3 du Hunan, où les bébés reçoivent un œsophage en Kevlar pour leur premier Noël, donc ca ne dérange personne d’avoir plus de piments que de poisson entre ses baguettes. Des grands malades je vous dis. C’est peut petre pour ça que Ellen rote autant ? (mouhahaha. Coup bas.)

 

 

 

 

 

 

PS : oui, 2 articles en une même matinée. N’y prenez pas goût, c’est juste que je fais mon testament et que je me débarrasse de mon stock d’anecdotes… on sait jamais peut être demain je mangerai du ver.

PS 2 : PO, tu fais une seule réflexion sur le sujet de mes articles, je te fais avaler tes sourciles par les oreilles. ;))

 

 

 

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 04:15

 

 

On prend les repas devant la télé, divertissement de masse oblige. Et hier, sans rire, ça a été festival, j’ai cru que c’était le 1er avril chinois. Ca commence gentiment par le journal people des stars locales (90% de HK). Et là, plutôt que d’avoir les 20 reportages habituels sur qui confectionne le décor du plateau de Miss HK, le concours de cuisine organisé par la radio machin, le chanteur à la mode qui, sous l’excitation provoquée par l’adulation d’une foule féminine en délire, balance une Nike dans la tronche de la fan la plus hystérique – et maintenant la plus humiliée –, on tombe sur une assemblée de stars de HK (chanteurs, acteurs, etc…) réunies sur une estrade, certains pleurant, tous l’air malheureux, la gougoutte au noeil, tandis que successivement  Chow li, ou  Jackie Chan –oui OUI, le Jacky – prennent le micro pour s’adresser gravement à la presse massée en face. Bêtement, je fais « Uh, ya quelqu’un qu’est môôort ? ». A Qin me répond sérieusement «  No , look at this girl in the middle – une fille mimi mais lambda, qui elle a l’air d’avoir perdu tortue et poisson chat – she was changing her clothes at the back of a stage between two press shots, and a paparazzi shot her naked – comprenez en culotte et soutif »; elle ajoute:  “And the stars are asking the press not to buy the picture or to sell the article” . HEIN?!?? QUOI???? Les 50 stars sont réellement malheureuses que Machine ses soit fait attraper floue en culotte ?? Je suis médusée, avec une hallu teintée de désespoir: si cette solidarité arrive en France, mais qu’est ce que je vais retrouver comme photo dans Voici ?? T’imagines Cécile du Minibus faisant une conférence de presse pour que Kamel Ouali et Stéphanie de Monaco persuadent la presse de pas vendre les photos d’elle buvant nue un Sprite sur une plage du Cap D’Agde ? Mais où sommes t’on ?

 

 

Le lendemain rebelote, toujours la même assemblée (en 20 min d’émission ils n’avaient pas eu le temps de passer l’intégralité des pleurs de mademoiselle). Je rigole toujours autant, même si A Qin me dit que c’est pas drôle.

 

 

 

 

Autre blague télévisuelle, le « Bachelor ». Je resitue la version française pour ceux qui auraient oublié : un bellâtre souvent moche entouré dans sa villa de 20 greluches récoltées au hasard des  (de la ) rues (place principale) de France ( de Nice), doit choisir toutes les semaines ses élues en leur refilant une rose rouge qui pique ? La dernière se marie télévisuellement avec lui pour gagner de quoi se refaire les seins ;

 

 

En Chine, le concept a été tourné en série. C’est-à-dire que l’histoire, c’est celles des acteurs et des producteurs de l’émission, qui tournent « the Bachelor ». On est à la fois dans et derrière la caméra, quoi. Là où c’est énorme, c’est que ça se passe dans le Paris version chinoise : c’est théoriquement à Paris (illustré à grands renforts de Paaarriisss sur les savons, les rideaux, les roses, les boîtes de gâteaux), mais le château est genre de la Loire, il neige souvent quand les gens sont tristes, et quand ils sortent pour arpenter le bord de mer (le QUOI ?), c’est une plage de Normandie. Mais tout ça  à Paris hein ? Pas de blague. Les filles sont également bien plus kitschement cruches que bimbos, et le Bachelor ressemble à un héros de « autant en emporte le vent à Malibu », avec une mèche romantique et des favoris du XIXe, en plus jaune et plus bridé.

 

 

Bref, si un jour ils adaptent Koh Lanta (ah non ca ce serait le Loft chinois, c’est un peu leur vie de tous les jours qu’ils filmeraient), on va dire, euh, « l’ïle de la tentation », on risque de se retrouver avec 4 filles en maillot de laine ultra couvrant en train d’essayer de se faire prendre la main par un tentateur. Hautement sensuel, le prenage de main. Si si.

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 04:56

Pas trouvé de loupe à Gaoming, j'augmente donc la taille de la police!! spéciale cassdédi à mon Pôpa!!

                 Ce WE c’était le mii –uikende de mon séjour (l’accent reumois me manque beaucoup, comme les cailles en survetement blanc à chaîne incorporée, wesh wesh marne powa – donc, hommage) .Ca y’est c’est le uiiiikennnde, c le super uiiikendee, c’est comme ca qu’oon les aiiiime…. J’ai pensé un temps immigrer Lorie ici : blonde, grande, et surtout kitschissime, elle ferait un carton dans les karaoké même si, ne nous voilons pas la face, elle serait doublée en chinois par une greluche qui chanterait « je cherche l’amour, je ne le trouve pas,oh oh,  va-t-il venir un jour, thank you I love you » (les chansons d’ici sont mono-thème, même « Dragosta din tei » s’est fait refaire une coupe chinoise).

                Samedi soir donc, rebelote petite voiture verte pour aller chercher mes parents à Canton. Cette fois, pas de blague, les billets de train sont déjà réservés, pas moyen de refaire un Paris Marseille de nuit pour aller les chercher à Shenzhen pour cause de « pas de place dans le train non-monsieur-vous-ne-pouvez-pas-rester-debout-c’est-Hong-kong-ici-c’est-pas-le-zoo-groumph ». Le seul doute qui étreint Ellen c’est  «Can we load your father – sous entendu : le monsieur qui mesure 2m et qui est obligé de se plier pour me parler – your mother – qu’elle imagine du même gabarit – and the luggage in the green car » ? La voiture me paraît soudain très petite, mais bon, on est partis, alea jacta est. As usual, on est partis 4h avant, pour 1h30 théorique de voyage, mais le chauffeur ne sait toujours pas lire sa carte et les bouchons sont terribles : résultat des courses : seulement 1h30 d’avance !! je suis décidément bénie des dieux, c’est rien 1h30 assise sur ses talons dans un hall de gare (Sourire Colgate d’Optimisme Conquérant) ; Cependant, quand Ellen se plante devant la sortie du terminal du train, prête à faire l’autruche jusqu’à ce que les parents arrivent, je propose aimablement mais fermement d’aller s’asseoir prendre un verre quelque part - les parents sont arrivés en fait 2h30 après…

 

 

Les gens croisés sur le chemin du retour ont dû voir passer un truc vert, bourré à craquer, avec un géant plié en deux devant se faisant des bisous sur les genoux, de la buée derrière et Ellen collée à la vitre les yeux fous (genre « pitié, je suis malade en voiture, je veux arriver et j’ai faim à le bol de riz de 18h est loin »). Le dîner pris à 0h00 dans le seul resto encore ouvert de Gaoming est très apprécié, Maman s’entraîne à manger des cacahuètes avec des baguettes , qui au début en se croisant envoient des projectiles de légumes à droite et à gauche, mais bon, elle se débrouille assez bien. Puis direction l’hôtel, ou comment se trimballer 60 kilos de bagages sur 5 étages en se perdant parce que la technologie des ascenseurs n’est pas encore parvenue jusqu’ici. Pourquoi 60 kilos pour 24h? Parce que 50 pour moi !!Magazines, gateaux, bouteille de champ, c’est Noël au fin fond de la Chine. Même mes adorables grands parents m’ont envoyé des munitions pour survivre, vive le Figolu !Merci, je suis aux anges !

 

 

Je vous fais grâce de l’emploi du temps du dimanche, visite de Gaoming, de mon appart, des petites rues anciennes, du Mc Do, des resto tradi ; puis rejoints par A Qin, Coco et le chauffeur, escapade dans un parc familial dans la campagne avec ponts de singe, jeux d’eau et crocodiles amorphes (cf photos bientôt en ligne). Les paons ont le fondement à l’air parce que la boutique d’en face leur plume le c.l pour en vendre les plumes. Les coqs ont les ailes coupées et la coupe de l’oursin mort parce qu’il se combattent ts les jours. Les Chinois ne connaissent pas les droits de l’homme, alors ceux des animaux… Le chauffeur est un vrai gamin, il saute de chaînes en rondins sans se soucier du fait que c’est quand même notre chauffeur et que je ne suis pas sûre de pouvoir démarrer son canasson vert. De toute façon, au retour, il a fallu pousser pour qu’elle démarre ... petit arrêt cardiaque du coté gauche de ma poitrine. La chambre d'hôtel a vu son premier sabrage de champagne de toute sa courte vie de chambre 5304...et la fatigue se fait bien sentir le soir, au restaurant, Papa se retrouve successivement à faire du bobsleigh sur une tomate, à nager dans le verre d’eau que je lui ai poussé sur les genoux et à courir après sa soupe de riz qui a fait 40 fois l’aller retour cuisine-salle parce que personne ne savait ce que c’était.

Ce matin, lundi, départ de l'hôtel poussés hors de la chambre par deux fois par une employée souriante mais draconienne, direction le ferry, moyen nettement plus agréable de se rendre à HK. Le WE a été trop court… mais j’ai plein de magazines de filles et de carambar pour tenir pendant les siestes-bouche ouverte d’Ellen !!

Merci encore pour ces deux derniers WE, c'était super!!

 

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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 04:03

D’apres les analyses de Brouardel, un professeur du début XXe, " Tout ce qui pue ne tue pas, et tout ce qui tue ne pue pas ".

Ahem, disséquons cette maxime qui me semble frappée au coin du frigo :

 -          Si on vous présente un poulet biiien  faisandé qui, avouons le, sent un peu « le rat mort de 100 jours » - d’aucuns diraient poulet boucané, mais je suis sûre que le petit fumet qui s’en dégage dépasse de loin les effets du feu de bois sur la chair dudit poulet - et que vous êtes OBLIGE de l’ingérer parce que l’attente du verdict brille déjà dans les yeux de votre hôtesse, vous ne mourrez pas forcément dans l’heure. Pas forcément. Alors que , vraiment, l’odeur est pestilentielle et les vieux remugles de déchetterie qui se dégagent de la carcasse quand elle l’a découpé ne me mettent que moyennement en confiance.                  Pitiiiiéééééééééé pas mourir

 

-          Si sur la table vous apercevez un œuf noir, dans sa gelée de carapace de tortue, avec le blanc bien noir et le jaune bien euh…. vert, ne tendez même pas vos baguettes vers le plat, elles se recroquevilleraient comme des Spätzele avant de toucher l’immonde mets. Et POURTANT, ca sent presque bon !! Je soupçonne la gelée d’y être pour beaucoup pour enfermer les odeurs létales de soufre qui ne peuvent pas ne pas s’échapper de cet œuf qui je vous le rappelle, a pourri 100 jours dans un bain de je ne sais pas quoi. J’ai vu des bassines sur le marché, elles étaient décapées par le liquide.

Une simple nouille,épaisse, généreuse et odorante, peut être recouverte d’une fine pellicule de piment du dragon, et mettre fin aux jours de votre bonne santé. Donc, prudence. 

 

Ellen a passé son code pour la 2e fois hier. Je ne pensais pas que le code avait droit de cité en Chine, pour moi les Chinois conduisent au feeling du style « ça passe, ça passe pas ». En général ça passe pas, mais on fait comme si. De bon bluffeurs, les Chinois, Las Vegas a intérêt à prévoir la déferlante chinoise dans les prochaines années. Donc la première fois, Ellen est partie guillerette et confiante  à l’examen, après avoir révisé la semaine précédente. Oui, c’est tout, une semaine, elle a une foi inébranlable en la capacité cérébrale de l’humain. Ce que j’aurais aimé lui dire, c’est que ses plages de révision se tenaient habituellement après le repas, donc elle ouvrait son livre, se renversait dans son siège … son regard part dans le vide … la bouche s’ouvre… mayday, on la perd… trop tard, elle fait la sieste. Mais quand elle se réveille, ell e pense qu’elle a révisé. C’est pourquoi elle est revenue plutôt marrie du 1er examen, limite cendres sur la tête et robe de bure, elle a pris une autre semaine pour réviser intensivement, et hier , elle l’a eu. 99 bonnes réponses sur 100. Et samedi, c’est ravioli. Euh, conduite pardon, sur circuit (ouf, papa, maman, on va quand même pouvoir sortir se balader). C’est un peu une tête, Ellen, finalement.

Pour fêter ça, elle a acheté des boules anti blattes, de petites boules blanches qui décaperaient instantanément le nez d’un bronchiteux, qu’elle a disséminées partout dans l’appart. C’est là que la maxime du bon Docteur Brouardel trouve sa limite : « pour les blattes, ce qui pue tue ».Honnêtement, avec 3 boules sous le canapé, j’ai pas pu suivre la série jusqu’à la fin – une vraie perte, Season allait avouer à Peter qu’elle était enceinte de lui : pleurs, larmes, gros plans – la tête me tournait trop. Un peu comme si votre arrière-grand-mère avait sorti ses rideaux du grenier tous en même temps dans un cagibi de 4m². J’ai traqué la vieille boule qu’elle avait aimablement fourré sous mon lit avec ma tong Robocop (qui a  acquis ses lettre de noblesses dans la guerre anti blattes), je l’ai foutue dans la sienne, et je me suis barricadée jusqu’au lendemain matin.

Flash News 8h : Au lever, l’odeur est toujours aussi forte….

 

 

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 04:11

Il est 17h 15 vendredi soir quand le chauffeur censé nous amener à Canton pour mission de récupération du colis Hélène arrive. Je me dis j’ai du louper un épisode, elle arrive à 21h  et on met quoi, 1h30 à tout casser à aller là bas. Mais je sais aussi dans mon petit for intérieur - tout petit vu la manière dont Ellen éclate un à un les paliers du décibèlement supportable au téléphone au même moment – que les chinois adooorent attendre, et rester assis en rang d’oignons sur des sièges d’attente, donc bon, je me résigne. J’aurais mieux fait d’emporter un bouquin….  … parce que le voyage a duré 8h30 sans les arrêts. Ma sœur s’est vue refuser l’accès au train à HK pour manque de place, et mes coloc ont décidé d’aller la chercher à Shenzen… 4h30 aller avec un chauffeur qui n’a jamais été sensibilisé à la pause de toutes les 2h, Ellen malade en voiture… . Bon ceci dit, point d’aire d’autoroutes ici, la pause aurait été consommée sur la bande d’arrêt d’urgence qui constitue aussi une 4e voie bien utile pour tout chinois qui se respecte. Nous voilà partis pour un looong voyage dans l’équivalent d’une Mini avec la promesse que, si on arrive à trouver Hélène à Shenzhen (pas gagné), on se tape le retour avec ses bagages dans les dents et elle sur nos genoux, la tête sur la plage arrière. A la réflexion, on a quand même INTERET a retrouver ma sœur.

 

A Shenzen le chauffeur un peu perdu – il tient sa carte à l’envers, mais je ne veux pas le brusquer - se gare au milieu des zebras d’une bretelle ultra fréquentée, et traverse tranquillement l’autoroute pour aller taper sur le capot d’un taxi en marche pour lui demander son chemin. Dans la voiture je suis un peu blanche puisque des 4 personnes de la voiture c’est le seul qui sait conduire, mais bon  si il arrive à s’en tirer avec 2 bras en moins, je le ferai conduire avec les dents.

 

Finalement on a retrouvé Hélène, on est rentrées à 4h sous des orages déments en mangeant des hamburgers au poisson, c’était festival. On a passé un super WE, chanté joyeux anniversaire au karaoké à une chinoise de 20 ans, démontré qu’on avait pas le gène du bowling mais qu’on pouvait avaler 12 tonnes de raviolis sans broncher et y retourner le lendemain, bref, on a colonisé Gaomin .

 

 

 

 

Hier jour de vengeance personnelle du Créateur, Il m’a fait prendre deux fois le taxi moto, deux fois plus de chances de mourir dans la même journée sous 2 tonnes de polystyrène expansé échappé d’un camion. Au final, moins héroïque, j’ai opté pour deux brûlures de pot d’échappement sur la face interne de mes mollets, c’est sympa aussi, ça fait « oui monsieur, j’ai fait le Vietnam à Long Jiang ». C’est le dernier jour de la Foire Expo des meubles de la ville (3 étages des mobilier quand même, il doit y avoir au bas mot 2000 usines dans le coin) et on doit faire de la veille produit là bas. Le plan d’attaque d’A Qing et Ellen est simple :

 

-          on fait un premier tour des étages pour repérer les  occidentaux, masculins, jeunes et musclés de préférence – pas de plombier roumain, je suis déçue. Quand elles en choppent un, elles gloussent décibel 49, se planquent derrière moi et me demande d’aller lui faire coucou…. J’ai l’impression d’être à la piscine en maternelle ;)

 

-          le 2e tour est consacré à la collecte des catalogues des concurrents –  ça c’est la partie professionnelle du truc, incontournable, on est un peu là pour ça…

 

-          le 3e tour pour rafler les bonbons des stands, je pense qu’elles en ont à peu près jusqu’en décembre chacune.

 

Avec bien entendu, au milieu, une pause d’une bonne demie heure sur les sièges d’attente à côté des toilettes, parce que c’est fatigant, et puis les sièges sont pas là pour rien hein ?  C’est marrant certains chinois ont dû passer leur expo, ouverte au public, à tester les canapés, sièges et lits. 1h sur le lit flottant, 1/2h sur ce petit sofa en plume, un peu aussi cet accueillant petit fauteuil.

 

Et le soir, après avoir invité mes colocs au resto pour les remercier du WE qui s’est super bien passé grâce à elles, petit tour au marché du coin pour réapprovisionner le frigo. Je suis quand même contente d’avoir eu l’occasion d’apprendre aux filles qu’un légume flétri ne veut pas dire mûr, et de faire remarquer que la viande noire et sèche mérite peut-être qu’on s’oriente vers le marchand d’à côté et que le dernier morceau flasque de poulet d’un étal tout vide par ailleurs a peut être de bonnes raisons d’être le dernier. Hum. J’ai gastronomiquement sauvé ma semaine.

photos que je n'ai pas réussi à mettre ds le nouvel album                                                                        

          

 

 

 

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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 11:37

I’m BACK !!

 Vous pensiez peut être qu’en m’envoyant en Chine (bon, dans mon cas ça s’apparente à de l’auto-envoi),  je succomberais aux mille et une blattes qui colonisent ma cuisine, aux spacecakes façon orient (truffés de délices arrache-boyaux), aux bactéries venues par bus de toute la Chine Continentale pour me souhaiter la bienvenue ?? et bien non, ma santé est partie 3 jours loin loin en vacances, mais telle Nouille en manque de brosse en ferraille, elle est reviendue !  

 

Voyez l’ironie de la chose : j’ai amené avec moi une valise de médicaments français (merci le parcours santé, spéciale dédicace à mon médecin pas référent) qui s’est épanouie dans mon placard en phagocytant mon étagère de pulls - qui ne servent pas... j’en vois un qui rit - et j’ai passé 2 jours à les ingurgiter l’un après l’autre du moins fort au plus percutant…. Rien à faire, les bactéries ici sont couvertes de Kevlar antimédecine occidentale. Mieux équipées qu’un GI dans le désert de Gobi. Donc Ellen me propose d’aller à l’hôpital, je lui dis « je veux bien mais je peux pas me lever, ahahah, et en plus tu m’expliques comment je vais expliquer au médecin bienveillant mais local que quand j’ouvre les yeux je vois des Teletubbies ? ». Ellen y va donc toute seule de son pas de canard  et me ramène 6 miniminisachets contenant un mélange de pilules de couleurs. Le dosage est pour 2 jours, pas un de plus, gaspillage connais pas.

Je doute.

J’avoue, je doute.

 Mais bon, au point où j’en suis….

 

 

 Petit NB : ce qui est très marrant avec les Chinois, qui ne doivent pas avoir souvent recours aux medicaments, et au moment où j’ai ingéré ma dose (junkie powa), ils m’ont tous regardée religieusement en silence…. 30 sec…. « SO ? You feel better now ? » Je n’ai JAMAIS réussi à leur faire intégrer le fait qu’un médicament, c’est pas du café instantané ni du Fast’huître ; ça met en général 2h à une journée à faire effet.Ceci dit vu les pubs caricaturales matraquées 10fois de suite chaque jour – rappelez vous,9 0% des pubs sont pour des sachets de thé ou des gélules « santé » qui permettent à papimamie de toucher leur orteils sans plier les jambes en faisant le pont  alors que la demie seconde d’avant ils étaient grabataires -  parfois même intercalées  entre la dernière scène et le générique ( !!) de la série, rien ne m’étonne plus.

 

… et là, honte à moi Ste Tomate (réincarnation de St Thomas), qui ai douté sans preuve tangible, je suis sur pied. Je vais faire don de ma médecine de riche aux canards en cage du restaurant à côté de l’usine, peut être que certains guériront de leur GALE galopante ahem.. (2euros 80 les 6 sachets miracles, je pourrais peut être me lancer dans la contrebande de médicaments).

 

 

 

Bientôt dans Voici, les photos de l’avant après (des méthodes de médecine, pas de moi voyons. Sinon vous allez régler les couleurs de votre écran en croyant qu’il est saturé de jaune….)

 

 

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